Fred Vargas au cinéma

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je voulais vous remercier, vous qui venez ou revenez visiter mon blog car j’ai fêté cette semaine mon milième visiteur! Cela m’encourage dans la tenue de ce blog que j’entretiens avec grand plaisir depuis quelques mois déjà.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un film qui vient de sortir en DVD. Il s’agit de “Pars vite et reviens tard”, dirigé par Régis Wargnier avec José Garcia et Michel Serrault, adapté du roman de Fred Vargas.

Bon, vous commencez à me connaître: donc, évidemment, j’ai lu le livre avant. Et, bien que je lui ai trouvé une ou deux longueurs, j’ai beaucoup aimé, dans l’ensemble, l’ouvrage de Fred Vargas. Elle fait partie des auteurs qui savent vous ménager un suspense aux petits oignons et ses héros sont attachants. Sans vouloir trop vous révéler l’intrigue, en voici un petit aperçu:

Sur une place de Paris, Joss Le Guern s’adonne à la criée: pour quelques euros, il lit les annonces que Monsieur Toutlemonde vient mettre dans sa boîte bleue. Or, depuis quelques temps, des textes inquiétants viennent se mêler aux banales requêtes des passants. En même temps, quelqu’un peint des quatre à l’envers sur les portes des immeubles. Ces pratiques inquiètent le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg qui y décèle une menace sourde et maléfique, liée à un fléau venu du fond des âges: la peste.

Pour parler du film, je l’ai trouvé très bien adapté. On retrouve les personnages et l’atmosphère chère à Vargas, bien qu’apparemment, il y ait eu quelques conflits d’intérêts entre l’auteure et la production lors du tournage et que l’oeuvre cinématographique ait été vertement critiquée par les puristes.

José Garcia, prodigieux, y crève l’écran, bien loin de l’image de trublion qu’on lui connaît et interprête avec brio un Adamsberg plus torturé que jamais. Le rythme du film est soutenu et ne souffre d’aucune longueur. Le scénario prend quelques libertés par rapport à l’oeuvre originale, mais la plupart du temps, c’est pour y ajouter quelques scènes d’action bienvenues.

En résumé, je vous conseille vivement et le film et le livre si vous voulez passer un bon moment de polar.

Bonne lecture et bon film.

Bec de Princesse Brunette

Guillaume Canet: Coben à l’honneur

Je vous avait parlé, dans ma toute première chronique, du livre de Harlan Coben, “Ne le dis à personne”.

Et bien je vais remettre la compresse avec le DVD, qui est sorti il y a quelques temps, de l’adaptation cinématographique brillament réussie par Guillaume Canet.

Tout d’abord, un petit rappel de l’histoire:

Alex, pédiatre peu conventionnel, ne s’est jamais remis de la mort de sa femme Margot, tuée il y a huit ans par un tueur en série. Or, au jour du huitième anniversaire de sa mort, il reçoit un e-mail la montrant vivante au milieu d’une foule. Commence alors un parcours du combattant à la recherche de la vérité qui se révèle rapidement aussi improbable que dangereuse.

Bon, déjà, j’avais adoré le livre. Et, comme chacun sait, on est toujours très critique lorsqu’on voit un film adapté d’un ouvrage qu’on a aimé. Et bien, en l’occurence, il faut admettre que Guillaume Canet a été très fidèle à l’oeuvre du maître Coben. Ce qui n’était pas évident, vu la complexité de l’intrigue.

De plus, on notera que le film est servi par un très bon casting: François Cluzet, Kristin Scott-Thomas, Marie-Josée Croze, Jean Rochefort, André Dussolier, François Berléant et Nathalie Baye, pour ne citer qu’eux.

Du coup, les 2h06 que durent le film passent d’une traite. On notera que les quelques libertés que Canet a prises avec l’histoire originale la rendent presque plus crédible. Le rythme est soutenu, le ton est incisif. Une réussite, donc. On ne peut que saluer cette adaptation brillante.

Ruez-vous sur ce DVD et… parlez-en à tout le monde!

Bon film.

Becs de Princesse Brunette

Muriel Barbéry: un hérisson qui a du piquant

Si vous cherchez une lecture légère pour la rentrée, passez votre chemin. Car “L’élégance du hérisson” de Muriel Barbéry n’est pas de celles-là. Livre érudit à l’écriture riche et complexe, il se distingue par son style fouillé et son vocabulaire de haut vol. A tel point que je l’ai trouvé parfois ennuyeux et rébarbatif.

