Saez: J’accuse

Il est des artistes auxquels ont fait confiance les yeux fermés et qui pourraient nous emmener dans les lieux les plus improbables des contrées musicales, dans les bouges des ports de la chanson. Saez est pour moi de ceux-là. Je pense que son art confine au génie. Ses chansons me bouleversent et me traversent. Parce que ses textes et ses musiques me touchent, me saisissent, me laissent exsangue. Certains de ses titres sont, selon moi, parmi les plus beaux qui existent. Pourtant, sa musique est noire. Et rouge aussi. Pourtant, je suis plus bobo que révoltée. Mais son talent est universel et lorsqu’il tire, il fait mouche.
La preuve en est ce nouvel album: “J’accuse”. Décrié à cause de sa pochette mettant en scène une femme nue dans un caddie de grande surface, il a été interdit d’affichage dans beaucoup de lieux publics français. Et cela n’empêche pas Damien Saez de jouer à guichet fermés dans tout l’Hexagone cet été.
Parce que le talent ne connaît point la censure et que le Monsieur a, depuis longtemps, trouvé son public. Public qui lui est fidèle à la vie à la mort, semble-t-il. Car Saez, c’est cela: jusqu’au bout. Partout.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’artiste, il m’apparaît urgent de jeter une oreille attentive sur ce “J’accuse” qui, une fois de plus, confirme l’état de grâce dans lequel nous plonge sa musique. Pour les autres, et bien vous ne serez pas déçus. Il semble que cet homme-là ne puisse engendrer que la beauté et la force.
De l’érotisme pur du titre “Cigarette” à l’émotion brute des “Les cours de lycées” en passant par le troublant “Les Printemps”, l’album s’écoute avec délectation.
Et pour mes amis suisses, Saez sera à Paléo Festival cet été! A ne manquer sous aucun prétexte!

J’ai testé Alli!

Ceux qui me connaissent bien le savent: je suis constamment plus ou moins au régime. Régime protéiné, dissocié, Weight Watchers…. pour lutter contre l’engeance que constitue mon métabolisme trop lent et ma thyroïde paresseuse. En quatre ans, j’ai pris une dizaine de kilos dont je n’arrive pas à me débarrasser et qui s’incrustent notamment dans me fesses, me narguant lorsque je passe devant les miroirs….
Or, arrivée à un point où ma prise de poids m’inquiète véritablement plus par sa rapidité que par mon tour de taille qui est encore de justesse dans la norme, j’ai décidé de trouver une vraie solution.
Voilà plusieurs mois que j’hésitais à acheter Alli. En effet, j’ai suivi le buzz sur internet qui a suivi sa commercialisation et ne savais pas trop quoi en penser. En fait, je n’étais ni pour, ni contre, bien au contraire, comme dirait l’autre. Donc, après avoir une nouvelle fois fait une crise de rage en montant sur ma balance il y a deux semaines, j’ai décidé de me lancer.
Mais qu’est donc Alli?
Pour ceux et surtout celles qui n’en ont pas entendu parler, ce médicament, annoncé comme la pilule miracle contre le surpoids, est en vente libre sur le marché européen, sans ordonance, s’entend, depuis environs un an. On lui prête les bénéfices du Xénical, médicament utilisé pour traiter l’obésité, sans qu’elle en aie les inconvénients. Destinée aux personnes qui veulent perdre entre dix et quinze kilos, elle empêche l’organisme d’assimiler les graisses au niveau intestinal. Les lipides que vous ingérez font donc le “toboggan” dans votre intestin et ressortent par voie naturelle sans être métabolisés. Les effets indésirables actuellement connus sont essentiellement des diarrhées graisseuses associées, parfois, à des douleurs abdominales.
J’ai donc testé. Je suis allée à la pharmacie de mon quartier à l’aube d’un long week-end de trois jours. Au cas où lesdits effets secondaires se manifesteraient, je pouvais rester à la maison (et, en l’occurence, à proximité d’une toilette).
Verdict: pas de douleurs, pas de dérangement du transit. Les quatre premiers jours, j’ai eu effectivement une élimination favorisée et j’ai perdu des graisses. J’étais toute contente. Mais, par un mystère que je n’ai pas encore réussi à percer, au bout de cinq jours, et malgré une prise continue de 3 capsules par jours comme indiqué, l’effet s’est arrêté brutalement . J’ai continué encore une semaine supplémentaire mais j’avais l’impression de prendre un placebo.
J’ai finalement arrêté sans avoir perdu de poids.
L’aventure m’a coûté 64 euros pour quatre-vingt quatre capsules que je n’ai pas terminées. Heureusement que j’avais pris le petit emballage.
La seule explication que j’aie trouvée à ce résultat décevant est que j’ai déjà, à la base, une alimentation pauvre en graisses.
Mais bon. Je suis quand même assez déçue je dois dire.

