“Le Prédicateur” de Camilla Läckberg

Bon, ben là c’est dit: je suis carrément définitivement fan! De Camilla Läckberg, s’entend. Et, par extension, de ses romans qui, une fois qu’on les a ouvert, on a plus de cesse de les lire jusqu’à la dernière page, jusqu’au dernier souffle.
Dans “Le Prédicateur”, on retrouve les personnages qui nous avaient déjà tenus en haleine dans “La Princesse des glaces”, à savoir la romancière Erica Falck et l’inspecteur Patrick Hedström, ainsi que bon nombre de leurs concitoyens de la petite commune de Fjällbacka, port de pêche suédois plein de charme, mais également infesté de noirs secrets.
Ainsi, lorsqu’on retrouve le cadavre d’une jeune femme, atrocement torturée, puis presque en même temps, les ossements de deux jeunes filles disparues vingt-cinq ans plus tôt décédées des mêmes blessures, toute la petite communauté est sous le choc. C’est le plein été et la canicule rends difficile l’enquête, de même que les derniers jours de grossesse d’Erica.
Rapidement, l’enquête met en avant la famille Hult, dont l’ancien patriarche, Ephraïm, plus connu sous le nom du Prédicateur, sillonnait, de par le passé, la région avec ses deux fils, Gabriel et Johannes, dont les étranges dons de guérison avaient fait d’eux des célébrités locales. Cependant, avec le temps, les vieilles jalousies se sont transformées en haine et, après le suicide de Johannes, les deux branches de la famille se vouent une haine implacable. Mais continuent de cacher leurs secrets inavouables… Ceux-là même que Patrick et son équipe doivent percer à jour s’ils veulent retrouver vivante Jenny, la jeune campeuse qui a disparu…..
En ce qui me concerne, j’ai adoré ce roman. Plus, peut-être encore, si c’est possible, que “La Princesse des Glaces”. Le suspense y est insoutenable, les rebondissements incessants, les personnages profonds et le cadre idéal. Bref, c’est un petit bijou littéraire dont je me réjouis de lire la suite (il y a encore trois enquêtes parues après celle-ci à ce jour).
Une très bonne lecture que je ne saurais que vous conseiller vivement!

Une soirée au Ronahi Lounge

Discrètement logé au numéro 18 de la Schottenfeldgasse, près de la gare de Westbahnhof, le café-restaurant Ronahi Lounge ne révèle réellement ses charmes qu’au visiteur attentif et curieux d’aller au delà de son rez-de-chaussée peu attractif de style cantine. Mais, si celui-ci s’aventure au premier étage du lieu, il découvrira avec grand plaisir une ambiance cosy et feutrée où l’éclairage tamisé fait bon ménage avec de vieux canapés (parfois éventrés) et des tapis d’orient fatigués.
Chaleureux, décontracté et confortable, le premier étage du Ronahi vous permettra également de goûter à une cuisine orientale simple mais bonne à des prix vraiment ridicules.
Un seul bémol: le service est long et laborieux et pas franchement sympathique. Mais bon, c’est malheureusement assez fréquent à Vienne.
Une adresse que je vous conseille donc vivement d’essayer pour une soirée entre amis!

Mes petits cahiers français….

D’abord, il faut que je vous l’avoue: je voue un culte païen à la Tour Eiffel. Qu’importe le support sur lequel elle se décline, je la trouve d’un esthétisme fou! Pour moi, et en tant que Suissesse, elle représente ce que la France a de meilleur: le romantisme, le charme et, croyez-le ou pas, la femme éternelle. La Française, élégante toujours, mystérieuse, parfois, qui ne se départit jamais de cette “french touch” qu’aucun autre pays n’a su imiter à ce jour (même si le Japon est bien parti pour tenter de la rattraper; cela dit, ça n’est pas le sujet de ce post).
De plus, depuis que je vis à Vienne, j’ai eu l’occasion de constater à quel point l’accent français augmente le potentiel glamour de la femme qui sait en jouer. En effet, les Autrichiens en sont très friands.
Donc voilà. Aujourd’hui, je voulais partager avec vous les couvertures de ces deux petits cahiers qui, selon moi, résument à merveille ce que je viens de dire. Celui de droite, je l’ai acheté en Suisse, chez Image +. Il a été réalisé par Miss Miza pour la Collection Blue Art. Quand au second, celui avec ladite Tout Eiffel, vous ne le croirez peut-être pas, mais je l’ai acheté… à Vienne. Dans un kiosque de la station de métro de Karlsplatz. Il a été réalisé par Marie-Anne Foucart pour Correspondances.

La petite gourmandise de la semaine….

