“Beginners” de Mike Mills: This is what love feels like

Alors là, il faut absolument que votre Brunette vous parle du film qu’elle et l’Homme ont vu hier soir! Pas que ça soit un film récent, hein, on s’entend bien: vu le temps que mettent les films étrangers à sortir en salle en Autriche, il sera bientôt en DVD en version française!

Enfin, quoi qu’il en soit, ce “Beginners” du réalisateur Mike Mills est une bombe! En plus, il possède une très bonne distribution! Pensez donc! Ewan McGregor (que vous verrez enfin autrement qu’en Obiwan Kenobi, rôle pour lequel il était à jamais resté numéro un dans mon coeur!), la non moins talentueuse Mélanie Laurent, qui semble posséder l’art de ne jouer que dans de bons films, et un Christopher Plummer touché par la grâce.

Bref, difficile de vous donner le “pitch” du film sans trop (ou pas assez) en dire. Après avoir perdu sa mère d’un cancer, Oliver voit son père faire son coming out et lui annoncer qu’il est gay à 75 ans. Et apprendre qu’il a lui aussi un cancer. Plein d’affection pour ce père excentrique qui semble ignorer la maladie, Oliver accompagne celui-ci jusqu’à son dernier souffle. C’est après son décès qu’il rencontre la mystérieuse et troublante Anna qui va lui redonner goût à un certain bonheur.

Loin d’être triste ou auto-appitoyant, ce film est une petite merveille de sentiments non déclarés mais très fortement ressentis. Comme le dit son sous-titre: “This is what love feels like”, voilà à quoi ressemble l’amour. C’est beau, simple, doux et jamais mélo. Bref, on en reprendrait bien une tranche!

Et puis, je terminerai ce billet en disant que je veuuuuuuuux un chien comme Arthur, le jack-russel de l’histoire!

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Bonne soirée. N’oubliez pas la Saint-Nicolas demain! Ici, en Autriche, ce jour est entouré de toute une tradition!

“Midnight in Paris” de Woody Allen

 

Pour être franche, et je l’ai, je crois, déjà dit dans ces colonnes, je ne suis pas une grande fan de Woody Allen. J’ai de la peine avec son humour, son univers, ses sujets récurrents.

Pourtant, “Midnight in Paris” m’a alléchée. De par son affiche tout d’abord, belle et prometteuse, de par son décors ensuite, Paris la magnifique, et, enfin, de par son casting de rêve: Marion Cotillard, Adrien Brody et Gad Elmaleh entre autres pointures du septième art.

L’histoire est celle de Gil Pender, écrivain americain en mal d’inspiration qui, au cours d’un séjour à Paris avec sa fiancée, va vivre une expérience surprenante: au moment des douze coups de minuit, alors qu’il est seul dans les rues de la capitale, il va être invité à monter dans une vieille voiture qui va le mener tout droit à….. Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway, pour ne citer qu’eux. Ainsi, chaque nuit, il va retrouver Dali, Picasso et consors tandis que la journée il vit une vie normale. Mais, entre rêve et réalité, Gil va être amené à choisir….

J’ai trouvé que ce film était poétique, savoureux et avait une belle morale. Il est également drôle, touchant et sincère. De plus, Paris y devient un personnage à part entière, peut-être le caractère le plus étincelant de l’histoire!

Bref, un très bon moment de cinéma!

“Le Discours d’un Roi” de Tom Hooper

 

Voilà, alors je vais en parler un peu après tout le monde mais je suis allée, jeudi soir dernier, voir le merveilleux “Discours d’un Roi” de Tom Hooper avec notamment Colin Firth.

Le film raconte l’histoire vrai d’un prince anglais qui, dans les années 1930, est atteint d’un grave bégaiement. Il ne peut tout simplement pas intervenir oralement en public. Afin de tenter de remédier à ce problème, et après avoir consulté tout un tas de thérapeutes, son épouse, Elisabeth (la future Reine Elisabeth II), l’emmène voir un orthophoniste australien du nom de Lionel Logue. Ainsi commence entre les deux hommes une relation complexe entre devoir et amitié qui va s’avérer efficace. Cependant, lorsque la nation entre en guerre contre Hitler, le Prince Albert, récemment monté sur le trône, va devoir endosser le rôle de leader qu’il n’a jamais réussi à assumer. Et faire un discours radiophonique écouté par le monde entier…..