The Bounty Hunter

Samedi soir dernier, l’Homme et moi sommes allés au cinéma. Plus parce que nous n’y étions pas allés depuis un bout de temps que par réel attrait pour un film en particulier. Comme nous allons dans un cinéma anglophone de Vienne, le choix et parfois assez limité. Donc, après avoir consulté le programme du Haydn Kino, nous avons décidé d’aller vois “The Bounty Hunter”, “Le chasseur de prime”, un film avec Greg Butler et Jennifer Aniston.
Bon, je vous fais un petit topo sur l’histoire:
Milo et Nicole sont divorcés et, accessoirement, se détestent. Aussi, lorsque Milo, ancien flic reconverti en chasseur de prime, apprend que son nouveau travail va être d’arrêter son ex-femme, il jubile. De son côté, Nicole, journaliste, enquête sur un suicide douteux qui impliquerait des policiers et n’a aucune intention de se laisser conduire en prison par Milo.
Je ne vous en dévoilerais pas plus sur le scénario. Je peux cependant vous dire que ce film est très très drôle. On l’a choisi un peu par élimination et, au final, on a passé un très bon moment. Il y a des scènes hilarantes et vachardes où la vie de couple et le mariage en prennent pour leur grade. De plus, le film est porté par deux acteurs attachants et sexy qui sont accoutumés, certes, aux comédies romantiques mais qui le font très bien!
A voir pour se détendre en fin de semaine!

Welcome home!

Bon, je l’avoue: j’ai piqué l’idée à ma belle-soeur Gina. Mais, lorsque je suis passée devant chez Butlers et que j’ai vu ces petits carrés de (faux) gazon fleuri à un euro et des brouettes la pièce, je me suis dit qu’ils iraient vraiment suprabien pour poser nos chaussures à l’entrée de l’appartement. Une petite note printanière de “Bienvenue à la maison” que je trouve chaleureuse et gaie. Merci Ginette!

Café Sperlhof

Il y a quelques temps déjà, mon ami Philipp, qui est mon guide attitré des cafés viennois les plus chouettes, m’a fait découvrir le Café Sperlhof, un Kaffehaus un peu atypique.
De l’extérieur, il ne paie pas de mine et on est fort tenté de passer son chemin face à sa devanture. Lorsque vous poussez la porte, vos narines sont tout de suite assaillies par une odeur de renfermé et de vieux livres. Mais si vous allez outre cette première impression, le Café Sperlhof a beaucoup à offrir.
En effet, vous y découvrirez des impressionnantes piles de jeux en tout genre qui se dressent entre les tables où les clients boivent, discutent et, selon leurs envies du moment, jouent à l’un des jeux de société de leur choix. Et du choix, il y en a! Je n’ai pas compté les boîtes, mais je pense qu’il doit y en avoir plus de cent.
Ouvert jusqu’à 4H00 du matin, le Café Sperlhof est plein à craquer en fin de semaine.
Quand au “Wirt”, le patron, un monsieur âgé et aimable, il a le calme et la gentillesse qui sied aux tenanciers des Kaffeehaus typiques de la ville.
Le lieu se trouve Grossesperlgasse 41, dans le Second District, à deux pas du grand parc d’Augarten.
Je terminerai avec ces quelques photos, prises avec mon cher iPhone.

