Est-ce que Helmut Fritz vous énerve?

Salut à vous mes petites crevettes!
Aujourd’hui votre Brunette aimerait vous parler d’un CD qu’elle a acheté ce week-end et qui l’enthousiasme au plus haut point: il s’agit du très drôle “En observation” d’Helmut Fritz.
Que dire pour commencer? Helmut Fritz, troublion à l’accent teuton et nouveau venu dans le paysage musical francophone, nous livre ici une parfaite satyre sociale ayant pour credo le “Observer, c’est perturber” emprunté à Hubert Reeves.
Sur fond de musique électronique qu’aucun club parisien ne désavouerait, Helmut Fritz s’attaque au style de vie et aux petites manies de ses congénères. Et tout le monde y passe:
Dans le titre-phare de l’album, le tube que vous avez certainement entendu au moins une fois et que vous avez fredonné ensuite, intitulé “ça m’énerve”, le zozo s’attaque à “toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss, le rouge à lèvre, c’est fini maintenant c’est le gloss”et à “tous ceux qui font la queue chez Ladurée, tout ça pour des macarons…..”.
L’album compte treize titres tous plus drôles les uns que les autres, qu’il s’agisse du mythique “ça gère” (“T’as mis sur Facebook que t’es plus célibataire, t’as l’iphone 3G branché sur le mac book air….”, du déjà vécu “Tu l’as pas créé, tu le vends” où le Monsieur s’attaque aux vendeurs et vendeuses qui font de votre virée shopping un cauchemar, ou du très vrai “7h45” qui vous reprojettera immédiatement dans votre dernière expérience (malheureuse) avec la Poste. Pour finir, Miss France n’est elle non plus pas épargnée dans un titre éponyme.
Globalement, l’album est frais, jouissif et hilarant. Helmut Fritz n’a certes pas la prétention de bouleverser le monde de la musique mais il a la bonne idée d’apporter une petite touche personnelle fort agréable et innovante.
Et après l’avoir écouté en boucle toute une semaine, vous ferez de cet album ce que vous voudrez. Le donner à votre meilleure amie pour qu’elle en profite aussi où le jeter à la poubelle. De toute façon, vous l’avez acheté à prix vert à la Fnac.
Dans tout les cas, il y a fort à parier que vous allez encore entendre parler d’Helmut Fritz…
Becs et bonne écoute.
Princesse Brunette

Pourquoi au cinéma c’est mal imité et autres réflexions profondes sur le septième art…..

Coucouc à vous mes p’tits canards laqués!
J’étais, l’autre jour, au cinéma avec l’Homme (car oui, figurez-vous qu’il m’arrive, entre autre, de fréquenter les salles obscures à raison de presque une fois par semaine, mais ça, vous vous en fichez et vous avez raison car ça n’a pas de réelle valeur narrative pour le sujet qui nous occupe!). Et donc, nous étions allés voir “Anges et Démons” avec le platissime Tom Hanks. C’est alors que le film venait à peine de commencer (il s’agissait de la séquence qui se passe au CERN), voilà-ti pas que l’Homme me glisse sur un ton agacé: “C’est nul ce bout sur le CERN. C’est mal imité! Ils peuvent pas faire ça comme ça!”.
Oui, car l’Homme est physicien. Bon.
Petit retour en arrière: Nous étions, il y a environs deux semaines en arrière, en pleine projection de “Millenium”. C’est au cours d’une séquence où l’on voit Lizbeth hacker l’ordinateur de Mickael Blomkvist que l’Homme intervient: “C’est mal imité! C’est pas comme ça qu’on fait pour pirater un ordinateur!”
Oui, car l’Homme est aussi un dieu de l’informatique….
Et là, je me suis fait la réflexion suivante:
Est-ce que moi, qui suis infirmière, je fais un commentaire sur la qualité du massage cardiaque prodigué au cardinal Baggia, par exemple?
Non. Parce que je SAIS. Je sais qu’au cinéma, c’est mal imité. C’est comme ça depuis la nuit des temps, depuis l’époque où les gens venaient voir des films pourris en noir et blanc dans les salles obscures avec des crimes qui faisaient pas peur et du sang qui gicle partout. Depuis qu’ils ont montré King Kong qui escalade l’Empire State. Depuis que j’ai vu le making-of de “Titanic” où ils balançaient des seaux d’eau sur une maquette de bateau…. (Oh! Désillusion!!!)
Mais, finalement, c’est assez chic que le cinéma soit mal imité. Parce que je voudrais pas vivre dans le monde de “Saw”. Parce que Ethan Hawke n’est pas réellement amoureux de Julie Delpy, contrairement à ce que proclame mon film-culte “Before Sunrise”. Parce qu’on va pas (pour l’instant du moins), finir en poussières cosmique comme dans “Terminator”.
Alors, le cinéma, c’est mal imité mais c’est tant mieux! Oui, Monsieur! Oui, Madame!
Là, s’arrêteront pour aujourd’hui du moins, mes réflexions profondes sur le septième art…. Je vous retrouve bientôt. En attendant, et si on se faisait une toile? Y a Star Trek qui a l’air pas mal….
A tout bientôt mes p’tits chats!
Becs de Princesse Brunette

Jason Mraz… et si sa voix pouvait vous tuer?

Coucouc à vous mes p’tits poulets!
Ben oui….. Comme tout arrive, après quasiment un an de silence radio, votre Brunette reprend son blog laissé en jachère…. Mais ne m’en voulez pas: j’ai, avec l’écriture, un lien ténu qui peut, parfois, se montrer d’une fragilité aussi déconcertante que totalement absurde!
Enfin, tout ça pour dire merci à tous ceux, qui, durant cette pause prolongée, ont posté des commentaires où mon fait part de leur désir de me lire à nouveau!
Pour la réouverture du blog et en cette période estivale, l’actualité musicale, littéraire et cinématographique est, ma foi, plus que foisonnante. J’ai donc dû trier un peu dans les sujets possibles à vous présenter aujourd’hui. Finalement, mon choix s’est porté sur un CD que j’écoute en boucle depuis quelques temps déjà. ça va vous paraître peut-être un peu réchauffé mais il me tenait vraiment à coeur de poster un petit billet sur cet artiste grandiose qu’est Jason Mraz.
Car c’est de lui dont il va s’agir aujourd’hui: Mister Mraz, l’Homme au Chapeau, nous a offert, avec ce “We sing, we dance, we steal things”, un opus de toute beauté.
Ses ballades douces-amères, sa voix au timbre qui vous donne des frissons, ses textes accrocheurs, tout est là pour faire de cet album une réelle réussite. Et moi qui trouvais ces derniers temps que les bons disques se faisaient rares, j’ai réellement eu un coup de coeur monumental pour celui-ci.
Petit tour d’horizon de la galette: on entre tout de suite dans le vif du sujet avec le sautillant “Make it mine” qu’on écoute volontiers le matin au saut du lit entre la douche et le café. Vient ensuite le tube interplanétaire “I’m yours” dont le rythme chaloupé et le chant clair vous fera traverser la rue sur un nuage. On adoooooooooore aussi le sublime “If it kills me” qui vous atteindra comme une flèche en plein coeur…..
Le reste de la galette s’écoute le sourire au coin des lèvres et des papillons dans le ventre.
Du pur bonheur. Et pour les petits chanceux, ils existe une version collector double CD avec un opus totalement acoustique qui, loin d’être une redite est une redécouverte de l’oeuvre.
Un pur bijoux!
Becs à vous et bonne écoute!
Princesse Brunette