L’arsenal de Vienne: entre guerre et paix

Si vous avez envie de découvrir un endroit étonnant et méconnu à Vienne, filez voir l’arsenal. A quelques minutes de la gare de Südbahnhof en tram ou en bus, vous serez surpris, peut-être même séduits par ce lieu étrange.

Les gens qui me connaissent n’ignorent pas mon dégoût farouche vis à vis de tout ce qui a un tant soit peu trait à l’armée. Mais, dans ce lieu où règne un calme presque statique, le temps semble s’être arrêté après avoir conduit des tanks et autres véhicules militaires aux pieds de ces murailles rouges entourées d’arbres séculaires. L’endroit est harmonieux bien que martial. Un esthétisme certain se dégage de ces murs sévères mais pas tristes. Je vous laisse juger par vous-mêmes:

“Midnight in Paris” de Woody Allen

 

Pour être franche, et je l’ai, je crois, déjà dit dans ces colonnes, je ne suis pas une grande fan de Woody Allen. J’ai de la peine avec son humour, son univers, ses sujets récurrents.

Pourtant, “Midnight in Paris” m’a alléchée. De par son affiche tout d’abord, belle et prometteuse, de par son décors ensuite, Paris la magnifique, et, enfin, de par son casting de rêve: Marion Cotillard, Adrien Brody et Gad Elmaleh entre autres pointures du septième art.

L’histoire est celle de Gil Pender, écrivain americain en mal d’inspiration qui, au cours d’un séjour à Paris avec sa fiancée, va vivre une expérience surprenante: au moment des douze coups de minuit, alors qu’il est seul dans les rues de la capitale, il va être invité à monter dans une vieille voiture qui va le mener tout droit à….. Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway, pour ne citer qu’eux. Ainsi, chaque nuit, il va retrouver Dali, Picasso et consors tandis que la journée il vit une vie normale. Mais, entre rêve et réalité, Gil va être amené à choisir….

J’ai trouvé que ce film était poétique, savoureux et avait une belle morale. Il est également drôle, touchant et sincère. De plus, Paris y devient un personnage à part entière, peut-être le caractère le plus étincelant de l’histoire!

Bref, un très bon moment de cinéma!

Un petit thé chez Demmers

Il y a quelques jours, Vienne a été temporairement plongée dans le froid et la grisaille. Pour lutter contre la déprime ambiante qui accompagnait cette météo défavorable, un petit thé s’imposait. Et pas n’importe où. Car à Vienne, si l’on cherche une bonne adresse pour le divin brevage, il n’y a pas à tergiverser: Demmers Teehaus apparaît rapidement comme l’Adresse-A-Connaître.

Un peu cachée des regards, située dans le Premier District à l’adresse Molker Bastei 5 (à 1 minute de Schottentor), Demmers Teehaus vous apportera le côté cosy et calfeutré des canapés du Starbucks avec l’ambiance chaleureuse et artisanale en plus. Dans des locaux sur deux niveaux, l’enseigne vous propose de magasiner votre thé à l’emporter au rez-de-chaussée et de goûter à différentes sortes choisies accompagnées de cookies ou de tranches de cake à l’étage.

En effet, le rez compte un nombre incalculable de thés à acheter au poids, servis par un personnel de très bon conseil. Personnellement, j’apprécie la vaste gamme de thés rouges (Roïboos) déthéinés. De plus, les prix sont tout à fait abordables en comparaison à d’autres maisons spécialisées. Enfin, vous pourrez choisir, toujours au rez, divers accessoires, théières et tasses dans un très large choix.

A l’étage, en mezzanine, se trouve le salon à proprement parler, Un très joli endroit où passer un agréable moment.

Voici, pour terminer, quelques photos du lieu:

“Postmortem” de Patricia Cornwell

Comme j’adore flâner dans les librairies, je n’ai pas manqué de remarquer, à moult reprises, les livres de Patricia Cornwell, auteur à priori plutôt prolifique dans le genre du roman policier. Cependant, je n’ai jamais réellement poussé la curiosité jusqu’à acquérir un de ses ouvrages.

C’est ainsi qu’une de mes patientes m’a récemment fait remarqué: “Quoiiiiiiiiii????? Vous n’avez jamais rien lu de Cornwell? Vous devriez adorer! Non seulement c’est génial mais, en plus, c’est un peu comme “Les Experts”: l’héroïne, Kay Scarpetta, est médecin légiste et il y est beaucoup question de sciences forensiques.”

