Clarika, l’insoumise

J’ai découvert Clarika grâce à une suggestion d’iTunes à l’achat du dernier Jeanne Cherhal. Et ça a été tout de suite le coup de foudre. Pour sa voix, ses textes, sa musique.
“Moi en mieux” est un album étonnant, renversant, iconoclaste. S’ouvrant sur le titre “Bien mérité”, il annonce une couleur décalée et engagée pour pour une artiste qui se décline sous plusieurs visages. J’aime la gouaille des “Bavards”, l’audace de “Moi en mieux”, la justesse de “Lâche-moi”. J’aime aussi le côté drôle et personnel de “Je ne serai pas”.
La demoiselle est insoumise, volontiers grinçante, un brin peste. J’aime ses univers dépareillés dont le fil conducteur est une voix peu commune.
Bref, une belle découverte que je conseille fortement!

Je suis d’ici et d’ailleurs….

J’aime Paris. Mais j’adore New York aussi. Je vis à Vienne. Mais je rêve de découvrir Moscou. Je suis plurielle. Je me décline à tous les temps au gré de ces villes qui sont mon essence et ma substantifique moelle.
Car oui, je suis une pure citadine. Je suis malheureuse loin de la ville et les grandes métropoles sont le calice auquel je veux boire sans cesse sans que jamais ma soif de leur découverte ne s’étanche.
Alors je les portes autour du cou ou au poignet. Voici quelques petits bijoux que j’affectionne tout particulièrement….

Aldebert, le maître du mot

Si il est un chanteur dont j’adule les textes et me pâme sur les musiques, c’est bien Aldebert. C’est pourquoi, lorsque mon amie Line m’a dit l’autre jour: “J’ai pensé à toi, dimanche, y avait Aldebert au Festival de la Cité, c’était hyperbien!”, une petite ampoule s’est allumée au dessus de ma tête et je me suis dit: “Tiens, peut-être qu’il a sorti un nouvel album, s’il est en tournée!”. Et bien non. Mais, en me précipitant sur iTunes, j’ai découvert qu’il me manquait un de ses anciens albums.
C’est ainsi que j’ai découvert “L’année du singe”.
Et c’est vraiment vraiment bien! Aldebert est de ces auteurs-compositeurs qui ont le don de faire mouche à chaque fois. Ses textes sont drôlissimes, pertinents, attachants. Il possède un sens aigu de l’observation. C’est le maître du mot. Il jongle avec les rimes et rebondit sur les vers. Chacune de ses chansons est un univers, une histoire que vous avez déjà vécue.
J’aime ses histoires d’amour déçu, ses violons, ses amis, son chat, ses angoisses de trentenaire bobo qui ne se prend pas au sérieux.
Dans “L’année du singe”, tout est bon, voire excellent. A noter cette géniale reprise de Boris Vian, “On est pas là pour se faire engueuler”, chantée en duo et pleine de gouaille.
Alors, Monsieur Aldebert, à quand un vrai nouvel album?

Ah ben on r’viendra (ou pas!)

C’est dimanche dernier qu’un couple de nos amis a eu l’Idée: “Et si on se faisait un petit cinéma open air?”
“Pourquoi pas? ai-je répondu. On irait voir quoi?” “C’est pas important ça! a décrété l’Homme. Ce qui est chic, c’est d’être en plein air!”
Ceux qui ne connaissent pas l’Homme ne peuvent l’ignorer plus longtemps: c’est un grand idéaliste. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à aller au rendez-vous fixé par lesdits amis dans un open air près de chez nous sans savoir exactement quel film était projeté. C’est l’ami de l’Homme qui avait tout organisé. “ça va être super”, nous avait-il assuré avec enthousiasme.
Au départ, ça s’annonçait bien: la projection avait lieu dans le cadre idyllique du parc viennois d’Augarten. Il s’agissait d’une espèce de petit cinéma sauvage-altermondialiste mais plein de charme.
Nous prenons donc notre billet et allons nous asseoir. C’est là que j’ai vu le premier.
Un moustique. Non, pas un, dix, cent, non, mille! L’endroit était infesté de moustiques qui, à peine nous nous sommes assis ont commencer à nous trouer la peau de toutes part.
On se serait cru dans le Marais de Alligators, les alligators en moins. “Je reste pas!” annonçai-je à l’Homme au bout de dix minutes où j’avais déjà accumulé le palmarès de douze piqûres.
“C’est dommage! dit l’Homme. Attends au moins de voir le film!”
Laurell et Hardy! C’était une projection de Laurell et Hardy “remise au goût du jour”, qu’y disaient. Je vois pas trop ce qui avait été remis au goût du jour. En tout cas pas les vieux gags pourris pas drôle!
J’ai lamentablement pris la fuite au bout de quinze minutes, pile au moment au Hardy tombe pour la troisième fois dans l’étang. C’était trop pour moi.
J’ai planté tout le monde là, je suis rentrée à la maison, ai branché la prise anti-moustiques, allumé le ventilateur et j’ai mangé une glace.
Je sais, je suis une pétasse de citadine. Mais bon. En même temps, j’assume.

