“Sourire en coin” de Nicci French

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un thriller psychologique que j’ai acheté il y a déjà quelques temps et que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire jusqu’à présent.

“Sourire en coin” de Nicci French est un livre écrit à quatre mains par un couple de journalistes anglais qui se sont désormais fait un nom dans le roman à suspense. L’histoire est celle de Miranda, jeune peintre décoratrice londonnienne, indépendante et au caractère bien affirmé. Ainsi, lorsqu’elle découvre que Brendan, son tout nouveau petit ami, s’est introduit dans son appartement sans la moindre gêne et a lu son journal intime, elle décide de rompre avec lui. Cependant, quelques jours plus tard, sa soeur Kerry lui annonce, rayonnante, qu’elle a entamé une relation avec le fameux Brendan. Chose qui ne semble déranger que Miranda car toute sa famille et ses amis adoooooooorent le jeune homme. Mais, lorsqu’il se met à avoir un comportement ambigu envers elle, personne ne la croit et la jeune femme se retrouve prise dans une spirale aussi machiavélique que perverse dont elle ne semble pouvoir sortir indemne. 

J’ai trouvé ce roman sur le harcèlement psychologique très prenant et angoissant. Il décrit de manière très réaliste la façon dont la maladie mentale d’une personne peut détruire tout ce qu’il y a autour d’elle. Le personnage de Brendan est terrifiant, malgré sa feinte gentillesse. Et on se retrouve complètement contaminé par la peur et le dégout que ressent Miranda. On en arrive rapidement à une conclusion certaine: de Brenda ou de Miranda, seul un des deux ne pourra se sortir de ce pervers et malsain duel entre amour, répulsion et folie.

J’ai dévoré ce livre en deux après-midi. Cependant, malgré que j’aie trouvé cette oeuvre captivante et bien écrite, j’ai tout de même à déplorer que le dénouement soit un peu décevant et tiré par les cheveux. Mais bon, globalement une très bonne lecture que je vous conseille vivement.

 

Le “Rocky Docky”, une alernative aux escalopes panées à Vienne

Si il est vrai que l’escalope panée est un incontournable à Vienne, le Viennois (pur souche ou d’adoption, qu’importe) a parfois envie d’un bon gros steak de boeuf bien saignant ou cuit selon son désir. L’adresse idéale, alors, se trouve dans le 16ème district, plus précisément à la Rückertgasse 39, où le Rocky Docky’s Western Steakhouse ne devrait pas vous décevoir en la matière.

Décoré à la manière “western”, ce restaurant offre de petites loges originales où manger tranquilement presque à l’abri des regards. Il y a même un coin où vous aurez l’impression d’être en prison. Et, pour le clin d’oeil, les toilettes sont décorées comme dans une mine, avec des petits wagons plein de pierres.

La carte, elle aussi vous ravira: imprimée à la manière d’un vieux journal, elle propose un large choix de steaks avec leurs accompagnements typiques: galettes de maïs, haricots rouges et autres sauces délicieuses qui vous seront servies avec votre commande.

Le personnel est attentif et sympathique.

En tout cas, c’est un restaurant que l’Homme et votre Brunette considèrent comme une valeur sûre. En ce qui concerne la photo, l’endroit étant assez sombre, c’est la seule que j’ai prise qui n’est pas trop mal sortie…. Donc désolée si ce post n’est pas très imagé.

Je vous souhaite quoi qu’il en soit un excellent appétit!

“La Délicatesse” de David Foenkinos

 

Raconter “La Délicatesse” en quelques mots à qui ne l’a pas lu s’avère assez difficile. Sans doute parce que c’est un roman unique en son genre. Une histoire, sans doute, d’un amour, de plusieures amours, de vie et de mort, certes, mais contée par le biais de sentiments, de sensations, de frôlements, de destins qui se croisent, s’effleurent, se déchirent et se réparent.

“La Délicatesse”, c’est l’histoire d’une femme, Nathalie. Sublime, intouchable, humaine, amoureuse. Et puis voilà: la vie lui reprend tout. Son amour, son mari, son François. Enfin, pas tout quand même car elle lui laisse ce pouvoir, impérieux et implacable, cet attrait qu’elle exerce sur les hommes. C’est ainsi que, morte vivante, anesthésiée et sans affect, Nathalie se redécouvre dans les yeux de deux hommes, Charles, son patron, et Markus, son subalterne. Petit à petit. Avec délicatesse.

Les thèmes, pourtant graves (la mort de l’être aimé, le rejet, le déclin du sentiment amoureux), sont traités brillamment et avec une sorte de détachement aérien, presque comme lorsqu’on sort de son corps et que l’on s’observe vu du ciel. Un second degré, une plume d’une légèreté et d’une délicatesse infinie. Une écriture drôle et bouleversante, qui vous prend aux tripes pour vous faire éclater de rire l’instant d’après. Un roman traité de manière originale et iconoclaste. Une oeuvre magnifique et incontournable!

“La Délicatesse” a obtenu dix prix littéraires.

Dans le genre de plume “humaine humaniste”, je pense que les fans de Katherine Pancol ou Anna Gavalda apprécieront. C’est beau et touchant à la fois. Un chef d’oeuvre.