“Elysium”, un film de Neil Blomkamp

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Bon, ben il faut bien l’avouer, en ce moment, côté ciné, j’enchaîne les déceptions… Après la débâcle de “The Lone Ranger”, dont je vous ai parlé précédemment, j’ai eu une nouvelle déconvenue avec “Elysium”, vu hier soir au ciné avec l’Homme.

Bon, déjà, côté programme ciné, le choix du film s’est joué entre “Les Miller” et le film précité. Et ben je vous le dis franchement: on aurait mieux fait d’aller rire un bon coup devant “Les Miller”.

Parce qu’ “Elysium”, ça n’est pas franchement drôle. Pas qu’on soit attendu à des gags en chaîne, je vous rassure, mais là, c’était tout le contraire.

D’abord, “Elysium”, c’est (beaucoup) trop violent. Les images sont choquantes, la musique est forte, en fait, c’est une agression perpétuelle son et lumière. En tant qu’infirmière urgentiste, je pensais avoir le coeur bien accroché quand même, et bien là, je me suis quand même tapé une petite nausée tout du long. Certaines images sont à la limite du soutenable.

Sinon, étonnamment, le film ne traîne pas en longueur. L’histoire est assez captivante, même si elle ressasse un peu toujours les mêmes clichés du héros qui va sauver l’Humanité et, accessoirement, sa petite amie des griffes d’un gros méchant horrible.

Bon, autrement, dans les bons points, et c’est d’ailleurs ce qui m’avait attirée au départ dans ce film, un scénario futuriste crédible et troublant dont je vous parle là, maintenant:

2154 (je crois): la Terre est une vague dead zone, surpolluée, où déchets et habitants cohabitent dans un chaos réglé par des robots qui les asservissent. Au dessus de leur tête, dans l’espace, des privilégiés vivent sur la station Elysium où la vie est paradisiaque, et où les humains ne connaissent plus ni la maladie ni le dénuement. Max (Matt Damon) vit sur Terre. Depuis son plus jeune âge, il rêve de rejoindre Elysium, comme tous ses pairs. Lorsque sa vie se trouve soudain mise véritablement en danger, il n’a plus le choix: Elysium est sa seule chance de survie. Mais, avant lui, tous ceux de sa condition ont échoué… Commence alors sa quête finale pour sa survie… et celle de son peuple.

Bref, si vous êtes toujours motivés à aller voir ce film, un seul conseil: mangez léger!

“Horreur boréale” d’Asa Larsson

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Avec la grisaille qui fait son retour et les températures qui baissent lentement mais sûrement, j’ai eu un plaisir infini à me plonger dans un livre qui se passe en Laponie au coeur de l’hiver: un endroit où le soleil ne brille quasiment pas, où le froid glacial s’insinue dans chaque interstice, et où les gens semblent trouver, dans la foi chrétienne, une compensation à la dureté de la vie rythmée par ces conditions météo extrêmes.

“Horreur boréale”, premier roman très remarqué (et primé!) de la Suédoise Asa Larsson, est un roman dur, violent et intense. Ça n’en est pas moins un très bon moment de lecture, palpitant et atypique.

L’histoire commence par le meurtre de Viktor Strandgard, surnommé le Pèlerin du Paradis car il a fait, plusieurs années auparavant, une expérience proche de la mort, comme on les appelle. A savoir que Viktor s’est réveillé d’un coma où on l’avait déclaré mort. Il a depuis lors oeuvré à rassembler des fidèles pour le compte de l’Eglise de la Force originelle, mouvement chrétien qui rassemble de plus en plus d’âmes dévouées et fanatiques. Or, c’est la soeur de Viktor, Sanna, qui retrouve son corps, dépecé et mutilé, au milieu de la nuit dans l’Eglise de Cristal, sis dans la petite ville minière de Kiruna en Laponie. Soupçonnée du meurtre de son frère, Sanna fait alors appel à son ancienne amie, Rebecka Martinsson, avocate à Stockholm, qui a fui la communauté il y a une dizaine d’année. Peu ravie de revenir à Kiruna, Rebecka prend cependant le premier avion pour aller prêter main forte à Sanna. Mais, arrivée sur place, elle va rapidement être replongée dans son passé et retrouver ses vieux démons. Pendant ce temps, telle l’aurore boréale, la mort s’installe au dessus de la ville….

