Princesse Brunette pour Princesse Brunette….

Et puis juste un petit mot pour partager avec vous cette très jolie carte que j’ai reçue de ma douce Pascale aujourd’hui dans ma boîte aux lettres viennoise. C’est une vraie Princesse Brunette! Merciiiiiiiii!

Ma visite chez l’ORL….

Si j’ai relativement peu posté, ces dernières semaines, c’est que j’ai enchaîné une gastro-entérite avec une angine à streptocoques, ce qui m’a laissé peu d’envie et d’énergie d’allumer mon Mac. Mais j’ai fait plein d’expériences médicales inédites. Je vais donc vous raconter ma visite chez l’ORL.
Episode 1: la secrétaire:
Vendredi, 13H30. Vous pénétrez dans le Cabinet. Là, telle un Cérbère mal embouché, perchée derrière sa réception sur une chaise de bar tel un Procureur de la République, la secrétaire vous toise d’un oeil méfiant. Elle ne vous connaît pas mais elle vous hait déjà.
“Vous avez rendez-vous? lance-t-elle d’un ton où l’amabilité fait cruellement défaut.
Non. Vous avez vu de la lumière et vous êtes entrée.
“Mmmmmoui! C’est le Dr H. qui m’envoie. J’ai rendez-vous à 13H30.”
Vous énoncez votre nom.
Elle se penche sur un grand cahier qui semble faire office de Table de la Loi. Si vous n’y figurez pas, la Jugement Dernier s’abattra sur vous et vous irez crever ailleurs de votre angine surinfectée.
Finalement, elle vous identifie. Elle vous demande si vous êtes bien Mme P. en faisant trois erreurs rien que dans votre nom.
Vous acquiescez de la tête avec, peut-être, un peu trop d’enthousiasme et les yeux brillants d’espoir.
“Carte d’assurance?” demande-t-elle sans vous regarder.
Vous la lui tendez. Elle la prend du bout des doigts, comme s’il s’agissait d’un pain de plastique puis vous désigne la porte de la salle d’attente.
Episode 2: La salle d’attente
La salle d’attente est design. Très design. Trop design.
Après une vague hésitation entre le pouf sur lequel il est impossible de rester assis sans rouler à terre et le canapé archiprofonf, vous éliminez le pouf de vos possibilités. Vous tombez, plus que vous ne vous asseyez dans le canapé noir. En ramant avec vos bras, vous arrivez à vous hisser à la surface et vous restez assis tout au bord, du bout des fesses, dans un équilibre précaire. Vous vous dites que, visiblement, la Dotoresse n’a jamais pris place dans sa salle d’attente, sinon, elle aurait déjà remplacé le mobilier.
Vous regardez autour de vous: de l’autre côté de la pièce, assis sur les deux seules chaises, une mère et son fils étaient là avant vous. Contre les murs, une trentaine de diplômes et de certificats accrochés de travers (en même temps, êtes-vous déjà allé dans une salle d’attente où les diplômes étaient accrochés droit, vous? Moi non!).
Lesdits certificats attestent que le Dr R. est la pro des pros de la rhinoplastie. Du Texas à Vienne en passant par Nishigawa, cette femme-là semble avoir refait le nez de la Terre entière.
Inconsciemment, vous passez une main distraite sur votre nez. La mère avec son enfant vous regarde. Elle pense que vous êtes là pour une rhinoplastie. Pas grave, vous pensez la même chose d’elle.
Episode 3: Le médecin ORL.
La porte de la salle d’attente s’ouvre sur une femme noiraude, belle, élégante. Elle a un visage étrange. Vous vous demandez si elle a fait un lifting parce que sa peau est toute tendue. Son nez est parfait. Elle écorche, elle aussi, votre nom et, vous arrachant à sa contemplation béate, vous la suivez dans son bureau.
Elle vous fait prendre place sur sa chaise d’examen. La chaise n’est pas fixée et tourne sur elle même. Vous faites trois tours sans le vouloir, essayant de vous freiner avec le pied mais la chaise et trop haute, alors vous avez l’air ridicule.
Elle regarde dans vos oreilles. Puis dans votre gorge.
“Haaaaaaaaa! pépie-t-elle d’une voix cristalline. C’est très très moche! C’est tout bullshité! (Elle essaie d’utiliser des mots anglais car elle a compris que vous étiez nulle en allemand). Vous prenez des antibiotiques?”
Vous ignoriez qu’en Autriche, les antibiotiques étaient en vente libre.
“Heu… nooooooon….”, faites-vous en vous sentant un peu stupide.
Elle se lève, va à son bureau, rédige une ordonnance qu’elle vous tend du bout des doigt, elle aussi.
“Trois fois par jour pendant huit jours!” clame-t-elle.
Vous remerciez, vous levez et lui tendez poliment la main pour la saluer. Elle esquive et vous fait un petit signe en guise d’aurevoir.
“Revenez me voir dans dix jours!” scande-t-elle.
Vous vous réjouissez déjà.