Mais, en deux mots, voici l’histoire:

Renée Michel est concierge d’un immeuble bourgeois du 7, rue Grenelle. Fuyant le carcan de médiocrité dans lequel l’enferme sa condition de gardienne d’immeuble, elle embellit son quotidien en goûtant au plaisirs défendus de la littérature et du cinéma. Parallèlement, Paloma, qui a douze ans, est une des habitantes de la même adresse. Enfant privilégiée de par sa condition sociale, elle n’aspire qu’à une chose: le suicide pur et simple, la fin d’une vie vaine et décevante. Toutes deux nous font partager leurs considérations philosophiques sur l’existence et la condition humaine

Du coup, le livre souffre d’une espèce d’immobilisme qui engage peu à la poursuite plus avant de sa lecture. Certes drôle à plus d’un égard, il faut pourtant s’accrocher pour en appréhender au mieux certains passages.

Ayant obtenu le Prix des Libraires 2007, il offre tout de même une qualité d’écriture non négligeable. Dommage qu’on s’ennuie tout de même un peu.

Au fond, on arrive au bout en tirant la langue. Mais ne serait-ce que pour son style brillant, il en vaut la peine.

Bonne lecture.

Becs de Princesse Brunette

Pénélope Jolicoeur, la poésie du trait

Aujourd’hui, pour ma cinquantième chronique sur ce blog, je voudrais vous parler d’un autre de mes blogs chéri, celui de Pénélope Jolicoeur.

Pénélope Bagieu est illustratrice. Avec son trait si particulier et son humour incisif, elle met en scène et en couleurs sa vie, ses coups de coeur et ses coups de tête. Et ce avec beaucoup de talent. Ses dessins sont une pure merveille. Tout y est poétique et frais: ses petites bonnesfemmes aux minois malicieux et toujours habillées comme des poupées, ses commentaires drôlatiques et mordants et la justesse de son propos. Volontiers caricaturale mais jamais exagérée, Pénélope est une vrai fille comme on les aime. Elle craque pour des bottes inmettables, elle est bavarde, gourmande, têtue et volontiers bordélique, comme elle le confesse elle-même.

En plus, toute une partie de son blog est consacré à la musique (DJ Cut l’Ambiance).

Bref, un petit tour quotidien par chez elle est un bon complément à la visite du blog de Deedee. De quoi se vitaminer la vie des filles.

Bonne journée et becs de votre Brunette

Johanna Sinisalo, entre anges et démons

Voilà un livre bien surprenant et déroutant que ce “Jamais avant le coucher du soleil” de Johanna Sinisalo. Oeuvre primée de la littérature finnoise, il déconcerte volontiers au premier et même au second abord.

Mais, pour commencer, je vous parle de l’histoire: Mikael, surnomé Ange, est un brillant photographe de pub. Un soir, en rentrant chez lui, il sauve des pattes d’un groupe de jeunes voyous ce qui semble être un animal blessé. Il s’agit en fait d’un enfant troll qu’il recueille secrètement chez lui. Commence alors une relation étrange et malsaine entre le jeune homme et la bête sauvage. Jusqu’au drame.

Traitant de sujets aussi délicats que l’homosexualité, la perversité, l’amour aveugle et passionné, l’attirance malsaine, l’ambiguité des sentiments, ce roman sauvage et torturé est une belle ode au désir et à l’aliénation que peut provoquer l’exacerbation de celui-ci.

Les protagonistes ont tous un cadavre dans leur placard qui ne demande qu’à réapparaître dans une grande appotéose finale tragique. Finalement, Pessi le troll, bien que présenté comme un démon, est peut-être le personnage le plus innocent de l’histoire.

J’ai aimé ce livre mais il m’a laissé comme un mauvais goût dans la bouche, comme un sentiment de malaise. Il est fort et choquant.

Une autre curiosité du livre est l’aspect documentaire: la moitié de l’histoire se compose d’extraits de textes ou poèmes sur les trolls et les créatures étranges de la littérature scandinave. C’est assez déroutant. L’histoire pourrait s’en passer mais elle serait alors plus légère et homogène, ce que l’auteure a apparemment essayé d’éviter.

Dans tous les cas, poignant et déroutant. A lire.

Becs de Princesse Brunette

Keren Ann, la vaporeuse ensorceleuse

Voilà plusieurs années que je suis avec intérêt la carrière de la talentueuse Keren Ann. Depuis son premier album en français, “La biographie de Luka Philipsen”, sa voix légèrement ébrèchée, son talent de parolière et de compositrice m’avaient charmée.

Aujourd’hui, elle a décidé de se consacrer à l’anglais et c’est avec plaisir que j’ai découvert chez mon disquaire il y a quelques temps, son très beau dernier album, qui porte tout simplement son nom.