Comme je le disais précédemment, c’est un roman sombre et plutôt glauque. Mais j’ai aimé cette ambiance nocturne, ces personnages intrigants et l’expression de cette fureur pseudo-divine omniprésente.

Un très bon bouquin. Prenant, fort, court.

Bonne lecture!

“Cyclo”, nouvel album de Zazie

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Alors d’abord, je l’avais cru fade et triste ce nouvel album de Zazie. Un peu comme sa pochette d’ailleurs. Plus sombre, plus introverti, plus torturé, peut-être.

Mais, les écoutes se succédant, il est comme un bon vin qu’on décante: il dévoile toute sa divine saveur cachée: emprunt d’un brin de nostalgie, d’une mélancolie douce-amère, il recèle, au fond de lui, une très belle lumière en forme de clair-obscur.

Comme d’habitude avec Zazie, tout est très léché, très peaufiné, très “pro” si j’ose dire. Rien n’est laissé au hasard, qu’il s’agisse des mélodies ou des textes.

Bref, une belle découverte automnale que ce nouvel album, qui s’écoute autant sous la pluie qu’à l’apparition d’un rayon de soleil à travers les nuages.

Et puis, en ce qui me concerne, j’ai eu un gros coup de coeur pour les titres “Mademoiselle”, “Si tu viens” et “20 ans”. Mais tout est, au final, vraiment réjouissant.

Comme quoi Zazie prouve une fois encore que la constance paie toujours. C’est le genre d’artiste qui rassure parce qu’elle ne déçoit finalement jamais. Chapeau l’artiste!

 

“Le Pacte” de Lars Kepler

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Attention! Avertissement: cette oeuvre est à haute teneur en personnages charismatiques. Surtout… Surtout… Joona Linna!!!! Bon, ok, je reprends:

Le couple d’écrivains Alexandra et Alexander Abnoril, réunis sous le pseudonyme de Lars Kepler, nous avait déjà habitué à de la très bonne littérature avec le premier tome des aventures de l’inspecteur de la Rikskrim suédoise, j’ai nommé le très sexy Joona Linna. Premier tome intitulé “L’Hypnotiseur”, précédemment chroniqué dans ces lignes. Mais, pour être totalement franche, si j’ai adoré le premier opus, j’aurais aimé que le second ne se finisse jamais tant je l’ai aimé.

“Le Pacte”, donc. Du gros suspense bien ficelé, des rebondissements incessants, des personnages attachants, un roman érudit, et Stockholm, Stockholm en toile de fond, belle, secrète, mystérieuse et… ben oui, un peu sordide aussi.

“Le Pacte”, la seconde enquête de Joona Linna, nous plonge dans le milieu sombre et inquiétant des trafiquants d’armes, des tueurs à gages implacables (ces “grob” pour qui la mission est plus importante que leur propre vie) et aussi, étonnamment, dans le milieu de la musique classique. Et, dans un rythme qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle, Joona devra répondre à plusieurs questions, notamment: Pourquoi a-t-on mandaté un tueur pour faire disparaître Penelope Fernandez, jeune militante pour la paix? Qui a assassiné sa soeur Viola, qui a été retrouvée noyée sans une seule goutte d’eau sur sa peau ni ses vêtements? Comment est mort Carl Palmcrona, retrouvé pendu à une corde à linge au plafond de son appartement sans avoir eu aucun moyen de grimper tout seul jusque là? Mais surtout: Qu’est-ce qu’un pacte Paganini, dont on ne peut se soustraire même par la mort?

Bon, je vous l’ai dit: j’ai a-do-ré! De plus, comme je vous le confessais plus haut, je me suis, au cours de ces deux premiers romans de Lars Kepler, beaucoup attachée au personnage de Jonna qui est terriblement troublant. Brillant, sexy, drôle et extrêmement charismatique. Bref, un héros pour lequel on vibre et on tremble tout au long de l’histoire!

Et j’en redemande puisque je viens de me faire offrir la suite, “Incurables” par l’Homme. Allez! Je vous souhaite un très très bon week-end! Ici, à Vienne, il est pluvieux donc il y a de la lecture au programme!

Becs de votre Brunette