PS: Je n’ai pas trouvé de jolie photo pour mon sujet d’aujourd’hui. L’ORL, ça inspire visiblement pas grand monde….

Adéle Blanc-sec en coffret collector!

Le site Alapage.com m’a donné la possibilité de m’offrir un livre ou une BD pour que je vous en parle dans ces lignes. Mon choix s’est porté sur le coffret collector Adèle Blanc-sec de Jacques Tardi (qui se compose des deux premiers tomes de la saga, “Adèle et la bête” et “Le démon de la Tour Eiffel“).

C’est un sujet qui colle à l’actualité cinématographique, car le film éponyme de Luc Besson est dans les salles obscures depuis environs un mois. C’est, en fait, grâce au film que j’ai découvert la BD. Je ne connaissais ni Tardi ni ses oeuvres.
L’histoire se passe au début du siècle dernier et l’intrigue est, ma foi, plutôt difficile à résumer car elle se dévoile au fil des tomes. Mais tout commence par l’éclosion d’un oeuf fossilisé de ptérodactyle au musée d’histoire naturelle du Jardin des Plantes. La créature a tôt fait de terroriser Paris au fil des victimes qu’elle laisse sur son passage. C’est alors qu’un riche américain offre une récompense à qui photographiera ou tuera la bête, lançant ainsi à ses trousses moult individus plus ou moins bien ou mal intentionnés. Parmi eux, Edith Rabatjoie. Mais qui est réellement Mademoiselle Rabatjoie? Et quel est son lien avec une certaine et insaisissable Adèle Blanc-sec? Et, enfin, quel est le lien entre Adèle et la Bête?
J’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes que j’ai pu lire grâce à ce coffret. L’intrigue est complexe, bien ficelée, toujours surprenante, et pleine de rebondissements. J’ai aussi aimé les liens que l’auteur fait entre les personnages et les événements d’un tome à l’autre.
Adèle est un personnage obscur et attachant qu’on apprend à déchiffrer parcimonieusement au fil des pages.
En résumé, j’ai bien aimé ce coffret, également pour sa magnifique facture reprenant l’affiche du film.
Un petit bémol toutefois: je ne suis pas vraiment fan du dessin de Tardi, ce qui est tout de même important pour une BD. Mais c’est une question de goût!
Je crois que le coffret collector est en édition limitée, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire!!!!!
Et puis, allez voir le film! Je ne l’ai pas encore vu car il n’est pas projeté à Vienne, mais j’attends le DVD avec impatience car les lancements m’ont vraiment donné envie de le voir!

Vienne dans la lunette….

Grâce à une super géniale application de mon iPhone, j’ai fait des photos viennoises un peu insolites que je souhaitais partager avec vous. Pis je sais, j’écris plus. Je vais essayer de vous pondre un truc demain. En attendant, je vous fais des becs et vous laisse avec mes clichés retouchés.

La photo viennoise de la semaine

Au royaume des V.I.P., les chiens sont rois! Pour preuve, cette petite starlette à quatre pattes dans son petit body gris qui sympathise avec notre Tito. Voici la photo de la semaine!

Prater….

A Vienne, le grand parc d’attraction du Prater vient d’entrer dans sa saison estivale. Les manèges et attractions ont rouvert leurs portes et la Grande Roue domine à nouveau les allées verdoyantes et les arbres en fleurs.
Voici quelques photos qui parleront mieux que des mots:

L’objet du jour

J’ai acheté, la semaine dernière, chez Butlers, ce Pouik Wash géant. Désormais, il règne en maître incontesté sur l’armada de nos amis de bain. En plus, il peut bouger ses petites ailes et tourner sa tête de côté. Trop fort, non?