Le printemps s’invite à Vienne!

Enfin les beaux jours! A Vienne, le soleil a un peu tardé à émerger de la morosité hivernale. Mais, même si les températures sont encore un peu fraîches, on dirait bien que le printemps est là.
Pour preuve ces arbres fleuris iPhotographiés à Schottentor ce matin!

Bonne journée à vous tous!

Un samedi après-midi à la Palmenhaus

Dans le Premier District de Vienne, caché derrière le Musée Albertina et lové au creux de Burggarten qui lui sert d’écrin, la Palmenhaus est un lieu de la Capitale à ne pas manquer.
Il s’agit d’une immense serre transformée en Kaffehaus, un de ces salons de thés typiquement viennois où vous pouvez rester des heures et ne consommer qu’un café sans qu’on vienne vous demander si vous désirez autre chose. Là, au milieu des plantes grimpantes et des rosiers, vous pourrez tenter une tranche de gâteau ou suivant l’heure, la restauration qui y est proposée.
En ce début de Printemps, les Viennois tentent même la terrasse qui donne sur le parc qui, à mon sens, est l’un des plus beaux de la ville.
Je vous laisse juger par vous même avec ces images:

Et quelques photos de Burggarten:

Voilà pour aujourd’hui. A bientôt pour de nouvelles aventures viennoises…

J’irai brûler en enfer!

Maintenant que je travaille dans un hôpital autrichien avec des soeurs, je me pose souvent la question existentielle de mon salut. Suis-je une aussi bonne personne que ce que je voudrais/devrais être? Force est de constater que, au moment du Grand Décompte final, je n’aurai pas vraiment “rien à déclarer”. Exemple sur une journée:
7H00: En arrivant au boulot, j’ai appuyé sur le bouton de fermeture des portes de l’ascenseur quand j’ai vu arriver la Mère Supérieure.
8H00: J’ai donné, par erreur, la colle pour dentier de son voisin de chambre à Monsieur P. pour qu’il se lave les dents avec. Il n’a plus pu ouvrir la bouche jusqu’à 8h24.
8H30: J’ai nettoyé, sans le faire exprès, le dentier de Monsieur A. avec le gel anti-inflammatoire pour les douleurs musculaires qui était dans sa table de nuit.
10H00: A la Grande Visite, je trouve le médecin-chef du service complètement débile avec ses blagues pas drôles qui sont censées amadouer les grand-mères et je n’écoute rien aux ordres médicaux, tout occupée que je suis à lui lancer des regards noirs.
10H45: Tandis que ma cheffe pense que je suis occupée avec les départs, je suis enfermée dans les toilettes d’où j’envoie frénétiquement des textos à l’Homme.
11H45: Alors que je donne à manger à Monsieur F., le patient grabataire du service, j’accélère de plus en plus la cadence des cuillérées, juste pour voir quel rythme il peut soutenir.
13H00: Je n’ai pas dit à ma cheffe qu’elle avait un bout de salade coincé entre les dents après la pause de midi mais j’ai bien ri intérieurement.
14H30: J’ai prétexté ne pas assez bien maîtriser l’allemand pour comprendre la question quand ma cheffe a demandé qui voulait faire des heures sup’ ce week-end.
15H00: J’ai dit à S., mon collègue que je déteste, que j’avais vu la cheffe partir. Il en a profité pour rentrer chez lui avant l’heure officielle. Lorsque ladite cheffe a demandé où il était, j’ai répondu: “Je crois qu’il a déjà quitté le service”! Gniac gniag!
Alors? Vous me le donneriez, vous, le Bon Dieu sans confession? Pas tellement, hein?