Les milles plumes splendides de Khaled Hosseini

Coucouc à vous mes p’tites fleurs de pavot!
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre dont la lecture m’a laissée sans voix, avec un sâle goût dans la bouche et comme un frisson sur l’échine.
J’avais déjà beaucoup aimé « Les cerfs-volants de Kaboul » de Khaled Hosseini, que ce soit le livre ou son adaptation cinématographique. Et bien j’ai adoré, que dis-je, j’ai succombé à la beauté de ses « Mille soleils splendides », que j’ai dévoré du début à la fin.
L’histoire est celle de deux femmes que tout semble séparer. Mariam d’abord: l’enfant illégitime qu’on cache et que l’on vend, pour s’en débarrasser à un homme de vingt ans son aîné alors qu’elle n’a que quatorze ans. Laila ensuite: érudite, issue d’une famille progressiste de Kaboul et dont le destin va se retrouver soufflé par un tir de roquette. Mariam et Laila qui n’avaient rien en commun avant de se retrouver mariées contre leur gré à Rachid, un homme brutal qui les viole et les violente régulièrement. Mais c’est également l’histoire de Kaboul, cette capitale afghane sacrifiée qui plie sous les tirs de mortier comme Mariam et Laila plient sous les coups de Rachid. Mariam, Laila et Kaboul enfin qui lutteront jusqu’à leur dernier souffle pour ne pas se faire écraser…
Ce livre est une splendeur, à l’image de la plume de son auteur. Il est beau et triste à la fois. Dur, terrible mais plein des espérances de ces femmes afghanes qui gardent la tête haute jusqu’à la fin.
Je n’avais rien lu d’aussi beau depuis longtemps. Je vous le conseille vivement car il est d’une actualité poignante. Préparez-vous à être scotchés.
Je vous souhaite une excellente lecture.
Gros becs de votre Princesse Brunette

PS: Et un rôbec à Monique, ma belle-maman, qui me l’a offert avec une petite dédicace! C’était trop trop chic!

La photo viennoise de la semaine

Coucouc à vous mes p’tits champignons atomiques!

Dès aujourd’hui, je partagerai avec vous une fois par semaine environs une photo prise à Vienne que j’aime bien.
Celle-ci a été faite avec mon iPhone dans les escaliers de l’Université. J’espère qu’elle vous plaira!
Gros becs
Votre Princesse Brunette

Un tramway nommé périr…

Je vous avais parlé précédemment du métro de Vienne, le U-Bahn, que, vous l’aurez compris, j’affectionne particulièrement. Or, si, dans la ville de Sissi le métro est une vraie merveille, il n’en va pas de même du tramway, le Strassenbahn.
Bon, à sa décharge, on pourrait avancer que le tram viennois va partout. Où que vous soyez en ville, il y a un tram qui passe par là. Et puis qu’il y en a souvent. Le temps d’attente maximum pour un tram est souvent d’une dizaine de minutes. Oui. Bon. Mais vous ne pouvez plus l’ignorer: le tram est est au transports publiques viennois ce que le côté obscur est à la Force.
Tout d’abord parce qu’il fait tous les arrêts pipi. Entre les feux rouges et les nombreux arrêts qui jalonnent votre itinéraire, vous avancez au pas.
Ensuite parce que l’hiver (hé oui! c’est d’actualité!) il y fait un froid de canard car les rames sont à peines chauffées et que les portes s’ouvrent tout le temps. C’est ainsi que le Viennois averti (comme l’Homme, par exemple), sait repérer au premier coup d’oeil les sièges sous lesquels se trouvent les vétustes chauffages de la rame et s’y rue à peine les portes s’ouvrent-elles, tel Winnie l’Ourson sur un pot de miel.
En résumé, je prends, pour aller à mes cours intensifs d’allemand, tous les jours le tram 38 en direction de Grinzing et j’en ai assez, oui Madame, oui Monsieur, de me geler les miches pendant trente minutes.
Mais, oh bonheur!, en rentrant le soir, je finis par rejoindre mon cher métro tout chaud à Schottentor pour les deux stations qui me séparent de la maison. Alors? Elle est pas belle, la vie?

I Phil good!

