Les photos viennoises de la semaine

Voilà voilà: je sors ma dernière série de biscuits de Noël du four et je peux enfin me consacrer un petit moment à ce blog. Ces derniers temps, je manque cruellement de temps. Il y a tant à faire à l’aube de cette période de pré-fêtes! Je sais: bientôt, on commencera à s’activer en juillet… C’est nul, je suis d’accord…. Mais bientôt…. plein de cadeaux, youhouhou!!!!! Et puis ce week-end, il y a la visite des beaux-parents à Vienne, la semaine prochaine, les trente ans de l’Homme…. Tant à faire, je vous dit! On n’a pas des vies faciles, hein!
Bon, en attendant, voici quelques photos que je voulais partager avec vous!
Pour commencer, je parie que vous ignoriez qu’à Vienne, il y avait des “salons à saucisses”. Et ben voui! Comme j’vous l’dis! En voici la preuve:

Pour continuer dans les bizarreries de la restauration, une petite spéciale pour les Lausannois: vous avez le Lapin Vert, le Bleu Lézard, l’Elephant Blanc. Nous, on a les Coyotes Affamés:

Après cette petite mise en bouche, je voulais vous montrer la très jolie vitrine de Noël de la confiserie Oberlaa:

Enfin, pour terminer, après le manger, le boire! Difficile de se balader à Vienne en ce moment sans croiser ces petits stands qui proposent du punsch de Noël décliné en autant de sortes qu’il est possible à l’imagination fertile des autrichiens d’inventer. En voici un parmi tant d’autres, juste pour l’ambiance:

Voilà! C’est tout pour aujourd’hui. Il est temps pour moi d’aller travailler à la correction de mon roman que j’espère pouvoir publier prochainement.
Bonne nuit!

“Harry Potter et les reliques de la mort”

ça y est: on y est allés! Après avoir passé le mois dernier à revisionner les six premiers opus, nous avons assisté hier soir, l’Homme et moi, à la première partie du tome sept de Harry Potter sur grand écran: “Harry Potter et les reliques de la mort”.
Je ne vous résumerais pas, pour une fois, l’histoire: Harry Potter, on connais ou pas. D’autant plus qu’il y a déjà six tomes et autant de films au compteur.
Donc, sachez que c’était bien. Glauque, hein. Mais bien. En ce qui me concerne, j’avais trouvé la première partie du livre assez laborieuse, triste et manquant un peu d’action. Et bien c’est également le sentiment que j’en retire du film. L’adaptation est, selon moi, très bonne. Elle rend parfaitement l’ambiance et, pour une fois, rien ne manque.
De plus, en ayant reregardé les six premiers films sur un laps de temps assez court, je me suis rendue compte à quel point la saga avait évolué sur ces sept tomes. Plus vraiment grand chose d’enfantin à signaler et, d’ailleurs, c’était une salle d’adultes ravis qui étaient venus voir ce film sombre et inquiétant.
En résumé, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle adaptation des aventures mon apprenti sorcier préféré, même s’il n’a plus grand chose d’un apprenti. L’Homme, en revanche, était plus mesuré. N’ayant pas lu les livres, il a, comme moi lors de la lecture, trouvé qu’il ne se passait pas grand chose et que le rythme était lent.
Mais bon, le film fait tout de même bien honneur au livre.
En conclusion: courrez-y: c’est Harry!

Tommy Hilfiger cet automne….

Bon, une fois n’est pas coutume, je vais me permettre de parler un peu chiffons sur ce blog. Hé voui! J’en vois déjà certains râler! Mais j’ai to-ta-le-ment craqué sur la campagne d’affichage d’automne de Tommy Hilfiger:

Avouez qu’elle est chic, non? J’aime ce côté “american college”, sport chic et habillé-décontracté. Je le trouve moderne et en même temps intemporel. Bon, comme je ne suis pas Anna Wintour, je vais m’arrêter là, pour une fois, partant du principe que les photos parlent d’elles-même.

Punaise!

