“Comment je suis devenu un écrivain célèbre” de Steve Hely

 

Ce livre, je l’ai reçu pour mon anniversaire, il y a quelques mois, par mon amie Line. “J’ai tout de suite pensé à toi quand je l’ai vu!” m’a -t-elle dit. Effectivement, la quatrième de couverture a tout de suite attiré mon attention:

Alors que son emploi consiste à pondre de fausses lettres de motivations pour étudiants fortunés qui veulent intégrer de prestigieuses universités américaines, Pete Tarslaw se voit embourbé dans une vie qui est loin d’être trépidente: son ex-petite amie lui annonce qu’elle va se marier et, au lieu de vivre avec elle, il habite avec un colocataire qui mange tous les jours de la purée lyophilisée en sachet. Mais, alors qu’il regarde un reportage sur les auteurs de best-sellers à la télévision, Pete a une révélation: lui aussi peut y arriver! La gloire, l’argent, les femmes, ça ne semble pas si compliqué à obtenir: il va devenir un écrivain célèbre dont les romans vont s’arracher! Quelques comprimés d’un médicament expérimental pour favoriser la concentration plus tard et, au bénéfice d’une retraite dans une cabane à sucre, Pete “accouche” de “Cendres dans la tornade”. Coup de génie ou imposture? Imposture, évidemment! Mais je ne vous en dit pas plus!

En plus d’être totalement hilarant, ce roman est génial et visionaire! Il dépeint le milieu des lettres et de l’édition de façon drôle et caustique, assénant de-ci de-là quelques vérités grinçantes qui font un peu mal. Il parle du processus d’écriture avec une justesse étonnante et détonnante.

En bref, tous ceux qui ont un jour écrit et voulu faire publier un roman s’y reconnaîtront certainement! Et même si ce n’est pas le cas, voici une lecture fort réjouissante et revigorante que je vous conseille avec enthousiasme!

Bonne lecture!

“Beginners” de Mike Mills: This is what love feels like

Alors là, il faut absolument que votre Brunette vous parle du film qu’elle et l’Homme ont vu hier soir! Pas que ça soit un film récent, hein, on s’entend bien: vu le temps que mettent les films étrangers à sortir en salle en Autriche, il sera bientôt en DVD en version française!

Enfin, quoi qu’il en soit, ce “Beginners” du réalisateur Mike Mills est une bombe! En plus, il possède une très bonne distribution! Pensez donc! Ewan McGregor (que vous verrez enfin autrement qu’en Obiwan Kenobi, rôle pour lequel il était à jamais resté numéro un dans mon coeur!), la non moins talentueuse Mélanie Laurent, qui semble posséder l’art de ne jouer que dans de bons films, et un Christopher Plummer touché par la grâce.

Bref, difficile de vous donner le “pitch” du film sans trop (ou pas assez) en dire. Après avoir perdu sa mère d’un cancer, Oliver voit son père faire son coming out et lui annoncer qu’il est gay à 75 ans. Et apprendre qu’il a lui aussi un cancer. Plein d’affection pour ce père excentrique qui semble ignorer la maladie, Oliver accompagne celui-ci jusqu’à son dernier souffle. C’est après son décès qu’il rencontre la mystérieuse et troublante Anna qui va lui redonner goût à un certain bonheur.

Loin d’être triste ou auto-appitoyant, ce film est une petite merveille de sentiments non déclarés mais très fortement ressentis. Comme le dit son sous-titre: “This is what love feels like”, voilà à quoi ressemble l’amour. C’est beau, simple, doux et jamais mélo. Bref, on en reprendrait bien une tranche!

Et puis, je terminerai ce billet en disant que je veuuuuuuuux un chien comme Arthur, le jack-russel de l’histoire!

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Bonne soirée. N’oubliez pas la Saint-Nicolas demain! Ici, en Autriche, ce jour est entouré de toute une tradition!

“Cyanure” de Camilla Läckberg

 

Et hop! Un week-end tranquille à la maison avec l’Homme et j’ai lu, digéré et métabolisé le dernier Camilla Läckberg traduit en français. Intitulé “Cyanure”, je dois avouer qu’il était pourvu d’une quatrième de couverture plutôt alléchante.

