Le nouveau Thomas Dutronc va vous en-chan-ter!!!!!

Bon, ben c’est clair qu’au départ, je manque un tantinet d’objectivité. Parce que, Thomas Dutronc, je l’adoooooore! C’est un peu mon Robert Pattinson à moi: je le trouve drôle, beau et sexy. Mais qu’en plus, c’est un artiste incroyable! Oui, je sais, ça donne un peu un côté midinette comme ça. Mais j’assume. Totalement.

D’abord, parce que Thomas Dutronc, et ben il chante bien. J’aime sa voix, ses intonations, sa façon un rien discrète de dégager un fort potentiel de sensualité contrôlée. Ensuite, j’aime son humour, ses textes décalés qui ne se prennent pas au sérieux. Dans la chanson “Clint”, par exemple, sur ce second album intitulé “Silence on tourne, on tourne en rond”, il se donne un côté antihéros totalement irrésistible. Pour un peu, on pourrait croire que non, il n’est pas juste le (oh my Goooooood) type le plus attirant au monde. Non. Il est un humain totalement comme les autres….

Bon, bref, on va un peu parler de l’album avant que j’ai ses avocats sur le dos pour m’assigner une distance de sécurité. Ce serait dommage. Car c’est un très bon album. Et il mérite vraiment qu’on en parle. Composé de 15 titres plus un bonus pour les petits chanceux, il aligne des morceaux sur le même mode que sur le premier album à savoir alternance entre chansons aux textes drôilissimes et plages musicales de style manouche, déjantées et énergiques. Le tout possède un charme ondulant et très convaincant.

En gros, si vous avez aimé le premier album, vous ne pourrez être que totalement séduit par le deuxième qui reste tout de même très fidèle au style de base de cet artiste fort brillant.

Vouala. Maintenant vous savez ce qu’il vous reste à offrir à votre meilleure amie pour Noyël! Ah! Encore un dernier mot pour vous dire que la pochette de l’album est vraiment très belle et réussie!

C’est bon. Je me tais.

Thomas, si tu lis ce post, mon numéro, c’est le 4568 13 43. Je suis disponible surtout pendant la journée, parce que le soir, l’Homme, il est là, tu vois…..

“La Superbe” de Benjamin Biolay

 

Bon, je vous l’avoue: au départ, je n’étais pas vraiment une fan de Benjamin Biolay. Son côté artiste maudit encensé par un public bobo qui criait au génie alors que sa fadeur me laissait de marbre ne faisait qu’attiser ma curiosité sans réussir à me convaincre. Déçue par l’album “Rose Kennedy”, j’avais bien juré qu’on ne me reprendrait plus à acheter l’un de ses opus. Et pourtant. Quelle merveille que ce double album intitulé avec justesse “La Superbe”.

Avec ses vingt-deux titres interprétés, joués et réalisés avec un brio et une maestria qui coiffe tout ses détracteurs au poteau, Benjamin Biolay l’incompris se réinvente et s’impose en artiste magnifique et… superbe. De la qualité des textes à la beauté des musiques, cet album est un pur bijou.

Il n’y a que du bon, que de l’excellent sur cet opus et l’on découvre au fil des plages, des morceaux comme “La Superbe”, “Ton Héritage”, “Les Grands ensembles”, “15 août”, “Brandt Rhapsodie” ou encore “Jaloux de tout” empreints d’une gravité pleine de justesse où l’humour grinçant n’est jamais loin.

Porté par le fil conducteur du thème de la rupture, l’artiste s’interroge, débat, se passionne et s’émeut sur le vivre et le devenir du couple, pour lui voué invariablement à un échec dévastateur.

En résumé, un album puissant et fédérateur comme on en espérait depuis longtemps. Chapeau, l’artiste!

Aldebert: “J’ai 10 ans”

Je l’avoue, je n’ai jamais vraiment bien compris pourquoi les artistes, chanteurs et musiciens, sortaient plus ou moins tous, à un moment donné de leur carrière, un “best of”. C’est aussi obsolète qu’un écrivain qui publierait un recueil de plusieurs chapitres disparates de ses anciennes oeuvres. En plus, on ne sait pas vraiment à qui ça s’adresse: les fans ont déjà acheté l’ensemble du répertoire et il y a peu de chance que les non-fans changent tout à coup d’avis et s’offrent un album de l’artiste. Et pourtant! Aux alentours des fêtes de fin d’année, les rétrospectives musicales foisonnent dans les magasins et les boutiques en ligne.
Incompréhensible! Il faut croire que ça marche (commercialement, s’entend!).
Mais qui donc achète ces best-of?
Moi, par exemple, qui au nom de mon adoration sans faille pour Aldebert, me suis fendue de treize euros plus les frais de port pour me procurer ce “J’ai 10 ans”, dernier opus de l’artiste.
Bon, au premier abord, treize euros plus les frais de port, c’est cher payé pour trois inédits, aussi géniaux soient-ils (car ils le sont).
Le reste de l’album offre cinq titres “version swing” dans le style jazz manouche assez réussis, six chansons live et trois bonus (dont le sympathique “Le deux cinq”. Par contre, Aldebert aurait pu se retenir pour les versions club de “L’inventaire” et de “On se peut rien faire quand on est petit”).
Bon, l’avantage, c’est que dix-sept titres pour treize euros c’est finalement raisonnable, même avec les frais de port.
Et au final, Aldebert s’en sort plutôt bien avec cet album. Même si j’aurais vraiment, vraiment aimé un CD avec douze nouvelles chansons. Allez! Sans rancune, Monsieur Aldebert! Et bonnes fêtes!

