Les photos viennoises de la semaine

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous quelques clichés pris dans le Cinquième District. Il n’ont rien a voir entre eux, mis à part le fait d’avoir attiré mon regard cet après-midi lorsque je rentrais du travail. Je suis descendue du tram pour les photographier.

D’abord ce bâtiment qui, s’il plébiscite les cosmétiques, pourrait bien s’offrir un petit ravalement de façade….

Ensuite cette drôle d’alignée d’objets phalliques situés au bord d’un trottoir et dont on se demande à quoi elle peut bien servir. Après les obélisques de Dan Brown à Rome, les bites d’amarrage à Vienne. Sans bateaux.

Et, pour terminer, ce tram que j’ai trouvé très beau. Il est ici à l’arrêt devant la TU, l’Université Technique.

Voilà! C’est tout pour aujourd’hui! Rôbecs!

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Lorsque je l’ai vu, avec son titre prometteur et sa couverture emprunte de romantisme, j’ai tout de suite voulu ce livre. Considéré par Anna Gavalda comme “Absolument délicieux”, il ne n’en a que plus encore attisé ma curiosité.
Et ce roman a tenu, à mon humble avis, toutes ses promesses.
Créé à quatre mains par Mary Ann Shaffer et sa nièce Annie Barrows, l’histoire de son écriture est en elle-même déjà peu banale. En effet, Mary Ann Shaffer, ancienne bibliothécaire et libraire née en 1934 est décédée en février 2008, peu de temps après avoir appris que son roman allait être publié.
Mais quelle belle oeuvre elle nous laisse-là!
L’histoire débute en 1946. Alors que l’Europe se relève péniblement de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune écrivaine londonienne, Juliet, cherche de l’inspiration pour son nouveau roman. C’est alors qu’elle reçoit la lettre d’un certain Dawsey Adams, natif et habitant de l’île de Guernesey. A travers lui, elle découvre une autre face de la guerre et une communauté qui tente de survivre à l’oppression de l’Occupant: Le Cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates. Juliet ne va pas tarder à s’éprendre de ces gens et de leur île et va décider de se rendre elle-même à Guernesey.
Ce roman est poétique, romantique, beau et dur à la fois. On y (re)découvre les horreurs de la guerre mais il nous donne aussi une magnifique leçon d’espoir et d’humilité. Et si les hommes n’étaient pas tous lâches et égoïstes?
Le personnage d’Elisabeth, fantôme qui traverse et porte le roman, semble nous pousser à croire le contraire et nous montre, qu’une fois de plus, si la guerre a eu ses ordures, elle a également compté ses héros.
En ce qui me concerne, je ne suis pas très portée sur cette période de l’Histoire et ce roman m’a étonnée, touchée, amusée et éberluée aussi parfois. J’ai découvert, à travers les lettres qui le constituent, un aspect de la guerre que je ne connaissait pas.
A mettre entre toutes les mains. En plus, il est magnifiquement écrit, avec cette désuétude propre à l’époque dans lequel il se déroule.

Le ballet blanc

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis infirmière. Et, depuis que je travaille en Autriche, j’ai découvert un phénomène surprenant: je travaille avec des nonnes.
Agnostique pure et dure même si pas mécréante et venant d’un pays à majorité protestante où il n’y a que très peu de tradition religieuse ouvertement affichée, la chose m’a parut, ma foi, fort étrange.
Et pourtant, elles sont là, dans mon hôpital. Elles y travaillent, elles y vivent, elles y perpétuent leur culte. Elles sont toutes blanches, avec leur tablier immaculé et on les croirait issues d’un autre siècle. Mais pourtant, elles ont su s’adapter, vivre avec leur temps, malgré leur mode de vie dépouillé et, selon moi, presque archaïque.
Elles sont partout dans l’établissement: dans les soins, à la pharmacie où elles préparent des potions, des beaumes et des huiles qui sont conservés dans des bocaux en poterie à l’aspect désuet et qui côtoient les médicaments de médecine conventionnelle. L’autre jour, je suis allée aux soins intensifs de l’hôpital et une petite soeur toute potelée et âgée s’activait à régler un moniteur cardiaque. C’était surréaliste.
Elles sont vieilles, jeunes ou entre-deux âges. Elles me fascinent, moi qui ne croit pas en grand chose à part en moi-même. C’est étonnant. Elles représentent la bonté, la droiture et le don de soi et sont plutôt discrètes. Pourtant, lorsque j’ai cherché “nonne” et “images” sur Google, il n’y avait presque que des représentations cochonnes.
Mais qui sont-elles, alors, ces soeurs? Pour l’instant, je les observe dans le but de le découvrir. Et peut-être qu’avec le temps je les trouverai moins intimidantes…