Dès les premières notes veloutées de “It’s all lie”, on entre dans le vif du sujet. Un album vaporeux, comme le fameux frisson post orgasmique. On reste dans la langueur, que dis-je, la bienteur de cette chanson comme on se reveille après un lendemain de fête. On enchaîne ensuite sur le magnifique et entêtant “Lay your head down”, premier single de l’album qui en est sans conteste un des meilleurs morceaux. J’ai aussi une tendresse toute particulière pour le très beau “It ain’t no crime”, révolté et sulfureux.

L’album ne compte que neuf morceaux mais va à l’essentiel. Le morceau de clôture, Caspia, électro et mélodique achève de tisser le cocon que le reste de l’album nous a préparé. En définitive, cet opus sonne comme celui de la confirmation pour une grande artiste.

Bonne écoute.

Bec de Princesse Brunette

Le Cluedo gastronomique de Kalpana Swaminathan

Au départ, je vous le promets, j’étais bien disposée avec ce livre. Je suis tombée dessus par hasard chez Payot et c’était un coup de coeur du libraire. Bon. Je lis le quatrième de couverture: prometteur. Je ne vous le cache pas, je me réjouissais vraiment de le lire. Et bien j’ai eu tort.

Avant de vous expliquer pourquoi je n’ai pas aimé “Saveurs assassines” de Kalpana Swaminathan, je vais vous parler un peu de l’histoire.

Ce livre est le premier d’une série de cinq romans policiers ayant pour personnage central la narratrice et sa tante, Miss Lalli. Cette dernière, retraitée de la section homicides de la police de Bombay, est réputée pour résoudre les enquêtes qui semblent n’avoir aucune explication. Les deux femmes sont invitées par une amie à elles dans une riche demeure au bord de la mer pour un week-end gastronomique. Il n’y aura que du beau linge autour d’un cuisinier énigmatique. Pourtant, l’ambiance est gâchée quand un meurtre est commi dans ce huis-clos où chacun dénigre son voisin.

Bon, je vous l’ai dit, je n’ai pas aimé ce livre. cependant, l’auteure, chirurgienne à Bombay et romancière appréciée en Inde, ne manque pas d’inventivité. Et pourtant… J’ai détesté la façon dont il est écrit. De nombreux passages sont peu clairs et il faut s’y reprendre à deux fois pour y trouver du sens. Les personnages sont jeté pêle-mêle dans l’histoire de façon un peu confuse et souvent, ils sont assez caricaturaux. De plus, souvent, on se demande où l’auteure veut en venir.

J’aime beaucoup la littérature indienne, en partie pour son humour particulier et le dépaysement total qu’elle offre, mais là, je n’ai pas du tout accroché. Mais, rétrospectivement, je pense que c’est essentiellement dû au style de l’auteure.

En définitive, je ne vous conseillerai pas ce roman car je m’y suis un peu perdue. Cependant, il me laisse un léger goût de défaite car j’aurais adorer l’apprécier. A vous de voir.

Bonne lecture et becs de Princesse Brunette

Les grosses bêbêtes de Katherine Pancol

Quel est le point commun entre le XIIième siècle, la reine d’Angleterre et les crocodiles, me demanderez-vous? Vous, vous n’avez pas lu le dernier Katherine Pancol, intitulé “Les yeux jaunes de crocodiles”. Et bien sachez que vous avez tort. Je vous fait un bref topo:

Paris. Joséphine est une mère aimante, une épouse parfaite, et pourtant son mari la quitte pour une autre. Hortense, sa fille adolescente, ne connaît rien à l’amour et abuse de celui des autres pour prendre le pouvoir. Shirley, la voisine, cache un lourd secret qui peut mettre son entourage en danger. Gary, son fils, n’aime que la poésie et…. Hortense. Iris, la sublime et oisive soeur de Joséphine, s’ennuie à mourir dans sa vie de femme parvenue et ne sait plus comment communiquer avec son mari, Philippe, un brillant avocat qu’elle soupsonne de la tromper avec… un homme. Marcel, leur beau-père, couche avec sa secrétaire et rêve d’un enfant… à 66 ans. Tous ces personnages se croisent et s’entrecroisent dans ce roman à la fois tendre et dur, à la fois doux et amer. Tous courent après un bonheur qui semble se dérober sous leurs pas. En définitive, ça pourrait être l’histoire de chacun d’entre nous.

Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré ce roman. Je ne l’ai plus lâché depuis le moment où je l’ai commencé jusqu’au dénouement final qui m’a remplie d’une joie salvatrice. Et bien qu’il ait 660 pages, il n’y a aucune longueur.