Skunk Anansie: “Wonderlustre”

Il y a les groupes qui font les choses bien. Et les autres. Skunk Anansie fait partie de la première catégorie. Depuis leurs débuts, il y a de ça un peu plus d’une décennie, ils ont su relever le pari difficile d’évoluer, de se renouveler tout en gardant leur style et leur identité propre.
Portés par l’énergie vitale flamboyante de la chanteuse Skin -sans doute une des plus belles voix du monde-, ils marquent de leur emprunte incandescente un milieu rock qui peine à trouver un second souffle. Ou plutôt, ils s’en démarquent.
En effet, chaque album du groupe est une formidable réussite. Alternant les titres énergiques comme “My ugly boy” ou “You’re too expensive” avec de magnifiques slows aussi langoureux qu’intenses comme eux seuls savent en écrire (“My love will fall” ou “I will stay but you should leave”), ce nouvel opus atteint de nouveau son but: faire passer à l’auditeur un moment de pure énergie et d’émotion viscérale.
Une vraie merveille!
PS: Skunk Anansie est en tournée. Ils joueront le 18 février 2011 à Vienne au Gasometer. A ne pas louper!

Clarika, l’insoumise

J’ai découvert Clarika grâce à une suggestion d’iTunes à l’achat du dernier Jeanne Cherhal. Et ça a été tout de suite le coup de foudre. Pour sa voix, ses textes, sa musique.
“Moi en mieux” est un album étonnant, renversant, iconoclaste. S’ouvrant sur le titre “Bien mérité”, il annonce une couleur décalée et engagée pour pour une artiste qui se décline sous plusieurs visages. J’aime la gouaille des “Bavards”, l’audace de “Moi en mieux”, la justesse de “Lâche-moi”. J’aime aussi le côté drôle et personnel de “Je ne serai pas”.
La demoiselle est insoumise, volontiers grinçante, un brin peste. J’aime ses univers dépareillés dont le fil conducteur est une voix peu commune.
Bref, une belle découverte que je conseille fortement!

Aldebert, le maître du mot

Si il est un chanteur dont j’adule les textes et me pâme sur les musiques, c’est bien Aldebert. C’est pourquoi, lorsque mon amie Line m’a dit l’autre jour: “J’ai pensé à toi, dimanche, y avait Aldebert au Festival de la Cité, c’était hyperbien!”, une petite ampoule s’est allumée au dessus de ma tête et je me suis dit: “Tiens, peut-être qu’il a sorti un nouvel album, s’il est en tournée!”. Et bien non. Mais, en me précipitant sur iTunes, j’ai découvert qu’il me manquait un de ses anciens albums.
C’est ainsi que j’ai découvert “L’année du singe”.
Et c’est vraiment vraiment bien! Aldebert est de ces auteurs-compositeurs qui ont le don de faire mouche à chaque fois. Ses textes sont drôlissimes, pertinents, attachants. Il possède un sens aigu de l’observation. C’est le maître du mot. Il jongle avec les rimes et rebondit sur les vers. Chacune de ses chansons est un univers, une histoire que vous avez déjà vécue.
J’aime ses histoires d’amour déçu, ses violons, ses amis, son chat, ses angoisses de trentenaire bobo qui ne se prend pas au sérieux.
Dans “L’année du singe”, tout est bon, voire excellent. A noter cette géniale reprise de Boris Vian, “On est pas là pour se faire engueuler”, chantée en duo et pleine de gouaille.
Alors, Monsieur Aldebert, à quand un vrai nouvel album?

Jeanne Cherhal: Charade

Jeanne Cherhal est une artiste que j’aime beaucoup. Principalement depuis son album “Douze fois par an” qui était un pur bijou. Je dois dire que, personnellement, j’ai un peu moins compris/aimé l’opus suivant intitulé “L’eau”. Aussi, y ai-je pensé à deux fois avant d’acheter son dernier jet, le bien nommé “Charade”.
Mais, si je dois avouer ne pas avoir été enthousiasmée par tout l’album, il est quand même majoritairement plutôt bon.
J’ai donc beaucoup aimé les titres “Cinq ou six années”, “Pays d’amour” et j’ai littéralement vibré sur “Astoria” et “Brandt Rhapsodie” (avec Benjamin Biolay), les deux bonus.
Jeanne Cherhal a joué de tous les instruments sur cet album étonnant et bigarré, lui conférant une atmosphère très personnelle.
De plus, si vous le téléchargez sur itunes, vous aurez droit au très beau et soigné booklet digital.