Vous ne pourrez pas aller au Bol (dont je parlais plus bas) sans essayer le fantastique gâteau Le Bol.
Il faut savoir que, à priori, votre choix ne se portera pas forcément sur ce dessert, au vu de son aspect banal et, surtout de l’attrait des autres pâtisseries du lieu. Mais, lorsque vous aurez goûté au gâteau Le Bol…. et bien…. vous ne penserez plus qu’à la prochaine fois où vous pourrez en manger.
Concocté spécialement pour l’enseigne à partir d’une recette secrète du pâtissier Fruth, la merveille se compose notamment de dattes, de chocolat et de noix. Fondant dans la bouche, elle est toujours accompagnée d’une délicieuse crème blanche légèrement acidulée qui tranche avec son goût sucré tout en donnant une impression rafraîchissante en bouche.
Bref, du pur bonheur!

Le Bol, le rendez-vous des francophones de Vienne

Au centre de Vienne, proche de Stephansplatz, plus exactement à Neuer Markt 14, se trouve une adresse incontournable pour les amateurs de “french touch”, autant pour sa cuisine que pour son style. En effet, Le Bol se propose de vous emmener pendant quelques heures en France. De par sa carte, de par son ambiance, de par son service.
De la première, on ne pourra que parler des croques-monsieur et madame, des délicieuses baguettes, des fantastiques salades et des succulentes tartines, servies froides ou chaudes, qui se déclinent de mille façons pour égayer votre palais et titiller votre curiosité. Si la salade Monsieur Seguin est, avec son chèvre chaud, la plus plébiscitée, je vous conseille vivement d’explorer le reste de la carte. Car ici, on vous sert également, à la demande, du lait grenadine, un Perrier citron ou une mauresque. Sans compter que c’est l’un des seuls endroit à Vienne où l’on trouve des éclairs au chocolat.
Quand à l’ambiance, vous serez baignés dans une atmosphère que ne renieront pas les nombreux bobos qui viennent y écouter la radio en français et lire Paris Match.
Pour terminer, le service y est agréable et très “frenchy”.
On adooooooore!
Mais attention: l’endroit est toujours plein à craquer, donc il est vivement conseillé de réserver! Déplacez-vous car ils sont débordés et ne répondent que rarement au téléphone!

PS: les photos ne sont pas extraordinaires mais, par respect pour la clientèle du lieu, je n’ai pris que des vues extérieures. L’endroit est boisé et chaleureux mais petit et bondé.

Kangmei Massage: une oasis de bien-être à Vienne

A Vienne, non loin de la station de métro de Pilgramgasse, plus exactement à la Hofmühlgasse 6, dans le 6ème arrondissement, se trouve un endroit à connaître absolument.
En effet, Kangmei Massage est un institut qui se propose de vous rendre la vie meilleure, l’espace du temps que vous aurez choisi. Que ça soit 30, 45 minutes ou une heure, les massages qu’on vous y dispensera sont un pur moment de bonheur.
Selon des techniques traditionnelles chinoises ancestrales, ces dames prodiguent des soins sérieux et professionnels mariés à un accueil des plus agréables.
En ce qui me concerne, je suis devenue accro de leurs séances de réflexologie. En effet, les quinze premières minutes, durant lesquelles vos pieds trempent dans un bain relaxant aux pétales de fleurs et au lait, vous vous ferez masser le dos, les bras, le haut du corps. Le temps restant sera consacré au massage des pieds et à la stimulation de zones réflexes dont tout votre corps va profiter. Si la séance est parfois douloureuse, vous ressortirez de l’institut avec une sensation de bien-être inégalable.
En plus, la bonne nouvelle est qu’ils font des bons-cadeau! Donc vous pouvez vous faire offrir une ou des séances.
Pour les prix, tout à fait raisonnables, vous pouvez aller voir là.
Bonne détente!

“My little Paris”. Enfin le livre!!!!

Vous avez toujours rêvé d’être un “insider” à Paris, de connaître tous les bons plans secrets des Parisiennes ou, plus probablement, vous allez visiter la capitale et vous mourrez d’envie de la découvrir autrement. Ce livre est fait pour vous!
Tiré d’un blog qu’on ne présente plus issu de l’imagination d’un groupe de nanas très chic, My Little Paris est un concept qui se propose de vous initier aux “bons plans que les Parisiennes ne vous fileront jamais” car elles les gardent précieusement pour leur usage personnel.
Ainsi, cet ouvrage vous proposera de dîner dans un restaurant qui n’a qu’une table, de vous faire habiller par une créatrice de mode secrète, de connaître les adresses des stocks des grandes marques où vous pourrez vous refaire une garde robe à prix raisonnable, de manger des légumes oubliés ou encore d’aller faire trempette dans une piscine au décors magique louée à l’heure.
Si, après ça, vous n’êtes pas encore convaincu que ce guide est IN-DIS.PEN-SABLE, allez donc faire, comme déjà 200 000 lectrices, un tour sur le blog.
Ah! Encore une chose: ce livre regorge de petits moments de bonheur, comme de belles citations ou les magnifiques dessins de la talentueuse Kanako. Plus qu’un répertoire, un état d’esprit.