Jessica Brody: Confidentialité assurée

Tout d’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, à savoir mon actu lecture, je dois vous livrer un petit avant-propos.
Comme vous l’avez constaté, j’ai inséré, dans la colonne de gauche de mon blog, le logo et lien du site Alapage.com sous le titre “sponsor”. En effet, Alapage.com a choisi mon blog, parmi d’autres, pour tester des livres et en parler dans mes pages. Vous trouverez donc en vente chez eux les lectures que je chroniquerai dès aujourd’hui. Je vous promets, malgré cela, de rester objective dans mes critiques.
Voilà. Ceci mis au clair, on va pouvoir parler de “Confidentialité assurée”, le livre de Jessica Brody. En voici en quelques mots la trame:
Jennifer Hunter est, pour ses amis et connaissances, employée d’une grande banque d’affaire qui l’envoie aux quatre coins de la planète, toujours entre deux avions. En réalité, elle se fait appeler Ashlyn, pseudonyme dont elle se sert pour garder l’anonymat dans son activité de “testeuse de fidélité”. En effet, elle est employée par des femmes qui veulent savoir si leur conjoint serait capable de les tromper et doit, à ce titre, les séduire jusqu’à prouver qu’ils pourraient commettre un adultère. Pour ce faire, elle devient hôtesse de l’air, experte de moteurs de voitures ou as du poker. Elle fréquente les lieux les plus huppés, utilise les stratagèmes les plus subtiles. Et force et de constater que peu de candidats réussissent le test…. Jusqu’au jour où Jennifer ne parviendra plus à dissocier vie professionnelle et vie privée….
Au début, ce roman m’a plu. Bien ficelé, mené par une héroïne attachante à la Sydney Bristow dans “Allias”, plutôt bien écrit, dans un cadre que j’apprécie, à savoir les milieux huppés de Los Angeles, il avait tout pour me plaire. Mais, peu à peu, au fil de ses plus de cinq cent pages, j’ai ressenti un vrai malaise.
Selon Jennifer/Ashlyn, aucun homme n’est capable de fidélité. A commencer par son père qui a trompé sa mère avec sa baby-sitter de vingt-cinq ans alors qu’elle n’en avait que douze. Aucun homme n’est digne de confiance. L’homme est forcément programmé pour tromper.
Et, bien que je ne partage de loin pas cet avis, ce livre m’a énormément oppressée. Angoissée. Tout son contenu tend à vous démontrer que la fidélité masculine n’existe pas.
A tel point que j’ai fini par trouver son héroïne triste et frustrée. Cette pseudo-justicière qui prétend “rendre aux femmes leur liberté afin qu’elles se construisent une nouvelle vie” m’est apparue comme de plus en plus écoeurante.
J’ai donc choisi, peut-être, la voie de la naïve confiance, mais je n’adhère pas du tout à son postulat.
Je n’ai donc pas apprécié ce roman jusqu’à la fin. Mais je ne regrette pas non plus de l’avoir lu. D’autant plus que Jessica Brody est une jeune auteure attachante qui s’en sort vraiment bien pour un premier roman.
A vous de voir, donc.

Jeanne Cherhal: Charade

Jeanne Cherhal est une artiste que j’aime beaucoup. Principalement depuis son album “Douze fois par an” qui était un pur bijou. Je dois dire que, personnellement, j’ai un peu moins compris/aimé l’opus suivant intitulé “L’eau”. Aussi, y ai-je pensé à deux fois avant d’acheter son dernier jet, le bien nommé “Charade”.
Mais, si je dois avouer ne pas avoir été enthousiasmée par tout l’album, il est quand même majoritairement plutôt bon.
J’ai donc beaucoup aimé les titres “Cinq ou six années”, “Pays d’amour” et j’ai littéralement vibré sur “Astoria” et “Brandt Rhapsodie” (avec Benjamin Biolay), les deux bonus.
Jeanne Cherhal a joué de tous les instruments sur cet album étonnant et bigarré, lui conférant une atmosphère très personnelle.
De plus, si vous le téléchargez sur itunes, vous aurez droit au très beau et soigné booklet digital.

La photo viennoise de la semaine

Les affiches du célèbre salon de glaces Tichy, à Reumannplatz, sont magnifiques et gourmandes à souhait. Je voulais les partager avec vous. Sur la deuxième photo, dans la coupe, on peut voir des Marillienknödel, une spécialité d’ici. Il s’agit d’une pâte à base des pommes de terre avec un coulis d’abricot à l’intérieur. Chez Tichy, c’est la version glacée que l’on peut commander à des hôtesses en rose qui vous servent en moins de vingt secondes.