“La Sirène” de Camilla Läckberg

Bon, ben voui: j’essaie d’être objective, encore. Même s’il est vrai que c’est généralement entendu d’avance. En effet, à chaque nouveau roman de Camilla Läckberg, je m’enthousiasme, que dire, je m’émeus, je me pâme même.

Et ouais, “La Sirène”, sixième tome des aventures d’Erica Falck et Patrick Hedström, ne déroge pas à la règle. Plus abouti, plus mature, plus noir s’il en est, cet ouvrage est une pure merveille.

L’histoire démarre avec la disparition d’un homme, père de famille sans reproche. Entrent ensuite en scène un auteur maudit au succès dévorant, une éditrice peu scrupuleuse, un entrepreneur volage et destructeur, une femme qui noie sa honte d’être trompée dans l’alcool et toujours les personnages que l’on connaît: Erica, auteur à succès, Patrick, policier talentueux, Mellberg, commissaire peu scrupuleux, et toute une tripotée d’autres acteurs d’un scénario qui a pour toile de fond la petite bourgade suédoise de Fjällbacka.

Alors que des secrets terribles sont peu à peu mis à jour, nos héros vont entamer une descente dans ce que leurs existences ont de plus noir et terrifiant. Et si même les âmes les plus harmonieuses ont parfois de lourds secrets, soyez surs qu’ils finiront par refaire surface. Mais peut-être sans rédemption possible.

En deux mots comme en cent, je souhaite, pour achever ce billet, laisser ici un message à Camilla Läckberg:

Est-il honnêtement décemment raisonnable de jouer avec nos nerfs de la sorte? Je ne le pense pas! J’attends donc la suite de cet ouvrage palpitant avec la plus grande impatience!

Et souhaite d’ores et déjà à ceux qui lisent ces lignes beaucoup de plaisir avec “La Sirène”.

 

Olivia Pedroli à la Haus der Musik de Vienne

Bon, ben c’est vrai: la photo du billet n’est pour une fois, pas prise par mes soins. Mais je peux vous garantir que, hier soir, à la Haus der Musik, j’étais bien trop scotchée à mon siège pour penser à sortir mon appareil.

Car c’est une claque magistrale, une leçon de savoir faire totalement maîtrisée qu’Olivia Pedroli et ses musiciens ont exécutées hier devant une soixantaine de bienheureux chanceux qui ont eu le luxe de pouvoir les écouter dans cette petite salle intimiste.

Située quelque part en orbite dans un univers mêlé de folk, de classique et d’expérimental, porté par une voix et une présence sans nulle autre pareille, la musique d’Olivia Pedroli oscille constamment au point de rupture entre le lyrique et l’épileptique.

Si, au demeurant, l’écoute de l’album m’avait parue un petit tristounette, je peux vous assurer qu’il n’en est rien lorsqu’on voit le collectif sur scène. On a trouvé hier soir un ensemble de musiciens inspirés, presque possédés, faisant ce qu’ils voulaient d’un public rapidement et unanimement conquis. En effet, l’assistance a été complètement bluffée par cette démonstration tranquille de talent imparable.

J’en rajoute encore une dernière couche pour vous dire que la voix d’Olivia Pedroli est tout simplement pleine, chaude et extrêmement troublante.

Bref, je vous encourage vivement à vous renseigner sur les dates de concert et à jeter une oreille attentive sur l’album “The Den”. Pour commencer, je vous conseille le “tube” de l’album, l’envoutant “The Day” dont le clip est visible sur Youtube.

Très très bonne écoute!

 

J’ai testé le Bubble Tea pour vous :)

Le petit truc hype du moment, c’est sans doute ce Bubble Tea, la petite boisson qui monte qui monte et dont tout le monde parle!

Originaire de Taïwan, composé de thé noir, blanc ou vert et décliné de mille façons rigolotes et originales, le bubble tea a cela de particulier qu’il contient des petites billes de tapioca qui s’aspirent avec une grosse paille et éclatent dans la bouche, libérant un liquide sucré et de différentes saveurs.

L’effet est rafraîchissant, agréable et ludique. En ce qui me concerne, je l’ai consommé froid, avec du lait et des “bulles” à la fraise. Un délice!

L’avantage, c’est qu’on en trouve partout, même au Mac Café pour les moins aventureux. Le prix est honnête et l’expérience insolite.

Je vous conseille donc vivement d’y goûter si vous êtes curieux! Ne serais-ce que pour prolonger un peu l’été!

Alors à votre santé!

“Le Clan des cinq bobos et l’usine mystérieuse” de Lucyd Belldon

Bon, là il faut que je vous parle d’un sympathique petit roman que j’ai eu le plaisir de découvrir sur le site de Lulu Press, là où est édité mon propre roman.

“Le Clan de cinq bobos et l’usine mystérieuse” est une amusante parodie du célèbre Club des Cinq dont tous les trentenaires d’aujourd’hui ont suivi fébrilement les aventures dans la Bibliothèque rose lorsqu’ils étaient enfants et rêvaient de châteaux hantés et de passages secrets.

Et bien, trentenaires, ils le sont, les cinq bobos, et eux aussi ont sûrement lu les aventures du célèbre quintet puisqu’ils partent en vacances ensemble et vibrent à la seule évocation d’un mystère dans la paisible bourgade de Dégaine-le-Vézon. Se fiant au flair de leur fidèle chien Cloclo et au GPS de leur smartphone, ils se lancent donc tête baissée dans une enquête qu’ils ne pourront certainement pas résoudre sans leur vélo pliable. Et qui sait, peut-être que l’usine mystérieuse située dans la campagne entre Renfougne et le Moulin du Machard finira par leur livrer son secret. Ou pas.

Bref, ce livre est drôle, tendre et bien amené! Il vous fera assurément passer un bon moment de rigolade. En plus, son prix est tout doux!

Un dernier petit plus: sa couverture bien jolie et amusante!

Vous le trouverez sur internet chez Lulu.com!

Bonne lecture!

“La vie aux aguets” de William Boyd

Pour ceux qui hésiteraient à le lire, “La vie aux aguets” est un roman tellement passionnant que, une fois commencé, on n’a plus vraiment envie de la lâcher. Ce qui peut parfois poser problème lorsqu’on sait que la vie n’est pas faite que d’après-midi pluvieux…

L’histoire met en parallèle les vies de Ruth, enseignante d’anglais et doctorante à Oxford, et de Sally, sa mère, qui lui avoue avoir été une espionne pour le compte des services secrets britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire commence, lorsque Ruth surprend sa mère à agir bizarrement et à développer une certaine paranoïa. Alors qu’elle se demande ce qui arrive à sa génitrice, celle-ci se met à lui livrer son étonnant parcours de vie et à lui dévoiler peu à peu le combat qu’elle mêne encore contre des entités que personne ne peut contrôler: les ombres de son passé.

Ruth va découvrir ce qu’elle n’aurait jamais pu concevoir, au rythme des révélations de Sally qui, entre 1931 et 1976, raconte sa vie, de son recrutement, sa formation jusqu’à sa lutte finale pour sauver sa vie.

Quoi qu’il en soit, même si, comme moi, vous n’êtes pas trop portés sur la période 39-45, vous ne pourrez que vous laisser happer par cette histoire d’espionnage intense, poignante et originale. L’intrigue est finement tissée, le déroulement trouble, les personnages intelligents et attachants. On tremble, on vibre avec cette jeune espionne qui a plus d’un tour dans son sac et qui est diablement astucieuse, ce qui la mettra réellement en danger.

Je vous conseille donc ce roman, écrit d’une plume brillante par un William Boyd au sommet de son art!

Bonne lecture!