J’avais déjà entendu ou lu de bonnes critiques du livre qui le décrivaient comme “une bonne lecture pour l’été”. Et bien j’ai trouvé ça assez réducteur, au final, car ce n’est certes pas un roman de chaise longue.  Il est profond, érudit et bien écrit. Il m’a fait pensé au magnifique “Ensemble c’est tout” de Anna Gavalda, car il s’inscrit dans la même justesse du ton, la même émotion.

Plein de rebondissements, il nous prend et nous surprend au fil des pages. Finalement, quand on le repose, après l’avoir fini, on le regarde avec la tendresse que l’on réserve à un ami intime.

Une pure merveille.

Bonne lecture. Bec de Princesse Brunette

Deedee: Paris, autrement

Aujourd’hui mes petits canards, je vais vous parler d’un autre de mes blogs favoris. Attention, ce n’est pas un blog comme les autres. Non. C’est celui de Deedee et je le visite assidument (presque) tous les jours.

Deedee est Parisienne. A travers son blog, elle nous fait partager un peu de sa vie trépidente dans la capitale de la mode, de l’amûûûûûr et des lieux branchés.

Si Deedee était un roman, elle serait un livre de chick lit. Si elle était une chanson, elle serait “Léa” de Louise Attaque. Si elle était un plat, elle serait une de ces fantastiques omelettes que l’on mange dans les brasseries de Saint-Germain-des-Prés, mélange audacieux d’aliments succulents. Si elle était une boisson, elle serait un Perrier, fraîche et pétillante.

Deedee est multiple. Elle est prolifique. Elle se renouvelle sans arrêt. Dotée d’un humour incisif et d’un regard acéré, elle ne loupe pas une occasion de nous faire rire sur nous ou les autres. Si vous aimez la presse féminine, ne dépensez plus pour “Marie-Claire” ou “Vogue”. Car Deedee fait tout: la mode, la culture, les lieux qui comptent dans la capitale, le lifestyle, la déco, la lecture, le cinéma, bref, tout.

De plus, l’apparence du blog est agréable. Joliment illustré de photos drôles, étonnantes, rares, on notera également que les chroniques ne sont jamais ni ennuyeuses, ni superficielles. Bref, voilà de quoi commencer sa journée en beauté. Attention toutefois à ne pas laisser tomber des miettes de croissant dans votre clavier!

Bec à tous et bonne journée.

Votre Princesse Brunette

Ratatouille: l’apanage des grands chefs

Aujourd’hui, je suis allée voir “Ratatouille”, le dernier film d’animation des prolifiques studios Pixar, et je ne vous ménagerai pas le suspense: c’est un chef-d’oeuvre!

Mais, tout d’abord, je vous raconte un peu de quoi il s’agit: un jeune commis de cusine d’un grand restaurant parisien fait, bien malgré lui, la connaissance d’un rat qui rêve d’être un grand chef. Si le premier ne sait pas cuire un oeuf, le second est un génie en cuisine. Ce duo improbable s’allie donc avec un objectif: devenir le plus grand cuisinier de Paris.

Fort d’un scénario qui ne tombe jamais dans la facilité, ce film est une merveille. D’une part parce qu’il est d’une poésie folle. La façon dont nous sont présentées les senteurs, les saveurs de cette cuisine donne l’eau à la bouche. De plus, les personnages ne manquent pas de caractère et de piment. Chacun a un questionnement intérieur qu’il doit résoudre et plus d’un nous surprennent dans leur cheminement. Rémy, le rat, est partagé entre sa condition de rat et son rêve de devenir cuisinier. Linguni, le commis, veut faire de grandes choses mais est d’une maladresse pathologique. Les autres personnages foisonnent et apportent tous une saveur particulière à l’histoire. On savoure ce film comme un conte de fée, tant il est magique et porteur de messages cachés.

En ce qui concerne les graphismes, c’est également un festival de lyrisme. Les personnages sont hauts en couleurs, les vues de Paris plus belles que dans la réalité. Les couleurs sont chaudes, les dessins soignés.

De plus, je n’ai pas vu le temps passer et, au final, j’étais si émue que j’en avais les larmes aux yeux.

Bref, n’hésitez pas à aller voir ce film, car non, ce n’est pas un film d’animation en plus, c’est LE film d’animation de l’année. Un conseil cependant: n’y aller pas le ventre creux car sinon la tentation serait trop forte de vous ruer sur le popcorn à l’entracte tant les mets proposés en cuisine sont appétissants.

Bon film.

Bec de Princesse Brunette