Pensez-vous! Il n’en fallait pas plus pour éveiller mon intérêt. Ladite patiente a tout de même précisé: “Commencez par le premier, “Postmortem”. Car c’est une série, ça se suit, les personnages évoluent au fil des romans successifs!”

“Postmortem”, donc. Il en ressort qu’on est vite plongé dans le vif du sujet comme, en tournant les premières pages, on suit Kay Scarpetta sur une expertise de scène de crime.

En effet, une jeune femme, Lori Petersen, a été violée, torturée et assassinée par celui que la ville de Richmond, Virgine, connaît désormais comme l’Etrangleur. Comme elle, trois autres femmes ont péri auparavant de la même manière. Trois femmes blanches et une noire. Aucun dénominateur commun ne permet d’anticiper sur les faits et gestes du tueur. Noirceur et perversion vont entraîner le Dr Scarpetta dans une enquête sans retour possible, entre manipulations politiques, mysoginie et sentiments bousculés.

Il n’y a quasiment pas de temps mort dans ce roman qui se lit dans un souffle. Les personnages sont complexes et attachants. En ce qui me concerne, j’ai adoré Marino, le flic mal embouché mais sérieusement moins stéréotypé qu’on ne pourrait le croire.

Sinon….. euh….. Si je peux ajouter un conseil avant de conclure: organisez-vous pour ne pas lire ce très bon roman seul le soir. Enfin, moi, ce que j’en dis….

Allez! Bonne lecture!

Dernières lumières estivales….

Merci à ceux qui continuent de suivre ce blog malgré ma faible activité actuelle….. Merci à ceux qui m’envoient des mails, des SMS ou qui me disent carrément: “Ecriiiiiiiiis”!

Pour vous faire patienter avant un retour espéré d’inspiration ou, surtout, de temps, quelques belles lumières surprises par hasard à Vienne! Ah, et puis, je triche un peu: la troisième photo a été prise dans le train entre Lausanne et Zürich….

Voici les photos viennoises de la semaine….

Stefansplatz am Abend…

Notre rue….

Night train to Zürich….

 

“Un risque calculé” de Katherine Neville

J’ai découvert le roman de Katherine Neville « Un risque calculé » un peu par hasard et, parce que la thématique s’approchait un peu de celle de mon propre roman, il m’a tout de suite tentée.

L’histoire est celle de Verity Banks, une informaticienne de génie à la tête du service des Transferts de la Banque Mondiale, qui décide, pour court-circuiter les projets néfastes de son supérieur, de prouver qu’elle peut détourner un milliard de dollars, le faire disparaître pendant trois mois et le réinvestir pendant ce temps sans que personne ne s’en aperçoive. Utilisant ses contacts dans les milieux de la haute finance et de l’informatique de haut vol, Verity va ainsi répondre à un défi de son mentor, le mystérieux et brillant Zoltan Tor. Mais elle va rapidement se rendre compte que tout prend une tournure inquiétante…..

L’intérêt de ce roman, et ce qui a piqué au vif ma curiosité, tient également au parcours de son auteur : dans sa biographie, on apprend que Katherine Neville a été mannequin, photographe mais également consultante en informatique et vice-présidente de la Bank of America pendant dix ans. Tout ça après avoir travaillé dans la recherche sur l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, elle se consacre à l’écriture et sa plume est à l’origine du best-seller dont tout le monde a entendu parlé, « Le Huit ». Un très beau parcours dont on ne peut que tirer des liens avec son héroïne dans le présent roman.

Roman assez complexe il faut le dire (et je vous avouerais que qui ne connaît pas le sujet a parfois de la peine à tout comprendre) mais palpitant et instructif avec des personnages attachants et hauts en couleur. De plus, je l’ai trouvé très bien écrit et érudit.

En résumé, ne le lisez pas si vous avez mal au crâne. Mais c’est un très bon bouquin !

 

Vacances en Suisse….

Entre août et septembre, j’ai passé, avec l’Homme, quelques jours de vacances chez moi en Suisse. De Lausanne l’audacieuse à Neuchâtel la jolie en passant par Berne l’incontournable, notre parcours a été aussi stimulant qu’ébouriffant! Merci aux amis revus et mille excuses à ceux pour qui nous n’avons pas pu trouver le temps. Une mention spéciale à nos familles, si riches de coeur, qui nous ont accueillis, reçus et soignés aux petits oignons. De ces moments, je garde du soleil plein les yeux. Voici quelques photos prises au hasard….

Neuchâtel et ses terrasses:

L’Aubier, un café neuchâtelois plein de charme à ne pas rater!

Berne et les eaux bleues de l’Aar…

Et ses arcades….

Lausanne et son panorama enchanteur: