Tim Burton et ses merveilles

Je dois bien l’avouer, « Alice au Pays de Merveilles » ne m’a pas laissé un souvenir impérissable de mon enfance. Autant le dire, je ne connaissais pas vraiment l’histoire, à part de vagues images d’un lapin avec une montre à gousset, un chat rayé avec un grand sourire et des soldats en forme de cartes à jouer qui me revenaient par à coup du coin le plus nébuleux de ma mémoire. Aussi fus-je réellement intéressée de savoir que Tim Burton l’avait adapté au cinéma.
Bon, Tim Burton c’est, si vous me permettez une comparaison un peu bancale, comme Björk: soit on crie au génie, soit on déteste. En ce qui me concerne, je déteste Björk, mais j’adore Tim Burton. Cet homme-là est un génie! Et même si je n’ai pas été convaincue par tous ces films (j’ai été assez déçue par « Big Fish »), je suis généralement séduite par la majeur partie de ses oeuvres.
Pour ceux qui, comme moi, ont besoin d’un rattrapage pour l’histoire, voici de quoi vous rafraîchir les idées:
Alice, 19 ans, est sur le point de se marier avec un riche héritier dont elle n’a que faire. Cherchant un moyen de s’évader de la décevante réalité, elle part à la poursuite d’un lapin et tombe dans un trou qui va la projeter tout droit dans le pays de ses rêves. Là, elle découvre qu’elle a un important rôle à jouer pour abolir le règne de l’abominable Reine Rouge.
Je ne vous cacherais pas que j’ai adoré ce film. Les images et les décors sont somptueux, l’histoire ne souffre d’aucun temps mort et surtout la folie douce de Tim Burton enrobe le tout comme un nappé de chocolat sur une tourte: on en reprendrait bien une tranche ou deux! Sans conteste un de ses meilleurs films jusqu’ici!
A voir absolument!

Manifeste pour que l’Homme porte des pantalons tyroliens en cuir

Mon amour,
Lorsque j’ai aperçu cette pub de chez Hofer, le Aldi autrichien, je me suis dit que ça serait rudement chic que toi aussi tu portes ces sublimes petits pantacourts de cuir tyrolien. D’une part, parce que l’été approche à grands pas à que ton divin petit postérieur y serait rudement mis en valeur. En effet, quoi de plus sexy que ce style faussement gentleman-farmer qui te siérait, j’en suis sûre, à merveille. Ensuite, réfléchis et rends-toi compte comme il doit être agréable de porter ce genre de vêtement qui, au niveau confort, n’a d’égal, chez les filles, que le body. Parce que, je suis sûr que la matière laisse bien passer les courants d’airs et tu ressentirais certainement une grande liberté de mouvements. Et tout ça pour le prix modique de 99,99 euros!Ahhhhhh! Je sens que, là, tu es presque convaincu, mon coeur!
Alors profite, parce que c’est une offre promotionnelle valable uniquement la semaine du 8 mars! Alors au diable les varices, si j’ose dire! Une telle offre ne se représentera pas de sitôt!
A ce soir mon ange!

L’objet du jour

J’adooooooore cette magnifique table en bois avec son plateau de verre. Les motifs sous le verre représenteraient des moulins à café ancien. Je lui trouve beaucoup de caractère et une classe folle. Elle dégage chaleur et désuétude.
Le côté obscur de la force? Son prix: 674 euros chez Kare. Parce qu’elle le vaut bien, voyons!

La photo viennoise de la semaine

Comme l’atteste ce panneau, dans les transports publics viennois, vous devez laisser votre place aux blondes enceintes avec un bras dans le plâtre, aux rouquines avec un bébé, aux militants fascistes qui portent des lunettes à soleil pour ne pas être reconnus et aux vieux terroristes….
Heureusement, il n’y en a pas beaucoup!

Etienne Liebig, délicieusement subversif!

