“L’Hypnotiseur” de Lars Kepler

 

Je vous le dirai d’emblée: il y a pas mal de temps que je n’avais lu un livre aussi incroyable! “L’Hypnotiseur”, premier roman à quatre mains du couple suédois connu sous le pseudonyme de Lars Kepler est une oeuvre complexe et prenante.

Faisant monter l’angoisse jusqu’à un seuil quasi extrême, ce roman noir est un pur bijou de suspense et l’intrigue s’y déroule à une vitesse folle.

L’histoire commence lorsque Erik Maria Bark, autrefois connu pour ses talents d’hypnotiseur mais ayant abandonné cette pratique, est appelé au chevet d’un jeune garçon dont la famille a été massacrée avec une sauvagerie peu commune. En effet, Joona Linna, inspecteur à la Rikskrim, souhaite que le Dr Bark hypnotise le garçon, qui se trouve dans un état critique, afin de retrouver au plus vite sa grande soeur, dont il pense qu’elle est pourchassée par le tueur. D’abord réticent, Erik Maria Bark accepte. Mais les révélations que va lui faire le jeune Josef vont aller au-delà de ce qu’il pouvait imaginer. Et également déclencher une réaction en chaîne d’événements terribles et incontrôlables. Jusqu’au point de rupture….

L’intrigue de ce roman est haletante et terriblement machiavélique. Les personnages sont complexes. Entre enfants tueurs, patients psychiatriques gravement atteints, amour, trahison, adultère, enlèvement, sexe et perversion, Lars Kepler signe ici un thriller unique.

A lire de toute urgence!

Bye bye Santa!

 

Alors que les rues deviennent de véritables cimetières à sapins de Noël, retenons, prolongeons encore un peu l’instant magique. Noël. Nowël! Que ce fut doux cette année encore! Maintenant, il est temps de tourner une nouvelle page. La page 2012, donc. Ses promesses, ses questions. Serons-nous encore là en 2013? Il y a de fortes raisons de le croire. Je vous souhaite donc une très bonne cuvée 2012 et tout le meilleur!

A très vite!

“Les Vestiges de l’aube” de David S. Khara

 

Et si toutes nos perceptions étaient faussées? Si ce que nous croyions impossible avait réellement lieu? Si les vampires existaient vraiment et qu’ils portaient en eux les mêmes souffrances, les mêmes fêlures que le commun des mortels? Si ce qu’ils espéraient, après tout, était juste un peu de chaleur humaine et d’amitié à partager?

Ainsi se rencontrent Werner, vampire ayant eu une existence séculaire, et Barry, flic dans un New York en proie à une violence que le 11 Septembre n’a fait qu’attiser. Alors que Barry, à la dérive depuis la chute des deux tours qui lui ont tout pris, planche sur une enquête qui paraît insoluble, il s’évade le soir en chatant sur internet avec le mystérieux Werner. Plus leurs points commun les lient, plus Barry se dévoile. Mais il ignore qui est réellement Werner et quand celui-ci décide de se mêler de l’enquête du policier, tout devient hors de contrôle.

Je ne vous le cache pas, c’est une belle histoire. Une ode à l’amitié et à la différence. Qu’est-ce qui fait de nous des héros ou des monstres? Et si, au final, c’était tout simplement nos actes? Werner est un personnage extrêment touchant et on le suit jusque dans ses dérapages. C’est un être complexe et attachant et on saluera ici le talent de David S. Khara pour donner vie à ce personnage qui, en fait, de vie n’en a plus réellement mais qui souhaite tant exister!

Un très beau livre! Par l’auteur du désormais célébrissime “Projet Bleiberg”

“Mill” et “La Tavolozza”, deux restaurants viennois à ne pas manquer!!!