Coucouc à vous mes p’tits poussins extralucides!
Comme je l’ai promis à mes proches, je vais, au travers de ce blog, vous parler de lieux que j’affectionne à Vienne, que je découvre petit à petit. D’endroit surprenants, peu communs, hétéroclites ou simplement différents de ceux que l’on côtoie tous les jours.
Aujourd’hui, et ça va faire plaisir à mon frère, on va parler d’un lieu un peu bobo. Oui, parce qu’il faut savoir qu’avec mon frère on fait un concours de celui qui est le moins bobo que l’autre et qu’on adore se traiter, comme s’il s’agissait d’une insulte, de bobo alors qu’on sait très bien qu’on l’est autant l’un que l’autre!
Donc nous y sommes: le Café Phil, situé à la Gumpendorferstrasse 10-12 dans le sixième arrondissement.
Le Café Phil est un lieu où l’on peut boire et se restaurer mais aussi lire un des livres disposés sur les grandes étagères et les tourniquets qui s’étalent le long des murs blancs à la décoration minimaliste. Et ceci tout en écoutant de la musique que passe un dj ou une djette, selon les jours. A tendance plutôt alternative, celle-ci se laisse découvrir avec plaisir et plus si affinités. En effet, il est possible d’acheter les CD de chaque artiste dont les compositions sont jouées, la tendance générale étant à la découverte. Branché mais à l’ambiance détendue, la Café Phil affiche une carte tout aussi intéressante que son ambiance. Il faut savoir tout d’abord que, à Vienne, les petits-déjeuners sont une institution et que chaque café qui se respecte offre la possibilité de bruncher jusque tard dans l’après-midi (certains jusqu’à 18H00). Et bien au Café Phil, les petit-déjeuners sont succulents et originaux. Mon préféré est le Philgood, composé de tomates séchées et artichauts, d’humous, de toasts et de pain aux graines avec un muesli au yoghourt agrémenté de fruits frais et de miel. Et avec, vous pouvez tenter leur délicieux Mango lhassi parsemé d’amandes grillées. Et si vous hésitez toujours, un coup d’oeil à leur carte devrait vous convaincre.
Et enfin, pour terminer, vous pouvez toujours aller jeter un oeil sur leur site. C’est ici.
Voilà! Un gros bec à vous mes p’tits poulets!
Et je vous souhaite un très bon Früstück si vous passez par là!
Votre Princesse Brunette

Elémentaire mon Sher…lock Holmes!

Coucouc à vous mes p’tits lapins!
Aujourd’hui, on va parler cinéma! Et donc, si vous voulez une alternative à l’incontournable mais néanmoins excellent « Avatar », vous pouvez aller voir le « Sherlock Holmes » de Guy Richie.
Je vous avouerais honnêtement (même si j’ai un peu honte) que, jusqu’alors, je ne connaissais Mister Richie que parce qu’il était Monsieur Madonna. Et bien, désormais, je le connais en temps que cinéaste. Et j’en suis ravie! Car ce « Sherlock Holmes » est tout bonnement époustouflant! Mais avant de vous donner mon avis, je vous briefe sur le scénar’!
L’histoire commence en pleine action alors que Holmes et Watson se lancent à la poursuite de Lord Blackwood, un sombre mage noir qu’ils arrêtent et font condamner à mort. Mais, lorsque celui-ci revient d’outre tombe et commet d’autres crimes, les deux comparses sont forcés de se lancer à nouveau sur sa trace. C’est ainsi qu’ils vont se retrouver sur le chemin de leurs célèbres ennemis Irène Adler et le Professeur Moriarty.
Je ne vous en dirai pas plus sur le déroulement du film. Sachez toutefois que l’action y est omniprésente, l’intrigue fichtrement bien ficelée, le jeu des acteurs de grande qualité (Jude Law en Watson y est prodigieux), et que Londres y campe un personnage à part entière. De plus, le film est drôle et les images sont très belles.
Vous l’aurez donc compris, je ne saurais que vous conseiller vivement de vous rendre dans votre cinéma le plus proche afin de voir ce « Sherlock Holmes ». Gageons que vous ne serez pas déçus!
Gros becs mes petites saucisses!
Votre Princesse Brunette

Miroir, mon beau miroir…..

