“The Grand Budapest Hotel”, un film de Wes Andreson

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Rooooolala! Le temps passe et j’ai plein de billets en retard! Notamment, il fallait ab-so-lu-ment que je vous parle de ce bijou de film, le dernier chef d’oeuvre du très inspiré réalisateur Wes Anderson, qui semble transformer tout ce qu’il touche en or!

“The Grand Budapest Hotel” est un film loufoque et truculent, inspiré d’un roman de l’écrivain Stefan Zweig. Burlesque, à mi-chemin entre le conte et le drame, son côté tragi-comique se révèle enchanteur.

L’histoire, assez complexe et pleine de personnages hauts en couleurs, commence par le récit étonnant de Zero Mustafa, propriétaire, dans les années 60, du Grand Budapest Hotel. Il raconte comment, plusieurs décennies auparavant, il a été engagé comme groom dans l’établissement. Très prestigieux à ce moment-là, géré d’une main de fer dans un gant de velours par Gustave H., qui, accessoirement, s’offrait de petits extras avec de vieilles fortunes (en d’autres termes, il était gigolo), l’établissement connaissait la splendeur et le luxe. Mais une mort suspecte, un héritage détourné et un vol de tableau plus tard, Zero et Gustave H. se retrouvent pris dans une aventure aussi rocambolesque qu’improbable, avec, à leur trousse, des tueurs, des envieux et des ZZ (pendant à peine caricatural des vrais SS). Heureusement, ils peuvent compter sur le soutien d’un certain nombre d’alliés étonnants.

Je ne vous en dirait pas plus sinon que si vous n’avez pas encore vu cette merveille de film, il faut de toute urgence que vous y consacriez un peu de temps! Car c’est du pur bonheur. Que ce soit au niveau du scénario, du jeu des acteurs (une petite brochettes de vedettes, parmi lesquelles celles qu’affectionne particulièrement le réalisateur et que l’on trouve dans nombre de ses films) ou de la magnifique photographie.

Bref, du tout grand cinéma!

“L’équilibre”, nouvel album de Kyo

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Je vous ne le cache pas: je me réjouissais! Oui, j’avais vraiment bien hâte de la sortie de  ce nouveau Kyo. Parce que le combo nous a habitués, avec ses deux premiers albums brillants, à de la musique mélodique et efficace qui, une fois entrée par vos oreilles, ne vous lâche plus.

Et bien je dois vous avouer que je n’ai pas été déçue par ce nouvel album. Car Kyo y fait ce qu’il sait le mieux faire, sans surprise: une musique ultra addictive aux textes saisissants et aux notes rock.

J’aime, bien entendu, l’entêtant “Le Graal”, le génial “Récidiviste”, le titre éponyme “L’équilibre” et le troublant “White Trash”. Mais tout l’album est extrêmement réussi et prenant.

Bref, encore une fois cela confirme l’adage qui stipule que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Et Kyo a visiblement encore quelques bonnes recettes à nous concocter. A savourer sans modération!

Un long week-end à Berlin

Quatre jours à Berlin pour se réconcilier avec une ville qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable à mon premier passage. Quatre jours de visites, de shopping et de petits restos plus tard, je peux le dire: Berlin est une ville qui mérite amplement sa réputation de capitale un peu folle, un peu excentrique mais toujours amicale que lui ont taillée ses nombreux visiteurs au gré des ans. Berlin la nouvelle ou Berlin qui garde l’empreinte de son mur comme une cicatrice dans l’asphalte de ses routes et de ses places. Berlin qui veut oublier ou Berlin qui veut se souvenir. Bref, une ville plein de contrastes et de contradictions mais qui marche la tête haute et vous regarde droit dans les yeux en vous disant: “Bienvenue”.

Déjà, atterrir à Berlin Tegel, c’est pas mal impressionnant: l’aéroport est si près de la ville que vous aurez l’impression que les bâtiments vous chatouillent le ventre avant que l’avion se pose et vous serez relativement rassuré de voir enfin la piste d’atterrissage apparaître sous l’appareil.

Une fois en ville, je vous conseille, si vous êtes amateur/trice de shopping, de vous rendre dans le quartier du très charmant Hackerscher Markt où le marché, les arcade de Hackescher Höhe ou la rue de Neue Schönehausergasse vous réserveront des surprises chic et vintage à profusion.

Deux adresses de restos intéressantes dont nous avons été très contents: le asian fusion de Toca Rouge (Torstrasse 195, 10115 Berlin) où l’on mange presque dans le noir une cuisine inventive, délicieuse et épatante. Et le restaurant russe Samowar (Luisenplatz 3, 10585 Berlin)  avec son buffet à volonté le dimanche, pour découvrir un univers culinaire un peu différent de celui dont on a l’habitude. Deux cadres, deux ambiances totalement différents mais à essayer.

Enfin, si vous chercher où vous loger, nous avons été épatés par l’hôtel Casa Camper (Weinmeisterstrasse 1, Mitte, 10178 Berlin). Design avant gardiste, très bonne situation et service exceptionnel font de cet endroit une valeur sûre. Et vous apprécierez sans doute de pouvoir manger au buffet du lounge à n’importe quelle heure du jour et de la nuit gratuitement ou de pouvoir utiliser le sauna à minuit en rentrant de soirée. Priceless.

Pour terminer, voici quelques photos, en vrac, comme d’habitude:

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“Vie en rose et chocolat noir” de Martina Chyba

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En voilà une très très bonne surprise! Alors que je n’avais pas particulièrement aimé les trois premiers livres de Martina Chyba, ce “Vie en rose et chocolat noir* et bien plus que plaisant: c’est un régal, une petite pépite, un bijou d’humour et un regard acéré sur notre société du type bonbon acidulé: ça fait sourire mais on rit un peu jaune quand même….

Quoi qu’il en soit, je vous livre, une fois n’est pas coutume, le quatrième de couverture car je ne peut pas faire mieux pour vous en parler:

“Poppy Maunoir a 42 ans. Deux ex-maris. Une fille coureuse de fond, un fils surdoué. Une mère égocentrique rescapée de mai 68, un père sexygénaire qui vient de faire un bébé à une jeune créature, une soeur avec des enfants mal élevés, une grand mère rebelle en maison de retraite. Elle a aussi un blog mythologique, un travail mystérieux, quelques troubles obsessionnels, beaucoup d’insomnies et un amoureux secret qu’elle n’a vu qu’à la télévision.

Alors quand Mamie Hortense disparaît, cela fait une légère contrariété de plus à gérer. Poppy mènera l’enquête jusqu’à Hawaii, pour découvrir que le passé n’est pas toujours celui que l’on imaginait. Et pour comprendre que le chocolat noir n’aide pas forcément à voir la vie en rose…”

Comme je vous le disait plus haut, j’ai adoré ce roman. Je l’ai trouvé drôle, juste, touchant souvent, un peu délirant parfois, avec un regard acéré et imparable sur la société d’aujourd’hui. Vous vous reconnaîtrez certainement parmi la galerie de portraits que l’auteur dépeint ici.

Bref, j’ai aimé ce regard si réaliste, cet humour décalé et, sans vouloir en dire trop, j’ai trouvé la fin géniale!

Une merveille.