Une île suédoise en pleine tempête de neige isolée du reste du monde peu avant les fêtes de Noël. Un meurtre, puis un autre. Le drame d’une famille dirigée par un patriarche mysanthrope qui n’a su que semer la rivalité et la jalousie parmi les siens…. Une maison cossue et comfortable avec un feu de cheminée autour duquel les pires soupçons s’échaffaudent quand à l’identité du meurtrier. Un huis-clos inquiétant ou chaque personnage cache de petits ou grands secrets.

Tout cela augure un roman palpitant et, comme on peut l’attendre de Camilla Läckberg, surprenant. En fait, l’auteur signe ici une sorte de conte de Noël en forme d’hommage à des auteurs comme Agatha Christie ou Arthur Conan Doyle sans se prendre réellement au sérieux.

Cela donne un résultat intéressant mais…. un peu décevant il faut le dire. En effet, j’ai trouvé que le récit était mené trop vite, que les personnages étaient un peu caricaturaux et…. que la fin était franchement décevante.

Malgré cela, j’ai aimé le climat général de l’oeuvre et ne saurais vous en déconseiller la lecture. Empruntez-le plutôt. Et lisez-le maintenant car la période s’y prête. Bonne lecture!

Un long week-end à Amsterdam

Début novembre, l’Homme et votre Brunette sont allés passer quatre jours de bonheur absolu à Amsterdam. D’abord, Amsterdam, c’est bien autre chose que la fumette. Derrière sa sulfureuse réputation d’oasis de la drogue douce, la capitale hollandaise se fait discrète. Mais elle a cependant énormément à offrir.

Tout d’abord, allons-y avec un ou deux clichés éculés: les vélos, les fromages, les sabots, les canaux, les moulins, les tulipes et j’en passe… Mais saviez-vous que, à propos des vélos, il y a en a réellement partout? Si, sur la terre ferme, il est souvent difficile de les éviter, notre guide nous a certifié que, dans les canaux d’Amsterdam, on trouvait un mètre d’eau, un mètre de vase et…. un mètre de vélos! Il y en a de toutes sortes, des plus originaux aux plus improbables. Ils se déclinent dans toutes les façons utilitaires possibles, avec ou sans compartiment pour mettre des objets divers, voire même… un ou deux enfants…. Mais le dépaysement extrême n’arrivera que lorsque vous passerez à côté de ces étonnants… parkings à étages pour vélos! Sissi! Comme pour les voitures, mais pour les bicyclettes! Celui qui trône à côté de la gare d’Amsterdam Centraal peut en accueillir jusqu’à sept mille!

En ce qui concerne les fromages, les sabots et les fleurs, c’est comme vous vous l’étiez imaginé en beaucoup plus démesuré: des magasins aux marchés, les étals des commerçants font tourner plus d’une tête frivole! Je vous laisse seul juge:

Sinon, dans un autre registre, Amsterdam est également une ville libertine à la libido débridée et son Quartier Rouge renferme quelques surprises originales comme cette “Condomerie” où le préservatif se décline de mille façons:

Enfin, Amsterdam, c’est incontestablement une des plus belles villes d’Europe et voici quelques photos qui devraient achever de vous convaincre:

Pour terminer, notre épopée lyrique dans la capitale hollandaise n’aurait certes pas été la même sans cet excellent guide Berlitz intitulé “100% Amsterdam” qui a guidé nos pas dans des endroits parfois bien atypiques!

Bonne (re)découverte si vous prévoyer d’y séjourner prochainement!

 

 

Aldebert: “Les Meilleurs Amis”

Honnêtement, en cette période de pré-Noël (c’est à dire de baffe monumentale pour le porte-monnaie), je n’avais pas trop les moyens de me le payer, ce nouveau CD d’Aldebert intitulé “Les Meilleurs Amis”. Que faire? me suis-je demandé avec angoisse lorsque je l’ai vu dans les bacs de ma Fnac chérie. Attendre qu’on me l’offre le 24 décembre? Mmmmmm….. Ça serait sage. Bien sûr. Sauf que non. Car c’était le nouveau Aldebert, saperlipopette! Et il me le fallait. Tout de suite, en gros. Donc j’ai craqué: je l’ai acheté.