Ce film est une pure merveille. Sur la base d’une très belle histoire vraie, les trois acteurs principaux (Colin Firth, Helena Bonham-Carter et Geoffrey Rush) portent ce long métrage de manière magistrale. On est immédiatement saisi pas l’intensité de ces personnages, par la violence du handicap que porte Albert sur ses épaules, par l’amour qui l’unit à Elisabeth et par cette magnifique relation complexe qu’il entretient avec Lionel.

En bref, un très bon moment de cinéma et de culture que je vous encourage à aller découvrir si ça n’est pas déjà fait.

Tron Legacy

Il y a un peu plus d’une semaine, des amis de l’Homme (des physiciens, donc….), nous ont entraîné à leur suite à l’Imax de Vienne pour voir la suite du film “Tron”, produite par les studios Disney.
C’est donc sans une grande motivation que nous sommes allés voir “Tron Legacy” en 3D.
L’histoire est celle de Sam Flynn, qui, alors qu’il recherche son père disparu, se retrouve projeté dans un redoutable monde virtuel gouverné par des programmes informatiques. Allant de joutes mortelles en poursuites effrénées, Sam retrouve son père Kevin et la belle Cora qui luttent depuis des années pour échapper au piège dans lequel ils sont tombés et essaient de s’évader de ce monde. Sam va tout faire pour les y aider.
En ce qui me concerne, et après avoir rapidement sondé les trois physiciens qui m’accompagnaient, nous avons trouvé le scénario vraiment décevant. D’ailleurs, l’un desdits physicien a même argué qu’il n’y avait pas de scénario. Bon. Mais, visuellement, il faut avouer que la combinaison Imax/3D est très réussie et donne au film une dimension spectaculaire déjà servie pas des images magnifiques. Ce long métrage est un pur bonheur pour les yeux. Les costumes, les décors, les effets spéciaux, tout est léché et abouti pour donner au final une expérience visuelle grandiose et unique.
Si vous n’êtes pas trop exigeant quand à la trame, vous serez forcément ébloui par “Tron”.

“The Green Hornet” de Michel Gondry

Bon, disons-le carrément: ce Michel Gondry est un génie! Ses films, complétement décalés, me ravissent à chaque fois. Ainsi, lorsque j’ai découvert que ce “Green Hornet”, dont les affiches tapissent les murs de Vienne depuis quelques semaines, était son nouveau film, j’ai cessé de penser que c’était un énimème film débile de superhéros. Et, avec force commentaires optimistes et admiratifs sur ce réalisateur, j’ai réussi à trainer l’Homme jusqu’au Haydn Kino pour visionner les aventures du Frelon Vert.
“The Green Hornet” raconte l’histoire de Britt Reid, héritier désabusé d’un colossal empire médiatique, qui, outre profiter de l’immense fortune de son père, ne fait pas grand chose de son temps. Or, à la mort (subite) de celui-ci, Britt se retrouve à la tête du journal que dirigeait son père. Catastrophe ambulante, il ne sait pas vraiment que faire de tout ce pouvoir jusqu’au jour où son chemin croise celui du génial Kato, un ancien employé de son géniteur. Alors que tous deux sont amenés à sauver, presque par hasard, un couple en difficulté, ils décident de renouveler l’expérience en donnant vie au superhéros bientôt surnommé le Frelon Vert. Mais seront-ils à la hauteur de leurs ambitions? Car le milieu du crime s’organise rapidement autour du terrible Chudnofsky pour leur mener la vie dure.
Plein d’humour et d’autodérision, ce film intelligent parvient à remporter le pari de sortir des sentiers battus et des clichés du genre pour nous surprendre à chaque instant. Il est, de plus, formidablement servi par un casting avantageux et inspiré. On rit beaucoup et on ne s’ennuie pas un seul instant!
Je vous le conseille vivement!
Bonne séance

“Burlesque”