La Valse lente des tortues de Katherine Pancol

La beauté. La splendeur, même. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit après avoir tourné la dernière page de ce roman magnifique.
Katherine Pancol a un don peu commun: celui, grâce à une plume incroyable, de nous transporter dans des vies, des univers, des états d’âme avec une intensité que je ne connais à nul autre auteur.
Suite attendue des célèbres “Yeux jaunes de crocodiles”, ce livre est, ma foi il faut le dire, un des plus beaux que j’aie lus jusqu’alors. Cette femme sait raconter les gens. En effets, les personnages qui se croisent et s’entre-croisent tout au long de “La Valse lente des tortues”, sont tour à tour profonds, attachants, inquiétants. Ils sont vivants. On s’identifie à eux. On les adore ou on les déteste. Ils ne laissent aucunement indifférents.
Ce roman est fort. Fort d’émotions, de rêves, d’espoirs secrets, d’envies inassouvies, de tortures de l’âme, de violence et de rédemption.
En résumé, ce roman est un pur joyau et je ne peux que vous le recommander chaleureusement.
L’histoire?
Ma foi, elle ne se résume pas. Sachez cependant que c’est la suite des aventures de Joséphine, Iris, Philippe, Shirley, Hortense, Gary, Zoé, Marcel et Josiane et tous les acteurs de ce fantastique théâtre de la vie.
Précipitez-vous en librairie car il est également en poche! Et puis si, comme moi vous l’adorez, ruez-vous sur la suite: “Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi”.
Bonne lecture

Pourquoi j’ai mis ces chaussures ?????

Mais pourquoiiiiiiiiii?????? hurlez-vous à la mort intérieurement alors que, bravement, vous tentez de sourire, perchée sur vos talons de pouffe à cause desquels vous vous tordez les pieds au moindre pas.
Pourtant, à la maison, avant de partir à cette soirée, ça vous a paru une bonne idée. Bien que vous sachiez. Que vous ayez toujours su. Dès le moment où vous les avez vues dans la vitrine de votre magasin de godillos préférés, vous vous êtes dite: “Ces chaussures-là sont importables!”.
Mais ce soir, ça vous a quand même paru une bonne idée. Ben ouais! Comme ça! Un soyons folle qui venait du coeur. Maintenant, vous regrettez. O Rage! O Désespoir! O lanière ennemie! N’ai-je donc mis ces grolles que pour vivre soirée pourrie?
Car, en plus de ça, elles vous font mal là, là et là. Vous vous dites: “Salop de Jimmy Choo qui n’a jamais mis son pied dans un stiletto! Comment peut-on créer un modèle aussi inadapté au pied de la femme.”
En plus, l’Homme a oublié de vous dire que c’était en plein air alors vos talons s’enfoncent misérablement dans la terre et vous avez la démarche désarticulée de Mr Jack dans “L’Etrange Noël de Mr Jack”.
Alors vous faites un voeux pieux: désormais vous ne porterez plus que des tongs.
C’est bien une tong. C’est simple, basique et tellement réconfortant. Un tong, c’est à la chaussure ce que la tomate-mozzarella est à l’été: indispensable. Et tant pis si c’est un peu cheap. Je veux crever avec mes tongs!

Si Harry Potter s’habillait chez H&M…..

…il irait assurément dans celui de Stefansplatz au centre de Vienne. En effet, ce magasin de l’enseigne du vêtement à bas prix a quelque chose de magique. A tel point qu’on pourrait le croire établi sur le Chemin de Traverse. Son voisin serait Olivander et on y viendrait après avoir choisi sa baguette. Et puis après, on prendrait le tout vieil ascenseur pour aller au Ministère de la Magie….
Bonne visite petits Moldus!

Cadavre Exquis de Pénélope Bagieu

Vous me connaissez: j’adôôôôôre, j’idolâââââtre la talentueuse Pénélope Bagieu. Elle est une sorte de modèle pour moi, une inspiration constante. Voilà pourquoi je me suis précipitée pour acheter sa nouvelle BD, intitulée “Cadavre Exquis”.
Tout d’abord, j’ai été un peu surprise. Voire même décontenancée. Première chose: je trouve le dessin moins joli.
Ensuite, la trame de la BD n’est pas dans le style habituel de Pénélope. J’aime Pénélope parce qu’elle me fait rire. Son humour est pointu, léger, juste, typiquement féminin, mordant, frais, unique.
Or, là, elle s’essaye à un nouveau genre. En effet, l’histoire de “Cadavre Exquis” est plutôt grinçante, voire triste.
Difficile de vous en résumer la trame sans trop vous en dévoiler le contenu. Il faut juste que vous sachiez que ce n’est pas du tout aussi sautillant que “Joséphine”.
Personnellement, j’ai été un peu déçue, même si je dois tout de même saluer une fin étonnante.
ça ne change évidemment rien à l’admiration sans borne que j’ai pour cette grande artiste. J’espère juste que sa prochaine BD sera plus chic!

A vendre sur ebay…..

Au risque de me retrouver avec un magnifique procès aux fesses, je ne résiste pas à l’envie de vous faire découvrir ce magnifique, que dis-je, ce sublimissime fauteuil qui trône fièrement dans la salle de séjour de l’hôpital où je travaillais encore jusqu’à il y a deux jours.
OK, vous vous dites: il est carrément moche. Et, au fond, vous n’avez pas vraiment tort. Mais regardez-le à deux fois: ce fauteuil doit valoir une fortune sur ebay! Déjà: il doit être unique au monde et même dans l’univers tout entier! Car gageons que son créateur, le Frankenstein du fauteuil, n’a pas réussi à en faire un deuxième aussi moche. Ce revêtement automnal de tapisserie qui donne la nausée, ce mauvais goût dans les couleurs, cette forme vieillotte… Allez, combien t’y donne?
Bien que je vous voie venir et cliquer fébrilement sur la souris de votre MacBook pour en connaître le prix sur ebay, je me dois de vous avertir: je ne suis pas sûre que son propriétaire, l’Hôpital, compte s’en séparer. Ben ouais. La vie est impitoyable parfois. Bonne chance, Jim!