« Beau parleur » de Jesse Kellerman

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Si vous suivez ce blog régulièrement, vous n’ignorez pas que Jesse Kellerman est l’un des mes auteurs favoris. Parce qu’à chacun de ses romans, le suspense y est aussi insoutenable que les personnages sont souvent retors, machiavéliques et que ses héros sont généralement malchanceux dans une proportion extrême. C’est à nouveau là la recette de ce génial « Beau parleur », troisième roman de l’auteur après « Les visages » et « Jusqu’à la folie ».

L’histoire démarre sur la vie de Joseph Geist. Etudiant en philosophie à Harward, peu fortuné voire carrément fauché, fraîchement largué de chez sa petite amie qui l’a, sans autre forme de procès, jeté à la rue, Joseph ne peut pas vraiment dire que sa carrière universitaire soit plus valorisante: Englué dans une thèse qui patine depuis des siècles, Joseph se demande comment il va pouvoir remettre le pied à l’étrier de sa vie, lorsqu’une aubaine se présente. En effet, il se fait engager par une vieille dame, charmante, érudite et fortunée pour des heures de conversations à domicile. Mieux: celle-ci lui propose de l’héberger dans sa belle maison. Lorsque Joseph accepte son offre, il ignore qu’il signe pour une véritable descente aux enfers. La sienne.

Je dois vous avouer que, pour une fois, j’ai eu beaucoup de peine à démarrer la lecture de ce livre. Je l’ai commencé, puis abandonné, puis repris. L’auteur s’autorise moult détours et digressions sur le passé du héros, ceci enveloppé dans nombre de réflexions philosophiques qui sont, il faut le dire, un peu lourdes. Le début, bien que toujours aussi bien écrit, patine franchement. Mais, dès le milieu du bouquin à peu près, vos doigts vont serrer ce livre si fort que la marque de vos doigts va rester imprimée sur la couverture tant le suspense est haletant. Machiavel lui-même n’aurait pas pu écrire un livre aussi terriblement bien emmené. A tel point que vous n’en ressortirez pas tout à fait le même.

Bref, ne vous découragez pas si vous êtes dedans et que vous vous demandez où l’auteur veut en venir. Et si vous hésitiez à l’acquérir, je vous encourage vivement à le faire.

Bonne lecture!

4 réflexions sur « « Beau parleur » de Jesse Kellerman »

    • Je te le conseille vivement, Kerry! Par contre, commence peut-être par « Jusqu’à la folie » qui est un peu plus immédiat!
      Bonne lecture!
      Et n’hésite pas à partager tes impressions dans ces lignes!

  1. J’avais beaucoup aimé « Les Visages » mais je n’ai jamais retenté l’expérience avec l’auteur.
    Ce que tu me dis sur la 1ère partie me gêne un peu. Je reprends petit à petit la lecture de thriller/polar du coup j’ai un peu peur de tomber sur un roman qui va m’ennuyer.

    • Bonjour Anne-Charlotte!
      Effectivement, il faut s’accrocher mais il en vaut vraiment la peine au final. Et puis il est très bien écrit, alors ça aide 🙂

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