Après des temps immémoriaux sans être allés au cinéma, l’Homme et votre Brunette ont décidés de se faire une petite toile pour agrémenter leur soirée du samedi. Pourtant, un rapide coup d’oeil au programme des cinémas anglophones de Vienne nous laisse peu enthousiastes.
“Y a “Burlesque”, fait mollement l’Homme, visiblement pas très motivé.
“Oh, non! Ça a l’air nul!” répond Brunette, déjà prête à renoncer.
Alors l’Homme propose de regarder la bande-annonce. Et là, le déclic!
“Je veuuuuuuuux voir ce film!!!!! claironne Brunette à tue-tête! Allez mon coeur! Allez! Allez! Dis oui!”
C’est ainsi que l’Homme a senti la situation lui échapper et s’est laissé embarquer pour un (nouveau) film de fille….
“Burlesque” raconte l’histoire d’Ali, une jeune femme sans travail et sans argent mais dotée d’une voix exceptionnelle, qui échoue dans un club néo-burlesque de Los Angeles. Et là, pour elle, un véritable coup de foudre s’opère pour l’ambiance du lieu. Elle décide de se faire engager coûte que coûte par Tess, la tenancière du club, elle-même en pleine lutte pour la survie de sa boîte. Ali doit alors faire face aux jalousies et aux rivalités entre les différents protagonistes qui sont l’âme du “Burlesque lounge” tout en tentant de prouver son talent. Et puis, y a l’amûûûûûr!
Bref, si vous cherchez du petit cinéma d’auteur, passez votre chemin. En revanche, si vous aimez la danse, les histoires d’amour qui finissent bien et la musique rythmée, ce film est, incontestablement, pour vous! Les personnages sont charismatiques, les costumes et les chorégraphies époustouflants et la musique terriblement entraînante!
D’ailleurs, en parlant des acteurs, il y a une joie brochette de “beautiful people”: à commencer par Cher, fatale et sublime dans ce film, Christina Aguilera , fraîche et spontanée, avec la voix qu’on lui connaît, Eric Dane, le Dr Glamour de Grey’s Anatomy et Cam Gigandet, le méchant vampire de “Twilight 1”.
Et la magie s’opère! Tout cela forme un film agréable et divertissant au cours duquel on n’a pas le temps de s’ennuyer et on se surprend à taper du pied en rythme et à vouloir applaudir pendant les passages musicaux.
Kinky mais jamais vulgaire.
En résumé, on a passé un très bon moment devant “Burlesque” et, ce matin, j’ai acheté la musique sur iTunes.
Je vous le conseille donc vivement.
Bonne séance!

“Harry Potter et les reliques de la mort”

ça y est: on y est allés! Après avoir passé le mois dernier à revisionner les six premiers opus, nous avons assisté hier soir, l’Homme et moi, à la première partie du tome sept de Harry Potter sur grand écran: “Harry Potter et les reliques de la mort”.
Je ne vous résumerais pas, pour une fois, l’histoire: Harry Potter, on connais ou pas. D’autant plus qu’il y a déjà six tomes et autant de films au compteur.
Donc, sachez que c’était bien. Glauque, hein. Mais bien. En ce qui me concerne, j’avais trouvé la première partie du livre assez laborieuse, triste et manquant un peu d’action. Et bien c’est également le sentiment que j’en retire du film. L’adaptation est, selon moi, très bonne. Elle rend parfaitement l’ambiance et, pour une fois, rien ne manque.
De plus, en ayant reregardé les six premiers films sur un laps de temps assez court, je me suis rendue compte à quel point la saga avait évolué sur ces sept tomes. Plus vraiment grand chose d’enfantin à signaler et, d’ailleurs, c’était une salle d’adultes ravis qui étaient venus voir ce film sombre et inquiétant.
En résumé, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle adaptation des aventures mon apprenti sorcier préféré, même s’il n’a plus grand chose d’un apprenti. L’Homme, en revanche, était plus mesuré. N’ayant pas lu les livres, il a, comme moi lors de la lecture, trouvé qu’il ne se passait pas grand chose et que le rythme était lent.
Mais bon, le film fait tout de même bien honneur au livre.
En conclusion: courrez-y: c’est Harry!