Une visite au MAK

Vienne compte plus de musées que, je crois, je ne pourrai en visiter pendant mon temps ici. Cependant, j’essaie, dans un but de divertissement pur, d’en voir un maximum.
Ainsi, mon amie Jenny m’a emmenée au MAK, le Museum für angewandte Kunst, ou, plus simplement, musée des arts appliqués.
Situé à côté de Stadtpark, dont j’ai parlé récemment, la bâtisse est magnifique et abrite des trésors. Ainsi, si j’ai gratifié d’un regard dubitatif l’exposition sur les tapis d’Orient ( j’en verrai un chez des gens, je me dirais qu’ils ont terriblement mauvais goût!), j’ai été fascinée par la dentelle et le mobilier ancien. Quand aux salles consacrées à l’art contemporain, elles se sont révélées assez surprenantes.
Voici donc quelques photos de ce magnifique endroit:

“La carte et le territoire” de Michel Houellebecq

Bon, à priori, lire un Goncourt pour relever le niveau de mes lectures habituelles, m’a franchement quelquefois parut être une bonne idée. Je me souviens avoir acheté “Les Bienveillantes” de Jonathan Littell il y a quelques années, sans jamais avoir eu le courage de l’entamer. Or, lire du Houellebecq n’a jamais été une évidence pour moi. Echaudée par la lecture d'”Extension du domaine de la lutte”, oeuvre épilepto-psychotique qui m’avait, il est vrai un peu découragée, je n’ai jamais vraiment développé l’envie de poursuivre avec cet auteur.
Pourtant, les critiques dithyrambiques au sujet de son dernier roman sont parvenues à éveiller mon intérêt. Mais c’est finalement la lecture de la quatrième de couverture de “La carte et le territoire”, qui a fait naître en moi le besoin évident de lire ce livre. Pour une fois, je vous la restituerai telle quelle au lieu de vous résumer le roman à ma sauce:
“Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.”
“Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série de “métiers”, ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.”
“Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police”.
“Sur la fin de sa vie, il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures….”
Donc voilà. J’ai beaucoup aimé ce livre. Il m’a fait rire, m’a surprise de nombreuse fois et m’a pas mal fait réfléchir.
J’ai beaucoup apprécié, également, le fait que l’auteur se mette en scène dans son roman, lui mais aussi d’autres personnalités comme Frédéric Beigbeder ou Jean-Pierre Pernault. Ça donne à l’histoire un côté clair-obscur un peu fou car on se demande souvent où s’arrête la fiction et où commence la vraie vie.
En bref, un roman intelligent, drôle et inspiré que je ne peux que vous conseiller.
Bonne lecture!

“The Green Hornet” de Michel Gondry

Bon, disons-le carrément: ce Michel Gondry est un génie! Ses films, complétement décalés, me ravissent à chaque fois. Ainsi, lorsque j’ai découvert que ce “Green Hornet”, dont les affiches tapissent les murs de Vienne depuis quelques semaines, était son nouveau film, j’ai cessé de penser que c’était un énimème film débile de superhéros. Et, avec force commentaires optimistes et admiratifs sur ce réalisateur, j’ai réussi à trainer l’Homme jusqu’au Haydn Kino pour visionner les aventures du Frelon Vert.
“The Green Hornet” raconte l’histoire de Britt Reid, héritier désabusé d’un colossal empire médiatique, qui, outre profiter de l’immense fortune de son père, ne fait pas grand chose de son temps. Or, à la mort (subite) de celui-ci, Britt se retrouve à la tête du journal que dirigeait son père. Catastrophe ambulante, il ne sait pas vraiment que faire de tout ce pouvoir jusqu’au jour où son chemin croise celui du génial Kato, un ancien employé de son géniteur. Alors que tous deux sont amenés à sauver, presque par hasard, un couple en difficulté, ils décident de renouveler l’expérience en donnant vie au superhéros bientôt surnommé le Frelon Vert. Mais seront-ils à la hauteur de leurs ambitions? Car le milieu du crime s’organise rapidement autour du terrible Chudnofsky pour leur mener la vie dure.
Plein d’humour et d’autodérision, ce film intelligent parvient à remporter le pari de sortir des sentiers battus et des clichés du genre pour nous surprendre à chaque instant. Il est, de plus, formidablement servi par un casting avantageux et inspiré. On rit beaucoup et on ne s’ennuie pas un seul instant!
Je vous le conseille vivement!
Bonne séance