“Rouge Abattoir” de Gilda Piersanti

 

“Rouge Abattoir” de Gilda Piersanti est le premier volume d’une quadrilogie intitulée “Saisons meurtrières”. Les quatre romans, se déroulant à Rome, ont pour cadre conceptuel “une saison, une couleur”.

On initie donc cette série en hiver 2000. La neige tombe sur Rome sans plus sembler devoir s’arrêter. C’est alors que l’on retrouve le cadavre atrocement mutilé d’une jeune femme, teintant les fêtes de Noël d’un rouge funeste. En fait, il s’agit du troisième meurtre de jeune fille en peu de temps. Le commissaire D’Innocenzo, en charge de l’enquête, réfute le thèse de tueur en série. Ces meurtres ont un mobile, selon lui. Dans cette théorie, il est rejoint par la troublante inspectrice Mariella De Luca. Ensemble, faisant fi de leur différences, ils vont s’appliquer à démasquer le tueur qui terrorise le quartier branché du Testaccio.

Ce roman, qui m’a été conseillé par mon amie Audelou, avec qui je partage des goûts littéraires assez proches m’a laisée un peu mi-figue mi-raisin. Je m’explique:

J’ai aimé cette ambiance très italienne de quartier, où le commissaire est appelé “dottore”, cette atmosphère trouble de ville enfouie sous une neige qui ne laisse aucun répit aux protagonistes. J’ai bien aimé aussi ces personnages troubles, meurtris, qui ont des secrets les uns pour les autres.

Cependant, je les ai aussi trouvés un peu cararicaturaux, peu novateurs, faciles à déchifrer, ainsi que l’intrigue qui était un peu prévisible.

Mais, même si je ne souhaite pas lire les trois autres volets de la quadrilogie, j’ai trouvé ce tome assez distrayant et intéressant.

Pour ceux qui sont fans, sachez que France 2 a adapté “Rouge Abattoir” à la télévision sous le nom d'”Hiver Rouge”.

Bon week-end pascal à vous!

Bienvenue au “Beaulieu”, Freyungspassage, Palais Ferstel….

Je sais. Je n’ai pas posté sur ce blog depuis des temps immémoriaux. Honte à moi! Mais, et il faut que vous le sachiez, je suis une fille constamment à la ramasse depuis pas mal de temps… Donc, j’essaie. J’essaie de surnager, de tenir mes blogs à jour et, accessoirement, d’avancer dans l’écriture de mon second roman. Mais, et vous ne pouvez plus l’ignorer, si je n’ai jamais le temps pour rien, c’est que je suis très (probablement trop) souvent dans les cafés viennois avec mes copines…. Et quand je vous aurai parlé de celui où nous étions aujourd’hui, j’espère que vous m’accorderez l’absolution…

Le “Beaulieu”, donc. Comme je suis perpétuellement à la recherche de lieux repésentants la francophonie à Vienne, j’ai été immédiatement séduite par l’endroit.

Situé dans le Freyungspassage du Palais Ferstel (près de Schottentor, en face du Bank Austria Kunst Forum), ce café est une merveille! Non seulement parce qu’on y déguste du saucisson aux figues ou de la salade d’endives au bleu, entre autres délices, mais également pour son ambiance raffinée et pleine de charme. La cuisine y est exquise, le service sympathique et le patron très sexy. Le tout dans le cadre magnifique du Palais Ferstel.

Je vous laisse apprécier en photos:

 

Comme on dit ici: “Mahlzeit!”

“Jusqu’à la folie” de Jesse Kellerman

 

Quel talent, ce Jesse Kellerman! Son écriture est un florilège de sensations, qu’elles soient visuelles, olfactives, épidermiques… Il sait créer tout un univers accrocheur et des personnages hauts en couleurs. Lorsque je le lis, il me donne envie d’écrire, ce qui est loin d’être le cas de tous les auteurs dont l’ouvrage passe entre mes mains. Mais Jesse Kellerman a une écriture extraordinaire, dense et vivante. Et qui, mieux que lui, sait dépeindre la maladie mentale?

Car, après “Les Visages”, c’est à nouveau de ce sujet dont il est question dans “Jusqu’à la folie”, son second roman paru en France à ce jour.

L’histoire débute lorsque Jonah Stem, étudiant en médecine surmené, se porte au secours d’une inconnue agressée en plein milieu de la nuit dans une rue de Manhattan. Malencontreusement, lors d’un corps à corps désordonné, Jonah tue l’agresseur. Va alors commencer pour lui une longue descente aux enfers lorsque la très mystérieuse jeune femme qu’il a sauvée va vouloir lui témoigner sa reconnaissance…. à sa manière.

Le thème principal de ce roman extrêmement angoissant pourrait se résumer à la question suivante: jusqu’où peut-on aller par amour? Et qu’est-ce que réellement l’amour si ce n’est tenter de posséder l’autre? C’est à ces questions que Jonah va devoir tenter de répondre s’il ne veut pas aller jusqu’à la folie.

Un très beau roman. Très juste, très fort. On en redemande!