“Eat, Pray, Love”

Bon, c’est vrai qu’il avait plein de mauvaises critiques. Mais qui sait? Peut-être parce que c’était un peu “à nos actes manqués” du fait qu’on avait voulu aller le voir plusieurs fois et qu’il y avait toujours eu quelque chose pour nous empêcher, j’avais vraiment envie de voir ce film. Et aussi parce que je n’avais entendu que du bien du livre (que, soit dit en passant, je n’ai pas lu. Je sais, c’est nul!). Donc, c’est désormais chose faite: l’Homme et moi avons vu “Eat, Pray, Love” au cinéma.
Et vous savez quoi? Ben, moi, je l’ai trouvé chic ce film! On s’entend: C’est pas du grand cinéma, mais on passe un bon moment!
L’histoire est celle de Liz Gilbert, une New-Yorkaise au bord de la crise de nerf qui se rend compte que sa vie et son mariage partent à vau-l’eau. Ayant toujours rêvé de faire un grand voyage, elle largue tout et part pour une année sabbatique qui l’emmènera en Italie, d’abord, où elle redécouvre la dolce vita et le plaisir de manger, en Inde ensuite, où elle va vivre d’introspection et de prière et à Bali ensuite, où elle va retrouver l’amour.
Bref, on en profite pour voyager à peu de frais, suivant Liz qui nous entraîne avec elle dans des pays aux atmosphères aussi différentes qu’intenses. Les paysages, les ambiances sont magnifiques. En ce qui me concerne, je ne connais que l’Italie de ces trois pays, mais je m’y suis retrouvée, lorsque Liz est à Rome. J’ai revu l’Italie telle que je la connais, chaleureuse et passionnée. L’Inde et Bali telles qu’on les voit dans le film (c’est à dire, somme toute, assez loin de la misère), m’ont également beaucoup plu. Ce sont vraiment des destinations magnifiques.
Donc voilà: j’ai aimé “Eat, Pray, Love” et je vous le conseille si vous ne l’avez pas encore vu. D’autant plus qu’on va vers l’hiver et que ce film est plein de soleil. ça ne peut pas faire de mal!
Bonne séance!

“The social network” de David Fincher

En réalisant “The social network”, sorti dans les salles obscures dernièrement, David Fincher, réalisateur du controversé “Fight Club”, a eu une bonne idée.
La bonne idée de reconstituer au plus près le puzzle encore nébuleux de la création du désormais incontournable réseau social Facebook, qui ferait passer les Ewing de “Dallas” pour des petits sirops. La bonne idée, ensuite, d’engager le très charismatique acteur Jesse Eisenberg pour incarner le très iconoclaste Mark Zuckerberg, créateur dudit réseau. La bonne idée, enfin, de faire appel à Trent Reznor, Monsieur Nine Inch Nails, pour signer la musique tendue, pulsatile et épileptique du film.
Et, avec toutes ces bonnes idées, Fincher a accouché d’un film qui a des allures de petit prodige: “The social network” est une réussite pure et simple.
L’atmosphère lourde et malsaine, les rivalités, les coups bas et les infractions à la loi:vous saurez tout ce qu’il vous est permis de savoir sur la création de Facebook et sur l’avènement de son illustre et décrié créateur, Mark Zuckerberg, étudiant génial et manipulateur, peut-être un peu malgré lui.
Courez-y vite car ce film est déjà culte!

Salt

Le week-end dernier, avec l’Homme, on est allés voir “Salt” au cinéma. “Salt” est, au risque de faire un jeu de mot que tout le monde a déjà fait (excusez, c’est dimanche soir), une histoire qui ne manque pas de piment. En plus, Angelina Jolie y est d’une beauté quasi extraterrestre.
L’histoire commence dans les locaux de la CIA où l’agent Evelyn Salt (Angelina Jolie) est accusée d’être un agent double à la solde de la Russie. Acculée, celle-ci décide alors de prendre la fuite, donnant ainsi le signal à une chasse à l’homme dont elle va faire les frais. A partir de là, tout le monde (et vous aussi, petit coquin), va se demander ce que cache réellement Salt et qui elle est vraiment. Et surtout: comment va-t-elle s’en sortir, la drôlesse, car on aimerait aussi bien la voir tirer son épingle du jeu.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce film. L’Homme, en revanche, l’a trouvé nul. Mais l’Homme est physicien, ne l’oubliez pas. C’est un grand cartésien et ça lui a un peu fait mal à l’oeil tous ces passages pas très crédibles dont le film est truffé. Moi, ça m’a rappelé la grande époque Alias, Sydney Bristow et Michael Vaughn! Et puis il y a plein de rebondissements et de retournements de situation inattendus.
Bref, je vous conseille vivement ce film. Il est bien ficelé et vous passerez un bon moment.