L’astre de mes nuits viennoises

Coucouc à vous mes p’tits chihuahuas!
ça y est: Vienne a revêtu ses plus beaux atours de Noël et le Ersten Bezirk, le Premier Arrondissement, luit de toutes ses couleurs chatoyantes et de ses flambeaux étincelants. Les soirées et les nuits vibrent d’une frénésie festive et la neige n’est pas en reste. Croyez-moi, l’ambiance est magique!
Votre Brunette et l’Homme sont à présent presque installés dans leur appartement et le reste des meubles devrait arriver de Suisse tout bientôt. Cette semaine a donc été marquée essentiellement par un road trip chez IKEA hier soir et par l’achat d’un lave-linge prévu pour ce week-end. Et puis il y a les derniers cadeaux de Noël à faire, le nouveau coiffeur demain (me reconnaîtrez-vous quand vous me reverrez???), l’état de lieux de l’appartement et j’en passe. Bref, tout un joyeux bazar qui rend cette fin d’année riche et animée.
Il fait très froid dans les rues et les transports publiques sont des havres de chaleur éphémère. Les cafés semblent inviter à s’y réfugier et de petites cabanes en bois vendant ces fameux Weinachtspunsch dont je vous ai parlé semblent pousser un peu partout dans les rues. Mais, malgré le climat peu propice à la ballade, le Viennois sort et s’attarde le long des rues, que ce soit dans les grandes artères comme la Mariahilferstrasse où la célèbre Stefansplatz mais aussi dans les différents quartiers qui vivent à chaque heure du jour et de la nuit.
Quoi de plus stimulant donc pour que votre Brunette retrouve sa plume et se replonge dans l’écriture de son roman laissé trop longtemps en jachère.
Car maintenant, je vous l’annonce, il faudra compter avec moi car je suis de retour. Et l’Homme, l’astre de mes nuits viennoises, sera une de mes sources d’inspiration pour faire vivre mes héros, Julien, Ariel et Mickey.
A tout bientôt donc!
Gros becs de votre Brunette

La souris du métro

Coucouc à vous mes p’tits cornichons!
Pour moi qui viens d’une ville où, jusqu’à il y a encore un an, il n’existait pas, prendre le métro a longtemps été un événement. D’abord parce que cela signifiait être en vacances à Paris, Londres, Barcelone ou encore New York. Au début, je n’aimait pas trop ça, quand même, l’idée d’être sous terre. Et puis, le métro, de par son association à mes lieux de villégiature, est devenu un catalyseur pour mes rêveries d’ailleurs. J’aime son bruit si particulier, le vent violent lorsqu’il s’engouffre dans la station, la voix impersonnelle qui annonce la fermeture des portes et le départ, les stations, toutes différentes que les usagers ne voient même plus à force de les emprunter.
Pour moi, le métro est toujours une source d’étonnement. Et, maintenant que je vis à Vienne, je l’utilise plusieurs fois par jour. Cependant, à chaque fois, c’est un moment plaisant, reposant, surprenant.
J’ai l’impression d’être une souris dans un très gros fromage plein de trou (déformation suisse, probablement).
Lorsque le train s’enfonce dans l’obscurité des galeries à tombeau ouvert, je regarde par la vitre et j’essaie de deviner les couloirs qui forment ce dédale sous la ville. Cet univers que l’on frôle sans pouvoir le toucher, ces rails qui n’en finnissent pas de courir et de se croiser en de très nombreux aiguillages. J’y ressent toujours une impression d’abandon, une vague de calme, un sentiment de repos.
Je sais que la plupart des habitants des grandes villes détestent leur métro. Parmi leurs griefs principaux, le fait qu’il soit bondé aux heures de pointes et qu’on y croise toutes sortes de gens bizarres. En ce qui me concerne, je dois avouer que le métro viennois n’avoisine pas vraiment celui de Tokyo en terme de fréquentation. Il est rarement plein à craquer et on peut souvent s’y asseoir. Quant à sa population, elle fait la spécificité des grandes villes et je m’en étone souvent.
Bref, vous l’aurez compris, j’adore le métro. Et tant pis pour ceux qui me trouvent un peu trop provinciale car il restera un de mes premiers coups de coeur viennois. Sans doute une valeur sûre…
Becs de votre Brunette et soyez sage!

Mon marché de Noël à Vienne

Coucouc à vous mes poussins, mes lapins, mes vilains!
Ayant toujours connu Vienne l’été, j’arrive à un moment décisif de mon intégration dans la ville sainte des Wienerschnitzel: l’hiver. Ou plutôt: l’Hiver.
Car, oui, Monsieur, oui, Madame, l’hiver à Vienne, c’est pas rien.
Déjà, il fait nuit à 16h30 et même souvent plus tôt. Ensuite, il fait froid. Pas comme en Sibérie, non! Mais pas loin. Et puis, souvent, il pleut. Ou il neige. Ou il pleut-neige….
Mais, vilaines langues que vous êtes, je vous entends déjà dire que je vais souffrir cet hiver à Vienne. Et bien, c’est que vous ignorez les lois fondamentales de votre Princesse Brunette qui font que:
1. J’adore qu’il fasse nuit en hiver. Eh oui! Toute cette ambiance spéciale, les gens dans les rues le soir, des lumières partout, les magasins sous leurs plus beaux atours, la chaussée mouillée, les senteurs de l’hiver, la cannelle, le clou de girofle et les épices diverses qui sont propres à cette période de l’année.
2. J’aime la neige. J’aime sa façon de rendre la nuit plus claire, les trottoirs boueux, les gens qui glissent.
Donc oui, j’aime l’hiver. L’hiver, avec l’été, est la deuxième seule saison qui mérite d’exister. Le printemps, de toute façon, ça n’existe plus et l’automne il fait tout le temps moche. Mais l’hiver….. Ah…. L’hiver!
Et aujourd’hui 1er décembre a été un jour un peu spécial pour moi, emprunt de magie.
D’une part parce que je suis à Vienne et que demain c’est le nanni de l’Homme, mais également parce que je suis allée au marché de Noël à la Rathaus.
Comme je suis une grande afficionada de ce grand bazar qu’on appelle Noël, j’ai toujours rêvé d’arpenter fébrilement les allées des marchés dédiés à cette fête en Europe, à l’affut de la bonne combine ou du cadeau ultime. La fréquentation des marchés de Noëls de Lausanne et Montreux qui sont proches de chez moi m’a plutôt confortée dans l’idée qu’on y trouves que des trucs kitsch.
Le marché de Noël à la Rathaus de Vienne n’échappe pas à ce constat, rassurez-vous. Mais, oh! merveille, on y boit de succulents Weinachtspusch, ou punch de Noël, qui fument dans des tasses qu’on vous louent moyennant un dépôt. Et là, lorsque le liquide chaud et ambré vous brûle la langue et vous réchauffe les mains, là, au millieu de tous ces objets kitsch et de ces petites lumières, là…. vous adorez l’hiver.
Donc oui! J’adore l’hiver à Vienne. Et j’adore Noël aussi! Alors attention les vélos, ça va chauffer cet hiver!
Gros becs à vous mes petites saucisses de l’espace et habillez-vous chaudement!
Votre Princesse Brunette
PS: les photos ont été prises avec mon iPhone, d’où leur qualité discutable…