Aaaaaaaahhhhhhhh IKEA!

C’est tout de même un truc incroyable ce IKEA! On dirait que l’enseigne suédoise est capable de faire perdre tout espèce de bon sens au plus aguerrit des hommes détestant les achats inutiles et intempestifs. Prenez l’Homme par exemple: aujourd’hui, lors de notre expédition punitive dans la succursale viennoise du géant bleu et jaune, il a commencé par hocher la tête de façon pragmatique lorsque j’ai voulu acheter ce petit coussin coloré en forme de coeur que je voyais si bien sur notre lit. Puis, finalement, il s’est jeté comme un morfale sur ce fauteuil de bureau qui fait Dr MAD dans Inspecteur Gadget.
Ah! IKEA! Ou l’art de rendre l’inutile indispensable. On a quand même dépensé plus de deux cent euros pour des accessoires qui, une fois débalés et rangés dans l’appartement ne se distinguent pas particuièrement par les changement transcendants qu’ils ont apportés dans notre vie de tous les jours. Mais c’est vrai que, sur le moment, j’ai ressenti un urgent besoin de cet assortiment de couteau de cuisine Blögnö et j’ai eu l’impression que je ne pourrais pas vivre une seconde de plus sans ce trucs à pile qui fait de la mousse dans le lait chaud et qui ne coûtait que quatre-vingt-dix-neuf centimes d’euro.
Au fond, IKEA fait de nous des psychopathes. Et, accessoirement, des sociopathes aussi. En effet, ne commettez jamais l’erreur fatale d’aller dans un de leurs magasins un samedi sous peine de risquer de vous retrouver dans un remake de « Chute Libre » avec Michael Douglas. Vous vous retrouverez en train de pousser votre caddie en essayant de vous frayer désespérément un passage dans des couloirs bondés et vous vous ferez l’effet de petits vieux avec leur rollator en train d’essayer d’accéder à la cafétéria du home à midi tapante, au même titre que soixante autres résidents affamés: c’est chacun pour soi et tous les (sales) coups sont permis.
D’ailleurs, en parlant de cafétéria, disons-le: il n’est en aucun cas possible d’aller chez IKEA sans boulotter une ration de trente-cinq boulettes de viande. Les plus motivés en achèteront aussi des surgelées à ramener chez eux avec leur paquet de Daim king size et leur sirop de sureau.
Car IKEA, c’est aussi, outre le fait d’être un temple du bon goût pas cher, un haut lieu de la gastronomie scandinave. C’est vrai, après tout, on s’imagine tous ces petits suédois dans leur maison rouges avec leurs petites lumières à la fenêtre en train de manger du hareng fumé et on voyage un peu dans le monde du rêve.
Au fond, c’est ça IKEA: du bonheur par procuration. Et ça fera deux-cent euros pour vos trente-six babioles vous dit la dame. Alors vous lui faites un sourire plein de dents et vous dégainer votre VISA et votre IKEA Family.
Et tant pis si, pour payer votre emportement, vous allez manger des pâtes pendant un mois. Vous plaiderez la folie passagère. Au moins vous serez bien assis.

4 réflexions sur « Aaaaaaaahhhhhhhh IKEA! »

  1. T’as oublié que le samedi, c’est aussi risquer d’estropier une quantité non négligeable de gamins qui se ruent sous les roues de ton caddie de vieux ça fait des points, mais ça salie aussi les deux cents vingts euros d’achats :p

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