Coucouc à vous mes p’tits lapins!
Au troisième jour de ma vie viennoise, figurez-vous que la schcoumoune s’est abattue sur moi. Et ça, de façon totalement inattendue et stupide. Jugez donc par vous-même:
Ce matin, alors que l’Homme et moi émergions gentiment d’une nuit qui, pour ma part, fût remplie de cauchemars inquiétants et incohérents, voilà ti pas qu’on sonne à notre porte d’immeuble.
Surprise de prime abord, je ne tarde pas à connecter quelques neurones et à réaliser qu’il s’agit probablement de la livraison de ma valise que j’ai faite envoyer par rail pour éviter d’avoir à la trimballer pendant mon voyage.
Toute heureuse, je clame au monsieur dans l’interphone: « Montez » avant de raccrocher prestemment. C’est alors que l’Homme me fait stoïquement remarquer que, dans ma précipitation, je n’ai pas mentionné l’étage. Ah oui. Bon.
Dix minutes plus tard, après avoir fait tous les étages en partant du haut (dommage, on habite au second), le petit monsieur me remet ma chère valise que je roule hâtivement dans ma chambre avant de l’ouvrir énergiquement. Et c’est là que le drame arrive: mon miroir, qui était tout dessus, tombe à terre et se casse.
« Argh! Sept ans de malheeeeeeeeeeeur! », clamé-je catastrophée pendant que l’Homme tente calmement de réparer les dégâts.
Et bien vous le croirez ou pas, depuis ce moment-là, tout est parti en cacahuète.
Tout d’abord, je devais aller m’inscrire à un cours d’allemand intensif à l’université de Vienne. Et bien lorsque j’arrive devant la porte du bureau d’inscription,la foule est aussi dense qu’à un concert de Madonna. Impossible d’apercevoir l’entrée. Il faut quand même avouer que les prix de leurs cours dépassent toute concurrence mais bon, je ne me serais jamais attendue à un tel engouement.
Dépitée, je décide de revenir plus tard. Je vais donc faire quelques courses. Au Spar, la superette de notre quartier, je remplis deux sacs de diverses emplettes avant de sortir en direction de la maison. C’est là que mon sac en papier rend l’âme dans un craquement sinistre et que tout son contenu se répend sur le trottoir dans l’indifférence générale. Je ramasse mes petites affaires tant bien que mal et rejoins clopin-clopan mon immeuble. Arrivée dans laporte, je m’arrête devant la boîte aux lettres et entr’ouvre le battant. Une lettre! Chic! Je sors mes clés de mon sac et tente de l’introduire dans la serrure mais aucune ne s’adapte. Finalement, après moult essais, je tente une autre approche: je passe ma main dans l’ouverture pour essayer d’attraper cette maudite lettre. Comme j’ai les doigts trop courts, je m’arme de ma clé d’appartement pour essayer de gagner quelques centimètres. Mauvaise idée. Je lâche la clé par inadvertance dans la boîte. Me voici enfermée hors de mon appartement….
Un braquage de boîte aux lettres plus loin et toujours pas de lettre en ma possession, je récupère ma clé d’appartement. Je monte jusque chez moi et pose mes sacs de courses à terre. c’est après les avoir vidés que je constate avec un certain abattement que la bouteille d’adoucissant pour le linge s’est renversée dans mon sac en tissus. D’autre part, comme j’ai posé ledit sac par terre sur le parquet, il s’en est répendu par terre, j’ai marché dedans sans m’en apercevoir et en ai mis dans tout l’appartement.
Au bord de la crise de nerfs, je nettoie le plancher, ce qui m’a pris un certain temps. Ceci fait, j’ai encore cassé une babiole, histoire de ne pas m’arrêter en si bon chemin.
Finalement, maudissant ce fichu miroir, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre et de faire face. Il était midi. J’ai mangé et suis repartie pour de nouvelles aventures. L’après-midi fut couronné de succès et j’ai pu m’inscrire à mon cours. A la bonheur!
Gros becs à vous mes p’tits lapins! Et n’oubliez pas: seuls vous pouvez décider de votre destin! Alors ne vous laissez pas abattre!
Gros gros becs viennois
Votre Brunette