Pâques sonne à la porte

Il y a tant à voir dans le Ersten Bezirk! Alors qu’à peine le beau temps arrivé on nous annonce un retour du froid, les marchés et vitrines de Pâques fleurissent un peu partout dans le centre-ville de Vienne. Gais et fleuris, ils apportent une note de printemps à cette fin du mois de mars. Pour une fois, je me tairai et vous laisse découvrir les photos:

Le Altwiener Ostermarkt, proche de Schottentor, se distingue par ses étals fleuris et ses oeufs colorés

Et le marché tout proche de Am Hof, beaucoup plus axé sur l’artisanat qui abrite des trésors cachés:

Et, pour terminer, la vitrine du chocolatier et confiseur Aida que j’ai trouvée très pascale:

Et voilà! Je vous souhaite de joyeuses Pâques avec un peu d’avance et, si Canalblog ne me vire pas parce que j’ai mis trop de photos, vous retrouve bientôt.

Aaaaaaaahhhhhhhh IKEA!

C’est tout de même un truc incroyable ce IKEA! On dirait que l’enseigne suédoise est capable de faire perdre tout espèce de bon sens au plus aguerrit des hommes détestant les achats inutiles et intempestifs. Prenez l’Homme par exemple: aujourd’hui, lors de notre expédition punitive dans la succursale viennoise du géant bleu et jaune, il a commencé par hocher la tête de façon pragmatique lorsque j’ai voulu acheter ce petit coussin coloré en forme de coeur que je voyais si bien sur notre lit. Puis, finalement, il s’est jeté comme un morfale sur ce fauteuil de bureau qui fait Dr MAD dans Inspecteur Gadget.
Ah! IKEA! Ou l’art de rendre l’inutile indispensable. On a quand même dépensé plus de deux cent euros pour des accessoires qui, une fois débalés et rangés dans l’appartement ne se distinguent pas particuièrement par les changement transcendants qu’ils ont apportés dans notre vie de tous les jours. Mais c’est vrai que, sur le moment, j’ai ressenti un urgent besoin de cet assortiment de couteau de cuisine Blögnö et j’ai eu l’impression que je ne pourrais pas vivre une seconde de plus sans ce trucs à pile qui fait de la mousse dans le lait chaud et qui ne coûtait que quatre-vingt-dix-neuf centimes d’euro.
Au fond, IKEA fait de nous des psychopathes. Et, accessoirement, des sociopathes aussi. En effet, ne commettez jamais l’erreur fatale d’aller dans un de leurs magasins un samedi sous peine de risquer de vous retrouver dans un remake de “Chute Libre” avec Michael Douglas. Vous vous retrouverez en train de pousser votre caddie en essayant de vous frayer désespérément un passage dans des couloirs bondés et vous vous ferez l’effet de petits vieux avec leur rollator en train d’essayer d’accéder à la cafétéria du home à midi tapante, au même titre que soixante autres résidents affamés: c’est chacun pour soi et tous les (sales) coups sont permis.
D’ailleurs, en parlant de cafétéria, disons-le: il n’est en aucun cas possible d’aller chez IKEA sans boulotter une ration de trente-cinq boulettes de viande. Les plus motivés en achèteront aussi des surgelées à ramener chez eux avec leur paquet de Daim king size et leur sirop de sureau.
Car IKEA, c’est aussi, outre le fait d’être un temple du bon goût pas cher, un haut lieu de la gastronomie scandinave. C’est vrai, après tout, on s’imagine tous ces petits suédois dans leur maison rouges avec leurs petites lumières à la fenêtre en train de manger du hareng fumé et on voyage un peu dans le monde du rêve.
Au fond, c’est ça IKEA: du bonheur par procuration. Et ça fera deux-cent euros pour vos trente-six babioles vous dit la dame. Alors vous lui faites un sourire plein de dents et vous dégainer votre VISA et votre IKEA Family.
Et tant pis si, pour payer votre emportement, vous allez manger des pâtes pendant un mois. Vous plaiderez la folie passagère. Au moins vous serez bien assis.