Bon, parce que, cher Papa Noël, j’adore Aldebert et tu le sais. J’aime ses chansons qui racontent chacune une histoire, une tranche de vie, une séquence déjà connue de sa ou notre existence. Car c’est cela, le truc, avec Aldebert: sa vie, c’est quand même un peu la nôtre. Et il sait si bien nous la rappeler, nous la décrire avec justesse, humour et gouaille sur des mélodies que l’on a tôt fait de fredonner le matin au réveil ou dans la rue en allant prendre le café chez Lucette.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout l’artiste, il a une magnifique discographie à son actif. Pour les fans, cet album est, à mon sens et sans aucun doute un des si ce n’est le meilleur à ce jour. En effet, Aldebert y a enfilé, comme des perles sur un collier, treize pépites musicales qui font état de tout son art de la bonne chanson. Certains titres comme “Mon homonyme”, “GPS”, “Le temps qui reste” et “Sur ton berceau” pourraient se dégager de l’ensemble si tout n’y était pas d’une qualité sans discussion. De plus, bien au delà des textes, inspirés et inspirants, on peut saluer une vraie qualité musicale.

En gros, cet album, c’est une vraie merveille! Et il vaut amplement les quelques deniers que vous débourserez pour l’acquérir. Sinon, faites-le vous offrir. De toute urgence.

Le nouveau Thomas Dutronc va vous en-chan-ter!!!!!

Bon, ben c’est clair qu’au départ, je manque un tantinet d’objectivité. Parce que, Thomas Dutronc, je l’adoooooore! C’est un peu mon Robert Pattinson à moi: je le trouve drôle, beau et sexy. Mais qu’en plus, c’est un artiste incroyable! Oui, je sais, ça donne un peu un côté midinette comme ça. Mais j’assume. Totalement.

D’abord, parce que Thomas Dutronc, et ben il chante bien. J’aime sa voix, ses intonations, sa façon un rien discrète de dégager un fort potentiel de sensualité contrôlée. Ensuite, j’aime son humour, ses textes décalés qui ne se prennent pas au sérieux. Dans la chanson “Clint”, par exemple, sur ce second album intitulé “Silence on tourne, on tourne en rond”, il se donne un côté antihéros totalement irrésistible. Pour un peu, on pourrait croire que non, il n’est pas juste le (oh my Goooooood) type le plus attirant au monde. Non. Il est un humain totalement comme les autres….

Bon, bref, on va un peu parler de l’album avant que j’ai ses avocats sur le dos pour m’assigner une distance de sécurité. Ce serait dommage. Car c’est un très bon album. Et il mérite vraiment qu’on en parle. Composé de 15 titres plus un bonus pour les petits chanceux, il aligne des morceaux sur le même mode que sur le premier album à savoir alternance entre chansons aux textes drôilissimes et plages musicales de style manouche, déjantées et énergiques. Le tout possède un charme ondulant et très convaincant.

En gros, si vous avez aimé le premier album, vous ne pourrez être que totalement séduit par le deuxième qui reste tout de même très fidèle au style de base de cet artiste fort brillant.

Vouala. Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à offrir à votre meilleure amie pour Noyël! Ah! Encore un dernier mot pour vous dire que la pochette de l’album est vraiment très belle et réussie!

C’est bon. Je me tais.

Thomas, si tu lis ce post, mon numéro, c’est le 4568 13 43. Je suis disponible surtout pendant la journée, parce que le soir, l’Homme, il est là, tu vois…..

L’hiver est de retour à Vienne

Avec le mois de novembre puis ces premiers jours de décembre, le froid, la grisaille et l’humidité ont repris possession des rues et des parcs de Vienne. C’est une période où les pas des passants se fait plus rapide, où les transports publics sont régulièrement trop pleins et où le soleil est déjà couché à 16h30. Mais c’est également le moment que choisit la ville pour se faire coquette, tout en lumières et en vitrines scintillantes, où l’on découvre un peu partout des marchés de Noël dont chacun a sa spécificité. Si ceux de la Rathaus, de Schönbrunn et de Spittelberg restent de grandes stars du genre, je vous conseille également vivement ceux de Karlsplatz pour son côté art et artisanat mais aussi celui du Schloss Belvedere où j’ai pris cette photo. Pour ceux qui veulent rester dans le centre, Am Hof vaut également le déplacement. Vous ne pourrez pas éviter de boire un pusch dont les variétés se déclinent presque à l’infini ou manger une foultitude de cochoneries à proprement parler puisque la saucisse est autres cochonailles sont reines des lieux. Bref, de quoi se réchauffer l’âme et le corps avant d’entamer la froide saison! Emmitouflez-vous bien quand même car les petits virus de l’hiver donnent eux aussi un charme discret à l’aventure!