Ces derniers temps, l’Homme et votre Brunette sont pas mal allés au restaurant (anniversaire de l’Homme et trois ans de vie commune oblige…), donc, sur les conseils avisés de mon amie la Barbouillette, nous avons découvert deux adresses que j’ai envie de vous faire connaître:

Tout d’abord le restaurant “Mill”, situé à la Millergasse 32 dans le 6ème district (à deux pas de la gare de Westbahnhof). Dans une ambiance chaleureuse et un peu loufoque, ce lieu propose une carte originale et attrayante. Nous avons choisi le menu du soir qui fut divin et offrait un choix entre deux entrées, deux plats principaux et deux desserts pour environs 25 euros par personnes. Les mets étaient fins et surprenants. Nous avons choisi en entrée un carpaccio de patates tièdes délicieusement asaisonnées, en plat principal un filet de cerf cuit à basse température d’une tendresse rarement égalée et en dessert un duo de mousses au chocolat. De plus, l’été, la terrasse du Mill est l’une des plus belles de Vienne:

 

Autre lieu, totalement différent mais pas moins inventif, la Tavolozza, sise Florianigasse 37, dans le 8ème district (non loin de l’Hôtel de ville). Loin d’être un restaurant italien ordinaire, cet endroit propose une carte sur laquelle on pourrait passer toute la soirée à hésiter. Cuisine surprenante et originale, cadre romantique et service chaleureux seront au rendez-vous, ce qui est assez rare dans la capitale autrichienne. Pour ma part, j’ai dégusté des lasagnes au potiron et aux épinards avec quelques fruits de mer. Ce fut délicieux! Ensuite, avec l’Homme, nous nous sommes partagés une assiette de desserts “Dolce misto”, qui est un extrait de presque tous les desserts à la carte. Petits mangeurs s’abstenir, les portions sont plus que généreuses!

 

Ah! Encore juste une petite précision: comme les salles étaient sombres et pleines de monde, je n’ai pas pu faire de photos de bonne qualité, donc celles qui figurent dans ce post sont tirées du site internet des deux restaurants dont voici les liens:

Mill

La Tavolozza

Une dernier conseil: pour ces deux restaurants, il est in-dis-pen-sable de réserver au préalable!

Bonne soirée et bon appétit!

“Faux rebond” d’Harlan Coben

Ceux qui suivent régulièrement ce blog le savent: je suis une fan inconditionnelle d’Harlan Coben. Jusque là, il ne m’a jamais déçue. Chacun de ses romans est un pur bijou de suspense et d’humour combinés et derrière les ingrédients de cette recette explosive se cache un savoir faire incensé pour maintenir le lecteur en haleine tout au long du récit.

Je ne vous le cacherai pas non plus: ma préférence, chez cet auteur, va aux aventures de son extraordinaire héros, Myron Bolitar. En effet, j’aime Myron et son humour vache, Win et son esprit décadent, la fidèle Esperanza, son assistante haute en couleurs, et la Grosse Cindy, ex-catcheuse reconvertie en improbable réceptioniste. J’aime les relations ténues entre le milieu du sport de haut niveau, la pègre et la police qui sont caractéristiques des romans mettant en scène Myron Bolitar. J’aime aussi ces retournements de situation incroyables que connaît l’intrigue à tout moment… pour une habituelle et surprenante apothéose finale.

Bref, dans “Faux rebond”, on retrouve tout l’art d’Harlan Coben à diriger Myron dans une intrigue qui semble inextricable:

Greg Downing, superstar du basket et ancien rival de Myron s’est littéralement volatilisé du paysage et ce en plein millieu du championat. Clip Arnstein, patron de son équipe, les Dragons, peu friand de publicité, engage Myron pour le retrouver. Ainsi, Myron va aller de surprises en découvertes macabres: entre un mystérieux et encombrant cadavre, une groupie nymphomane qui semble protéger le meurtrier, une ex-épouse pas vraiment complètement innocente et une équipe de basketteurs pas franchements hospitaliers, il va également devoir reprendre du service en tant que baketteur professionnel…. Une situation qui le confronte peut-être un peu trop à ses démons et l’implique de manière très personnelle.

En résumé, ce livre est passionnant! Que dis-je, trépident! Je n’ai qu’un conseil: si vous n’avez encore rien lu d’Harlan Coben, lancez-vous: vous deviendrez vite accros! Quand aux autres, et bien voici encore une intrigue très réussie!

Chapeau Maître Coben! On en redemande!

Bonne lecture!