Un p’tit poème….

Aujourd’hui, et pour faire écho à mon billet sur les crapauds, j’avais envie de partager avec vous un poème qui est parmi mes favoris. Il est de Victor Hugo et parle d’amûûûûûûûr, évidemment. Je vous laisse le découvrir.

CHANSON DE CELLE QUI N?A PAS PARLE

L’énigme ne dit pas son mot.
Les flèches d’or ont des piqûres
Dont on ne parle pas tout haut.
Souvent, sous les branches obscures,

Plus d’un tendre oiseau se perdit.
Vous m’avez souvent dit: Je t’aime!
Et je ne vous l’ai jamais dit.
Vous prodiguiez le cri suprême,

Je refusais l’aveu profond.
Le lac bleu sous la lune rêve
Et, muet, dans la nuit se fond;
L’eau se tait quand l’astre se lève.

L’avez-vous donc trouvé mauvais?
En se taisant le coeur se creuse
Et, quand vous étiez là, j’avais
Le doux tremblement d’être heureuse.

Vous parliez trop, moi pas assez.
L’amour commence par de l’ombre;
Les nids du grand jour sont blessés,
Les choses ont leur pudeur sombre.

Aujourd’hui – comme, au vent du soir,
L’arbre tristement se balance! –
Vous me quittez, n’ayant pu voir,
Mon âme à travers mon silence.

Soit! Nous allons nous séparer.
– Oh! comme la forêt soupire!-
Demain qui me verra pleurer
Peut-être vous verra sourire.

Ce doux mot, qu’il faut effacer,
– Je t’aime- aujourd’hui me déchire;
Vous le disiez sans le penser,
Moi, je le pensais sans le dire.

26 septembre 1875, Victor Hugo, “Poèmes choisis I”

Magnifique, non? Voilà, je crois qu’il n’y a rien d’autre à ajouter.

Un p’tit livre de cuisine!

Aujourd’hui n’étant pas coutume, je vais vous parler d’un livre de cuisine. D’abord parce que j’adoooooooore les livres de cuisine. Même si les résultats de mes envolées culinaires ne sont pas toujours à la hauteur de mes espérances. L’Homme peut témoigner. Mais ça, c’est une autre histoire.
Donc, vous le savez (ou pas), je me ruine en livres de cuisine. C’est un peu le même phénomène, chez moi, que ma bibliophagie qui fait que je possède soixante-cinq romans que je n’ai pas encore lu. Mais que je vais lire un jour, c’est certain. Bref! Trêve de babillages. ça n’est pas non plus comme si on était là pour parler de moi.
Donc, ce livre, intitulé “Quiches, tartes, cakes salés et sucrés” m’a été offert par ma petite maman. Elle l’avait glissé dans le calendrier de l’Avant qu’elle m’a offert au mois de décembre dernier. Chic, non? Ah, oui: le livre!
Donc c’est une de mes livres de cuisine favoris. Détaillant plus de cent soixante-dix recettes aussi délicieuses que simples à préparer, il présente tout ce qui se moule et se démoule, du classique à l’audacieux en passant par l’inventif et le surprenant.
De recettes connues comme la Flammeküeche ou la Pissaladière à des présentations plus originales comme le cake aux fraises Tagada ou la tarte au chutney de mangue et au foie gras, ce livre est une véritable Bible de la tarte et du cake.
Personnellement, l’Homme et moi avons particulièrement bien aimé la tarte au roquefort et aux poires. Et j’ai hâte d’essayer le cake au potirons, lardons et aux noix.
Donc voilà. Cette merveille est parue aux Editions ESI et, vous l’aurez compris, je vous la recommande chaudement!

Combien encore de crapauds….