Aujourd’hui, on va parler (une fois n’est pas coutume, hein) d’un sujet grave! Que dis-je, d’une menace terrrrrrrrible! Car attention, et vous ne pouvez plus continuer à l’ignorer, le fléau arrive CHEZ NOUS! Bon, tant que c’était outre-atlantique, on s’en battait l’oeil, hein, mais là…. CHEZ NOUS, je vous dis!
En effet, même si vous habitez sur la lune, vous n’aurez pas manqué d’apprendre dernièrement que les punaises de lit ENVAHISSENT LE MONDE!!!!!!!! Ayant d’abord proliféré à New York, les petites bêbêtes ont fini par prendre l’avion! Hé oui! Et, excusez-moi du terme, mais ça va ch…. dans le ventilo, les enfants! Quand elles seront là (car, aux dernières nouvelles, elles envahissaient Paris, donc Vienne, donc…. Lausanne!!!), ça va plus rigoler du tout!
D’ailleurs, hier, je regardais tristement notre lit et j’ai dit à l’Homme: “Bientôt bye bye, les grasses mat’! Quand elles seront là, on fuira notre lit! D’ailleurs, sais-tu que la femelle peut survivre un an sans se nourrir?” “Ha? Et elle résiste à combien de coups de savate?” s’est enquis l’Homme, stoïque.
Il s’en fout, l’Homme: il n’est jamais à la maison! Mais moi, je ne suis pas du tout prête à partager l’appartement avec ces nouvelles colocataires!
Pis, tiens! Comme ça vient des US, gageons qu’ils vont bientôt nous pondre un blockbuster sur le sujet pour en remettre une couche et nous faire encore plus peur!
Car là-bas, c’est la psychose: les gens se font sâlement piquer par leurs indésirables hôtes et cachent leur marques affreuses pour ne pas être victime d’exclusion. Parce que voui: c’est comme les poux: ça se transmet à tous vos chers amis! Votre chef, à la rigueur, vous vous en fichez. Si ça se trouve, vous lui avez déjà refourgué vos morpions par le passé. Mais votre Tantine Alice, elle a pas mérité ça!
Donc voilà. A l’heure où j’écris ces lignes, j’en suis sûre, vous en riez. Mais rira bien qui rira le dernier!
Et je conclurai par ces mots divinatoires d’Homer Simpson: Wouh Pinaise!

“Quartier Lointain” de Jirô Taniguchi

Encore un manga à l’honneur, aujourd’hui! Et pas des moindre: celui dont je vais vous parler a déjà sa petite réputation. Il s’agit des deux tomes du merveilleux “Quartier Lointain” de Jirô Taniguchi.
Que tous ceux qui pensent encore que les mangas sont des oeuvres légères et creuses destinées à la (prime) jeunesse, lisent attentivement ce qui va suivre. Car j’espère parvenir à les faire changer d’avis.
Bon, je sais: c’est pas un truc sorti hier, ce “Quartier Lointain”. Et j’avoue que ça faisait un moment que j’avais envie de le lire. A ma décharge, les prix pratiqués dans le commerce sur les BD, et donc généralement les mangas, tuent souvent le désir. Donc, depuis quelques années, je l’observais, ce “Quartier Lointain”. Sur les étals des librairies, il me narguait, me tentait, m’appelait mais mon choix se portait toujours sur autre chose. Et, il y a une semaine, oh! merveille!, je les ai vus: les deux tomes de la BD. Ils étaient soigneusement rangés dans la bibliothèque de l’Homme. Oui oui! Celle-là même où je ne vais jamais fourrer mon nez!
Donc voilà: l’Homme possédait “Quartier Lointain”. Et visiblement depuis plusieurs années. Des fois, on croit se connaître, et puis, hop! on découvre que l’autre possède un livre que l’on voulait lire depuis longtemps. C’est fou, ça!
Bon, j’arrête de vous bassiner! Alors, ce “Quartier Lointain”? Ben en fait, c’est l’histoire d’Hiroshi Nakahara, un architecte de quarante-huit ans dont le passé comprend une énorme zone d’ombre: il n’a jamais pu s’expliquer la disparition de son père alors qu’il avait quatorze ans, laissant une famille, au demeurant heureuse, en état de choc. Mais la vie a encore quelques tours à jouer à Hiroshi. C’est ainsi que, à l’occasion d’une visite sur la tombe de sa mère, il se retrouve projeté dans le temps et échoue dans son corps d’enfant de quatorze ans. C’est ainsi qu’il va essayer de résoudre le mystère de cette disparition et, même, tenter de l’empêcher.
Je vais m’arrêter là dans la description de l’histoire. Je vous dirai encore que j’ai trouvé cette oeuvre touchante et magnifique. Simple et sans fard. Avec pour seule conclusion une question: qu’est-ce que le bonheur? Qu’est-ce qui nous rend heureux? Ou malheureux? Notre destin est-il tracé?
De plus, les personnages sont terriblement humains, dans leurs espoirs, leurs craintes et leurs doutes. Et, aussi, dans leurs rêves.
“Quartier lointain” a remporté l’Alph’Art du meilleur scénario lors du Festival d’Angoulême en 2003.

Aldebert: “J’ai 10 ans”

