Tommy Hilfiger cet automne….

Bon, une fois n’est pas coutume, je vais me permettre de parler un peu chiffons sur ce blog. Hé voui! J’en vois déjà certains râler! Mais j’ai to-ta-le-ment craqué sur la campagne d’affichage d’automne de Tommy Hilfiger:

Avouez qu’elle est chic, non? J’aime ce côté “american college”, sport chic et habillé-décontracté. Je le trouve moderne et en même temps intemporel. Bon, comme je ne suis pas Anna Wintour, je vais m’arrêter là, pour une fois, partant du principe que les photos parlent d’elles-même.

Happy with le Feng Shui!

En fait, ça faisait carrément un moment que je voulais m’y mettre. Au Feng Shui. Parce que c’est bien connu, le Feng Shui améliore votre vie de façon spec-ta-cu-laire! C’est ce qu’avance, en tout cas, l’auteur du “Feng Shui pour les Nuls” (chroniqué sur mon autre blog). Bon, d’accord, vous me direz: “Le Feng Shui pour les Nuls”, ça sonne un peu amateur. N’empêche!
Grâce à ce merveilleux bouquin, les tenants et les aboutissants de la chinoise discipline m’ont été enfin révélés!
Et je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai fait des découvertes surprenantes!
D’abord, vous serez certainement atterrés d’apprendre que mes toilettes se trouvent dans la région de mon appartement qui correspond au savoir! Ainsi, s’est imposé à moi une image affreuse dans laquelle tout notre précieux savoir, accumulé au cours de longues années, fichait le camp par la lunette des WC et se faisait la belle à travers les canalisations jusqu’aux égouts où il allait se mourir de désespoir! Si! Mais grâce au grand maître Lin Yun (qui est un peu l’équivalent de maître Cha Pong), j’ai appris qu’il suffisait simplement de rabattre le couvercle des toilettes et de fermer en permanence la porte pour éviter ce genre d’incident dramatique!
Deuxième problème identifié dans notre foyer: on voit le fourneau (eh oui, en Feng Shui, on dit le “fourneau”. Que voulez-vous, c’est un art millénaire après tout!) depuis la porte d’entrée. Cela se traduit par une tendance au grignotage et à l’excès de nourriture. Donc, à la prise de poids. Aaaaaaahhhhhhhh!!!!!! C’était donc ça!!!!!
Rassurez-vous: sur les conseils du grand maître Cha Pong, j’ai installé une cloche en travers de la porte de la cuisine. Comme ça je vais arrêter de grignoter. Et l’Homme aussi, je crois car à chaque fois qu’il tente de passer ladite porte, il se heurte à la cloche du haut de ses presque deux mètre et que ça l’agace.
Troisième problème: la poubelle de la cuisine se trouvait dans la zone de la fortune. Ainsi, j’ai enfin compris pourquoi mon budget était en permanence dans le rouge: l’argent partait symboliquement à la poubelle. Je l’ai donc déplacée…. dans la zone des enfants! Comme on en n’a pas, personne ne sera lésé! Hihi! C’est pas chic le Feng Shui?
Et, enfin, dernier problème identifié: selon Cha Pong, “les anciens locataires de la maisons peuvent avoir laissé derrière eux de mauvaises ondes qui vous pourrissent la vie!”. Et c’est exactement ça! Notre prédécesseur dans l’appartement, un abruti que l’on appellera D. comme Daniel, a non seulement poussé légèrement le bouchon un peu loin, mais il a en plus bouché l’évier de la cuisine, empêchant ainsi le chi de l’eau de la maison de s’écouler normalement….
Enfin, vous l’aurez compris: y a des gens qui ont des problèmes…. et pis y a ceux qui ont le Feng Shui!
Allez mes petits scarabées, vénérablement vôtre!

La première belle vitrine de Noyël!

La vitrine de Noël d’Interio, sur la Mariahilferstrasse m’a plu de par son élégance épurée et sa distinction innée. Je voulais vous en faire profiter….

Ma p’tite déco d’automne….

Ben voui! L’automne est là! Et avec lui, les citrouilles d’Halloween, les feuilles qui rougissent puis jaunissent (où inversemment, le processus de maturation de la feuille restant pour moi, au même titre que celui de l’hématome, un épais mystère), les marrons qui tombent des arbres et les petits écureuils qui font leurs provisions pour l’hiver.
Derrière cette image d’épinal se cache un merchandising farouche, une attaque pilonnée de la Grande Consommation pour nous pousser à acheter cucurbitacées et autres têtes de mort. Mais bon, comme je suis un véritable mouton, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous quelques photos de ma petite déco d’automne….

Mon Kusmi Tea….