…..pour si peu de Princes Charmants?
C’est la question que se posait récemment mon amie Nancy sur Facebook. Préoccupation qui, si elle peut vous sembler de moindre importance, n’en est pas moins le principal souci et sujet de conversation de la plupart des filles d’aujourd’hui.
En ce qui me concerne, et comme l’atteste cette photo, je suis tombée sur un nid! Regardez-moi tous ces crapauds qui n’attendent qu’une seule chose: être frenchkissés par leur princesse!
Donc, à toutes les Miss Citrouilles que je connais, j’envoie une petite pensée et, je l’espère, un de ces fantastiques crapauds de haute qualité. Gardez les yeux ouverts, les filles! Que vous soyez reine, princesse ou coquine sorcière, il existe un homme à vôtre pointure!
Donc un Big Up et un gros becs à vous que je ne nommerai mais que j’ai au fond du coeur. Vous êtes les patronnes et vous allez leur montrer!!!

Isabelle Alexis et sa Miss Gaffe…..

J’aime bien Isabelle Alexis. Je n’ai jamais été déçue par aucun de ses romans. Elle a une écriture vive et drôle et ses personnages sont attachants. C’est pourquoi, après avoir lu “Tu vas rire, mais je te quitte” et “Tu peux garder un secret?”, je me suis plongée avec délectation dans ce “Tous à mes pieds”.
L’auteure nous y conte l’histoire de Patricia, une “serial gaffeuse” trentenaire qui croque la vie à pleines dents en cherchant l’âme soeur. Mais c’est sans compter sur son mauvais karma qui semble déchaîner les éléments partout où elle passe. Ainsi, du romancier à succès un peu trop nombriliste au grand reporter un peu trop marié, cette charmante héroïne va en prendre pour son grade. Mais qui sait? Et si le vent pouvait tourner?
En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce livre. Il m’a fait rire aux larmes par moments et j’ai retrouvé une Isabelle Alexis très en forme dont l’écriture semble se bonifier à chaque nouveau roman. L’univers de Patricia, ses collègues, ses “gays friends”, sa meilleure amie qui tente de la “brancher avec son FF”, ses histoires de familles, tout ça m’a une fois de plus enchantée.
Bon, messieurs, c’est de la chick lit, de la “littérature de poulettes”. Donc vous ne trouverez ici que des questions existentielles de fiiiiiiiiiiiiilles, à savoir: “Comment vais-je amadouer mon banquier pour pouvoir me payer cette magnifique petite nuisette en soie que j’ai vue chez Cher” par exemple.
Ah! Encore une chose: l’intrigue se passe dans le domaine de l’édition, donc j’ai appris plein de petits trucs sympas et intéressants en ce qui concerne l’écriture et la publication d’un livre. Vous savez peut-être que ce sujet me tient à coeur en ce moment….
Donc voilà! A conseiller!
Une dernière petite note pour vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à visiter mes deux blogs et ça fait réellement chaud au coeur!
Gros becs à vous tous!

Le prodige Tété est de retour

Mon précieuuuuuuux!
A compter du moment où j’ai eu le nouveau CD de Tété entre les mains, je me suis sentie comme Gollum avec l’Anneau de Pouvoir: ne s’avise qui que ce soit de me séparer de ma merveille sans que des conséquences psychologiques graves ne s’en fassent sentir.
Car je suis une véritable aficionada de l’Artiste auquel j’ai développé une bienheureuse dépendance.
Tété, le poète, Tété, le musicien, Tété dont la plume flamboyante a l’éclat d’un talent indescriptible. Tété qui signe une nouvelle fois un album où le merveilleux n’égale que le sublime.
C’est donc aux Etats-Unis qu’à vu le jour “Le premier clair de l’aube”, album aux accents roots de l’indie-rock US. Après une vaste tournée chez nos cousins américains, Tété s’est entouré de beau monde et a enregistré son album à Portland.
Il en résulte une petite perle de la chanson française dont les titres se succèdent dans un enchantement constant.
J’adore “Le bal des boulets”, “36’70”, “1770” et “Le premier clair de l’aube”. J’aime énormément les autres titres.
En définitive, cet album est immédiat et se place parmi les meilleurs de ma discothèque.
Tété demeure pour moi une valeur absolue. Je rêve de posséder une telle plume et son timbre de voix est extraordinaire.
Indispensable!