Je l’avoue, je n’ai jamais vraiment bien compris pourquoi les artistes, chanteurs et musiciens, sortaient plus ou moins tous, à un moment donné de leur carrière, un “best of”. C’est aussi obsolète qu’un écrivain qui publierait un recueil de plusieurs chapitres disparates de ses anciennes oeuvres. En plus, on ne sait pas vraiment à qui ça s’adresse: les fans ont déjà acheté l’ensemble du répertoire et il y a peu de chance que les non-fans changent tout à coup d’avis et s’offrent un album de l’artiste. Et pourtant! Aux alentours des fêtes de fin d’année, les rétrospectives musicales foisonnent dans les magasins et les boutiques en ligne.
Incompréhensible! Il faut croire que ça marche (commercialement, s’entend!).
Mais qui donc achète ces best-of?
Moi, par exemple, qui au nom de mon adoration sans faille pour Aldebert, me suis fendue de treize euros plus les frais de port pour me procurer ce “J’ai 10 ans”, dernier opus de l’artiste.
Bon, au premier abord, treize euros plus les frais de port, c’est cher payé pour trois inédits, aussi géniaux soient-ils (car ils le sont).
Le reste de l’album offre cinq titres “version swing” dans le style jazz manouche assez réussis, six chansons live et trois bonus (dont le sympathique “Le deux cinq”. Par contre, Aldebert aurait pu se retenir pour les versions club de “L’inventaire” et de “On se peut rien faire quand on est petit”).
Bon, l’avantage, c’est que dix-sept titres pour treize euros c’est finalement raisonnable, même avec les frais de port.
Et au final, Aldebert s’en sort plutôt bien avec cet album. Même si j’aurais vraiment, vraiment aimé un CD avec douze nouvelles chansons. Allez! Sans rancune, Monsieur Aldebert! Et bonnes fêtes!

“Replay” de Ken Grimwood

Voilà un livre étonnant que ce “Replay” de Ken Grimwood!
M’ayant été chaudement recommandé par mon frère, c’est avec curiosité que j’en ai abordé la lecture.
L’histoire est celle de Jeff Winston qui, à 43 est terrassé par une crise cardiaque, s’effondrant sur son bureau alors qu’il est en pleine discussion téléphonique avec sa femme Linda. Cette mort l’arrache à une carrière en demi-teinte dans la radioinformation et à un mariage qui bat de l’aile. Cependant, il va avoir la surprise de se réveiller dans son corps… vingt-cinq ans plus tôt, dans sa chambre d’étudiant à l’université. Plus surprenant encore, il se souvient de son ancienne vie. “Replay” est donc le récit de cette “répétition” de son existence qu’il va s’efforcer de rendre meilleure…. Et ce en allant de surprise en surprise.
J’ai adoré ce roman. Ken Grimwood y orchestre magistralement un suspense omniprésent. On vit l’aventure de Jeff en même temps que lui et on est entraîné dans une spirale sans fin d’évènements inattendus et étonnants. Et, lorsque l’on croit que tout est dit, l’auteur parvient encore à nous maintenir en alerte grâce à des rebondissements incessants. Jusqu’à une fin digne de la qualité du reste de l’histoire….
Je ne vous en dirait pas plus, sinon que je vous le conseille chaleureusement.
Une chose encore: Ken Grimwood, lui aussi journaliste pour la radio, est décédé prématurément à l’âge de cinquante-neuf ans. Je n’ai pas réussi à trouver dans quelles circonstances. Il était, comme son héros dans “Replay”, journaliste pour la radio…. Troublant, non?
Sachez enfin que “Replay” a été couronné par le “World Fantasy Award” en 1988. Ses droits cinéma ont été acheté, mais, à ce jour, il n’a pas encore été adapté, bien qu’on parle de Spielberg en coulisse….
Alors, en attendant, je vous souhaite une excellente lecture…

La photo viennoise de la semaine

Aujourd’hui samedi, si le temps était gris sur Vienne, nous avons eu droit à une température presque estivale. On devait avoisiner les 20 degrés. Les Viennois, déjà peu frileux d’ordinaire, ont donc envahi les terrasses. Ici un petit café autoproclamé (“Kleines Café”) du Ersten Bezirk. Voici la photo viennoise de cette fin de semaine.

Skunk Anansie: “Wonderlustre”

Il y a les groupes qui font les choses bien. Et les autres. Skunk Anansie fait partie de la première catégorie. Depuis leurs débuts, il y a de ça un peu plus d’une décennie, ils ont su relever le pari difficile d’évoluer, de se renouveler tout en gardant leur style et leur identité propre.
Portés par l’énergie vitale flamboyante de la chanteuse Skin -sans doute une des plus belles voix du monde-, ils marquent de leur emprunte incandescente un milieu rock qui peine à trouver un second souffle. Ou plutôt, ils s’en démarquent.
En effet, chaque album du groupe est une formidable réussite. Alternant les titres énergiques comme “My ugly boy” ou “You’re too expensive” avec de magnifiques slows aussi langoureux qu’intenses comme eux seuls savent en écrire (“My love will fall” ou “I will stay but you should leave”), ce nouvel opus atteint de nouveau son but: faire passer à l’auditeur un moment de pure énergie et d’émotion viscérale.
Une vraie merveille!
PS: Skunk Anansie est en tournée. Ils joueront le 18 février 2011 à Vienne au Gasometer. A ne pas louper!

Sur un air d’opérette….

Et pour continuer avec quelques clichés de nuit, voici un autre endroit, une autre ambiance: l’opéra de Vienne, si chéri et choyé par les viennois, sous ses plus beaux atours nocturnes. On entendrait presque quelques notes de musique s’échapper par les interstices de son imposante stature.