Septembre, bien que beau et ensoleillé, a ramené avec lui la fraîcheur des journées d’automne dont c’est, aujourd’hui le premier jour! Et, en ce qui me concerne, j’ai renouvelé, depuis une semaine ou deux, ma gamme de thés pour me préparer à affronter des jours moins cléments.
C’est donc avec délice que je me suis offert le coffret “Les Essentiels de Kusmi Tea”, qui propose deux sachets de douze sortes de la gamme, et non des moindres, déclinés en vingt-quatre sachets de mousseline. Du pur bonheur!
J’aime les Kusmi Tea parce qu’ils sont réellement jeunes, originaux et novateurs, autant que traditionnels et plein de caractère. Thés russes en majorité, leur diversité va du “Prince Vladimir” (citron, vanille et épices) au Kashmir Tchaï (thé noir et épices) en réinventant le Darjeeling (“Darjeeling n°37” ou “Green Darjeeling”).
Mes préférences vont nettement au “Sweet Love” (thé noir, guarana, épices et poivre rose) et au “Détox” (maté, thé vert et citron) qui sont des thés extatiques. On notera aussi la présence d’un déthéiné, le “Be cool” aux accents mentholés.
Bref, le coffret est une merveille pour ceux qui veulent se faire une idée de la gamme. Ensuite, on peut toujours racheter uniquement ses thés préférés…. Car c’est vrai qu’ils ne sont pas donnés. Mais bon. Un petit plaisir d’hiver n’est jamais de trop! Non?
Vous pouvez les trouver !
Bonne dégustation!

L’entretien d’embauche

ELLE: Pouvez-vous me donner trois qualités vous concernant?
MOI: Je suis belle, intelligente et drôle.
ELLE: Bon. Et vos défauts?
MOI: Si je vous dis le perfectionnisme et la tendance au surmenage, vous me croyez?
ELLE: Et donc, pourquoi postulez-vous aujourd’hui pour ce poste?
MOI: J’ai besoin d’argent. De beaucoup d’argent!!!!
ELLE: Avez-vous des références?
MOI: ET bien…. Mon copain me trouve super et ma maman dit que j’écris très bien le français!
ELLE: Je vois… Et vous souhaitez obtenir un poste de directrice dans notre société. Qu’est-ce qui vous attire dans ce poste?
MOI: Déléguer. J’adooooooore déléguer!
ELLE: Vous souhaitez passer d’un poste d’infirmière à celui de directrice. Quelle qualités pensez-vous avoir pour satisfaire le poste?
MOI: Une infirmière sait tout faire. Je peux donner des ordres aussi bien que déboucher les toilettes!
ELLE: D’accoooooooord…. Avez-vous des hobbies?
MOI (sortant une lime à ongle): Quelques-uns.
ELLE (avalant une gorgée d’eau): Vous pouvez être plus précise?
MOI: J’adore faire du shopping. C’est pour ça que j’ai besoin d’argent. Donc de travailler!
ELLE: Très bien, Madame….
MOI: Mademoiselle!
ELLE, perdant patience: ….Mademoiselle…. Nous allons réfléchir à votre offre et vous recontacter!
MOI, avec un clin d’oeil entendu: J’ai le poste, hein?

Hé non! Si vous vous demandez, mon entretien d’embauche de ce matin ne s’est pas passé comme ça. Mais merci d’avoir demandé!

Quand les poules auront des dents et que les pêches seront plates….

Ce post, attention, c’est sérieux, aurait aussi bien pu s’intituler “Quand les poules auront des dents et que le fromage sera vert”. Mais bon. En même temps, ça n’est pas le cas.
Parce que, oui Madame, oui Monsieur, on va parler nourriture et nouveaux aliments aujourd’hui.
Car figurez-vous qu’outre le fait que je sois une grande consommatrice de raisin sans pépins (oh! Sacrilège! hurleront les puristes), j’aime bien découvrir de nouveaux aliments et de nouvelles saveurs. C’est mon côté curieux, peut-être, mais gourmand surtout.
Donc voilà: j’ai découvert les pêches plates l’année dernière par une amie qui en avait amené au travail. “Elles ont un goût de pêche beaucoup plus prononcé!” m’a-t-elle assuré. En tout cas, j’ai été immédiatement séduite pas le design de l’objet. Depuis, je suis une fervente convaincue. Même si elles sont un peu plus chères que les autres.
Et puis, j’ai dégusté, au Spar, le supermarché de mon quartier, du gouda au wasabi. C’est tout d’abord sa couleur verte qui m’a attirée. Mais le goût est loin d’être décevant.
La question du jour est la suivante: pourrais-je vivre sans pêches plates et sans gouda vert? La réponse étant: évidemment, mais ça serait un peu plus triste, un peu moins fou.
Alors privilégions les nouveaux aliments, donnons-leur une chance de nous surprendre, de nous convaincre, de nous ravir.
Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.

Le printemps s’invite à Vienne!

Enfin les beaux jours! A Vienne, le soleil a un peu tardé à émerger de la morosité hivernale. Mais, même si les températures sont encore un peu fraîches, on dirait bien que le printemps est là.
Pour preuve ces arbres fleuris iPhotographiés à Schottentor ce matin!

Bonne journée à vous tous!