Saez: J’accuse

Il est des artistes auxquels ont fait confiance les yeux fermés et qui pourraient nous emmener dans les lieux les plus improbables des contrées musicales, dans les bouges des ports de la chanson. Saez est pour moi de ceux-là. Je pense que son art confine au génie. Ses chansons me bouleversent et me traversent. Parce que ses textes et ses musiques me touchent, me saisissent, me laissent exsangue. Certains de ses titres sont, selon moi, parmi les plus beaux qui existent. Pourtant, sa musique est noire. Et rouge aussi. Pourtant, je suis plus bobo que révoltée. Mais son talent est universel et lorsqu’il tire, il fait mouche.
La preuve en est ce nouvel album: “J’accuse”. Décrié à cause de sa pochette mettant en scène une femme nue dans un caddie de grande surface, il a été interdit d’affichage dans beaucoup de lieux publics français. Et cela n’empêche pas Damien Saez de jouer à guichet fermés dans tout l’Hexagone cet été.
Parce que le talent ne connaît point la censure et que le Monsieur a, depuis longtemps, trouvé son public. Public qui lui est fidèle à la vie à la mort, semble-t-il. Car Saez, c’est cela: jusqu’au bout. Partout.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’artiste, il m’apparaît urgent de jeter une oreille attentive sur ce “J’accuse” qui, une fois de plus, confirme l’état de grâce dans lequel nous plonge sa musique. Pour les autres, et bien vous ne serez pas déçus. Il semble que cet homme-là ne puisse engendrer que la beauté et la force.
De l’érotisme pur du titre “Cigarette” à l’émotion brute des “Les cours de lycées” en passant par le troublant “Les Printemps”, l’album s’écoute avec délectation.
Et pour mes amis suisses, Saez sera à Paléo Festival cet été! A ne manquer sous aucun prétexte!

Le prodige Tété est de retour

Mon précieuuuuuuux!
A compter du moment où j’ai eu le nouveau CD de Tété entre les mains, je me suis sentie comme Gollum avec l’Anneau de Pouvoir: ne s’avise qui que ce soit de me séparer de ma merveille sans que des conséquences psychologiques graves ne s’en fassent sentir.
Car je suis une véritable aficionada de l’Artiste auquel j’ai développé une bienheureuse dépendance.
Tété, le poète, Tété, le musicien, Tété dont la plume flamboyante a l’éclat d’un talent indescriptible. Tété qui signe une nouvelle fois un album où le merveilleux n’égale que le sublime.
C’est donc aux Etats-Unis qu’à vu le jour “Le premier clair de l’aube”, album aux accents roots de l’indie-rock US. Après une vaste tournée chez nos cousins américains, Tété s’est entouré de beau monde et a enregistré son album à Portland.
Il en résulte une petite perle de la chanson française dont les titres se succèdent dans un enchantement constant.
J’adore “Le bal des boulets”, “36’70”, “1770” et “Le premier clair de l’aube”. J’aime énormément les autres titres.
En définitive, cet album est immédiat et se place parmi les meilleurs de ma discothèque.
Tété demeure pour moi une valeur absolue. Je rêve de posséder une telle plume et son timbre de voix est extraordinaire.
Indispensable!

Avec “SOS”, Diam’s règle ses comptes

Salut les punks!
Aujourd’hui, votre Brunette vous l’annonce d’emblée: elle va un peu manquer d’objectivité pour vous parler du nouvel album de Diam’s. D’abors, parce qu’elle est une fan assez assidue de la demoiselle (devenue récemment dame, si l’on en croit le déchaînement médiatque qui a accompagné la nouvelle). Ensuite parce que cette galette est fichtrement accrocheuse.
Pour moi qui ne suis pas, etde loin, férue de hip-hop, j’ai découvert Diam’s un peu par hasard grâce à son sensationnel album “Dans ma bulle”, l’opus de tous les records. Depuis, je suis vraiment accro.
J’aime sa façon de raper, j’aime ses textes, j’aime ses opinions engagées, j’aime son féminisme jamais outrancier, j’aime qu’elle soit la bonne copine avec qui on passe un moment le matin en allant au boulot, vissé dans son monde.
Diam’s est juste. Diam’s est authentique. Mais Diam’s est tourmentée et fragile aussi. Et c’est de cette fragilité dont elle nous fait part dans ce CD intitulé “SOS”, au contenu fortement imprégné de son histoire et de sa vie.
Une oeuvre plus que jamais autobiographique, donc, qu’ouvre le merveilleux titre “Mélanie”, du prénom de la jeune prodige du rap français.
Suivent ensuite des chansons comme “I am somebody”, “Les enfants du déserts” ou encore “Sur la tête de ma mère”.
Diam’s s’explique, Diam’s s’excuse, mais Diam’s dénonce aussi et attaque ses détracteurs et leur règle leur compte une bonne fois pour toute avec ce CD qui semble mettre tout le monde d’accord de par sa qualité.
Quand à la presse people, finalement, on s’en fout.
A écouter d’urgence.
Becs de votre Brunette