En ce moment, vous l’aurez constaté, je lis pas mal. En fait, j’en profite parce que je suis en vacances. Et ces derniers temps, j’ai vu passer, en matière de livres, du bon et du moins bon. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est…. réjouissant!
Ecrit par un Etienne Liebig très inspiré, ce « Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle » est drôle et iconoclaste.
Pour vous résumer le sujet, Etienne, agnostique confirmé et fervent anti-catholique, décide d’aller débaucher les femmes qui font le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Des femmes qui, bien qu’elles se considèrent « vertueuses », ne le sont pas tant que ça….
Tout est prétexte, dans ce livre drôle à souhait, à se moquer de la pensée et de la rigueur catholique et d’en faire une vaste débauche. Mais attention! Etienne Liebig connaît son sujet. Mécréant certes, mais érudit. Ce livre est aussi bien écrit que documenté.
Et surtout, plein d’humour. Car, pour Etienne, tous les stratagèmes, même les plus grotesques et improbables, ont pour but de séduire les belles (ou moins belles) pèlerines…. Au point qu’on en rit beaucoup.
Délicieusement non-conformiste.
Ah, encore une chose: l’ouvrage est édité aux éditions La Musardine. Pour les connaisseurs (et les autres), c’est une maison qui est spécialisée dans la bonne littérature érotique.
Que dire de plus sinon…. bonne lecture?

Autobus 1A

Si vous voulez visiter le Ersten Bezirk de Vienne sans trop marcher et si vous ne voulez pas vous ruiner en vous fendant de soixante euros pour un tour en calèche dans les rues du centre, il existe une chouette alternative: l’autobus 1A.
Partant de la station de métro de Schottentor pour se rendre jusqu’à celle de Stubentor, l’itinéraire du 1A zigzague allégrement dans les rues étroites et pavées du Premier Arrondissement. A certain point que vous finirez par admirer les conducteurs qui se faufilent dans des rues et des carrefours souvent improbables.
Le 1A est un bon moyen de se faire une bonne idée d’ensemble du quartier et offre une vue privilégiée sur ses cafés et ses boutiques. De nombreux arrêts vous permettent de descendre et remonter dans le bus au gré de vos envies. En plus il y en a toutes les cinq minutes.
Alors? Vous montez?

Tara Duncan, comme un air de Harry Potter…..

Ceux qui me connaissent ou suivent attentivement ce blog le savent: je suis une inconditionnelle de Harry Potter. C’est pourquoi, lorsque j’ai entendu parler de Tara Duncan comme la « petite soeur française d’Harry Potter », j’ai, vous l’imaginez, été alléchée.
C’est donc avec une grande curiosité et pleine d’attentes que j’ai commencé le premier tome de la série, Les Sorceliers ».
En résumé, la trame est la suivante: Tara, douze ans, apprends un peu fortuitement qu’elle est une sorcelière, héritière d’une grande lignée. Possédant un don magique hors du commun, elle fait des envieux parmi les ennemis du Bien qui décident de s’emparer de son pouvoir. Sa grand-mère Isabella ne pouvant faire face seule sur Terre, elle l’envoie sur AutreMonde où Tara va tenter de retrouver sa mère. AutreMonde est peuplé de créatures telles que les elfes, les vampyrs, les dragons et les sangraves. Heureusement, Tara peut compter sur ses amis et leurs Familiers, des animaux de compagnie un peu spéciaux….
Résumer l’intrigue de ce premier tome en quelques lignes est, ma foi, fort délicat. En ce qui me concerne, si j’en ai bien aimé la trame, j’ai été agacée par le quasi plagiat qu’il représente par rapport à Harry Potter.
En gros, c’est une espèce de mélange entre Le Seigneur des Anneaux et Harry Potter. Si AutreMonde rassemble les créatures du premier et ses paysages, la ressemblance avec le second est criante.
En effet, du palais de Lancovit qui cousine fortement avec Poudlard au Maître Dragosh qui a un méchant petit air du Professeur Rogue en passant par le polo céleste qui n’est pas sans rappeler le Quidditch, tout cela a un goût de déjà mangé.
En fin de compte, cela m’a bien trop dérangé pour que je puisse réellement apprécier la lecture de ce premier tome. Les nostalgiques de Harry Potter désireux de recréer l’ambiance des sept tomes du jeune sorciers pourront se plonger, si ils le désirent, dans cette saga aux couleurs un peu kitsch. En ce qui me concerne, j’arrête là….

La photo viennoise de la semaine

A Vienne, les arrondissements (ou Bezirk), sont signalés sur les numéros des maisons ou les plaques des rues pas un chiffre, un point et une virgule. Ainsi, où que vous vous trouviez dans la ville, un simple coup d’oeil à la première maison que vous voyez vous renseigne dans quel quartier vous vous êtes.
J’étais à Kettenbrückengasse, dans le 5ème arrondissement lorsque j’ai vu ce tag qui m’a bien plu. Je ne sais pas ce qui est écrit en chinois, mais, en tout cas, on était bien dans le 5ème à Vienne!