Aldebert: « J’ai 10 ans »

Je l’avoue, je n’ai jamais vraiment bien compris pourquoi les artistes, chanteurs et musiciens, sortaient plus ou moins tous, à un moment donné de leur carrière, un « best of ». C’est aussi obsolète qu’un écrivain qui publierait un recueil de plusieurs chapitres disparates de ses anciennes oeuvres. En plus, on ne sait pas vraiment à qui ça s’adresse: les fans ont déjà acheté l’ensemble du répertoire et il y a peu de chance que les non-fans changent tout à coup d’avis et s’offrent un album de l’artiste. Et pourtant! Aux alentours des fêtes de fin d’année, les rétrospectives musicales foisonnent dans les magasins et les boutiques en ligne.
Incompréhensible! Il faut croire que ça marche (commercialement, s’entend!).
Mais qui donc achète ces best-of?
Moi, par exemple, qui au nom de mon adoration sans faille pour Aldebert, me suis fendue de treize euros plus les frais de port pour me procurer ce « J’ai 10 ans », dernier opus de l’artiste.
Bon, au premier abord, treize euros plus les frais de port, c’est cher payé pour trois inédits, aussi géniaux soient-ils (car ils le sont).
Le reste de l’album offre cinq titres « version swing » dans le style jazz manouche assez réussis, six chansons live et trois bonus (dont le sympathique « Le deux cinq ». Par contre, Aldebert aurait pu se retenir pour les versions club de « L’inventaire » et de « On se peut rien faire quand on est petit »).
Bon, l’avantage, c’est que dix-sept titres pour treize euros c’est finalement raisonnable, même avec les frais de port.
Et au final, Aldebert s’en sort plutôt bien avec cet album. Même si j’aurais vraiment, vraiment aimé un CD avec douze nouvelles chansons. Allez! Sans rancune, Monsieur Aldebert! Et bonnes fêtes!

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