Aaaaaaaahhhhhhhh IKEA!

C’est tout de même un truc incroyable ce IKEA! On dirait que l’enseigne suédoise est capable de faire perdre tout espèce de bon sens au plus aguerrit des hommes détestant les achats inutiles et intempestifs. Prenez l’Homme par exemple: aujourd’hui, lors de notre expédition punitive dans la succursale viennoise du géant bleu et jaune, il a commencé par hocher la tête de façon pragmatique lorsque j’ai voulu acheter ce petit coussin coloré en forme de coeur que je voyais si bien sur notre lit. Puis, finalement, il s’est jeté comme un morfale sur ce fauteuil de bureau qui fait Dr MAD dans Inspecteur Gadget.
Ah! IKEA! Ou l’art de rendre l’inutile indispensable. On a quand même dépensé plus de deux cent euros pour des accessoires qui, une fois débalés et rangés dans l’appartement ne se distinguent pas particuièrement par les changement transcendants qu’ils ont apportés dans notre vie de tous les jours. Mais c’est vrai que, sur le moment, j’ai ressenti un urgent besoin de cet assortiment de couteau de cuisine Blögnö et j’ai eu l’impression que je ne pourrais pas vivre une seconde de plus sans ce trucs à pile qui fait de la mousse dans le lait chaud et qui ne coûtait que quatre-vingt-dix-neuf centimes d’euro.
Au fond, IKEA fait de nous des psychopathes. Et, accessoirement, des sociopathes aussi. En effet, ne commettez jamais l’erreur fatale d’aller dans un de leurs magasins un samedi sous peine de risquer de vous retrouver dans un remake de “Chute Libre” avec Michael Douglas. Vous vous retrouverez en train de pousser votre caddie en essayant de vous frayer désespérément un passage dans des couloirs bondés et vous vous ferez l’effet de petits vieux avec leur rollator en train d’essayer d’accéder à la cafétéria du home à midi tapante, au même titre que soixante autres résidents affamés: c’est chacun pour soi et tous les (sales) coups sont permis.
D’ailleurs, en parlant de cafétéria, disons-le: il n’est en aucun cas possible d’aller chez IKEA sans boulotter une ration de trente-cinq boulettes de viande. Les plus motivés en achèteront aussi des surgelées à ramener chez eux avec leur paquet de Daim king size et leur sirop de sureau.
Car IKEA, c’est aussi, outre le fait d’être un temple du bon goût pas cher, un haut lieu de la gastronomie scandinave. C’est vrai, après tout, on s’imagine tous ces petits suédois dans leur maison rouges avec leurs petites lumières à la fenêtre en train de manger du hareng fumé et on voyage un peu dans le monde du rêve.
Au fond, c’est ça IKEA: du bonheur par procuration. Et ça fera deux-cent euros pour vos trente-six babioles vous dit la dame. Alors vous lui faites un sourire plein de dents et vous dégainer votre VISA et votre IKEA Family.
Et tant pis si, pour payer votre emportement, vous allez manger des pâtes pendant un mois. Vous plaiderez la folie passagère. Au moins vous serez bien assis.

Un p’tit poème….

Aujourd’hui, et pour faire écho à mon billet sur les crapauds, j’avais envie de partager avec vous un poème qui est parmi mes favoris. Il est de Victor Hugo et parle d’amûûûûûûûr, évidemment. Je vous laisse le découvrir.

CHANSON DE CELLE QUI N?A PAS PARLE

L’énigme ne dit pas son mot.
Les flèches d’or ont des piqûres
Dont on ne parle pas tout haut.
Souvent, sous les branches obscures,

Plus d’un tendre oiseau se perdit.
Vous m’avez souvent dit: Je t’aime!
Et je ne vous l’ai jamais dit.
Vous prodiguiez le cri suprême,

Je refusais l’aveu profond.
Le lac bleu sous la lune rêve
Et, muet, dans la nuit se fond;
L’eau se tait quand l’astre se lève.

L’avez-vous donc trouvé mauvais?
En se taisant le coeur se creuse
Et, quand vous étiez là, j’avais
Le doux tremblement d’être heureuse.

Vous parliez trop, moi pas assez.
L’amour commence par de l’ombre;
Les nids du grand jour sont blessés,
Les choses ont leur pudeur sombre.

Aujourd’hui – comme, au vent du soir,
L’arbre tristement se balance! –
Vous me quittez, n’ayant pu voir,
Mon âme à travers mon silence.

Soit! Nous allons nous séparer.
– Oh! comme la forêt soupire!-
Demain qui me verra pleurer
Peut-être vous verra sourire.

Ce doux mot, qu’il faut effacer,
– Je t’aime- aujourd’hui me déchire;
Vous le disiez sans le penser,
Moi, je le pensais sans le dire.

26 septembre 1875, Victor Hugo, “Poèmes choisis I”

Magnifique, non? Voilà, je crois qu’il n’y a rien d’autre à ajouter.