Vienne et le mystère des toilettes glaciales…..

Attention car aujourd’hui, on va aborder un sujet qui fait peur. Inquiétant. Terrifiant même. Et la question qui se pose, en premier lieu, est la suivante: pourquoi, à Vienne, les toilettes ne sont elles (généralement) pas chauffées? Car j’ai testé: chez nous, chez ma copine Barbidouille, au restaurant, au musée…. Il fait environs 3 degrés aux cabinets, en été mais, surtout, en hiver….
Si le mystère quant à la raison de cet état de fait reste entier (et ne me dites surtout pas que c’est pour des raisons d’économie d’énergie, vous me décevriez), il a néanmoins des conséquences tout à fait fâcheuses. Le point en trois situations:
Situation n°1: C’est la nuit. Vous dormez et, soudain, vous êtes réveillé par votre muscle détrusore qui appuie dangereusement sur votre vessie pour que vous alliez la vider. C’est vrai que vous êtes une princesse et que, comme personne ne l’ignore, les princesses sont des pisseuses. Donc vous vous levez, dans le noir pour ne pas réveiller l’Homme qui dort paisiblement, ne se doutant pas de la terrible épreuve que vous endurez en vous arrachant à votre couette chaude et douillette. Vous allez jusqu’aux WC et là… Il fait 3 degrés. Comme vous ne portez sur vous que votre petite nuisette sexy pour honorer vos bonnes résolutions de la nouvelle année (voir avant-dernier post), votre température corporelle baisse à une allure vertigineuse. Le temps de vous soulager et hop, vous êtes congelée. Et vous chopez une cystite. Fin de la situation numéro 1.
Situation n°2: Vous êtes au restaurant avec l’Homme. Tout se déroule bien. La soirée et délicieuse et les mets que vous dégustez aussi. L’Homme est charmant, prévenant, sexy. Mais, soudain, comme vous avez éclusé quelques verres depuis le début du repas, vous êtes pris d’une envie pressante. Vous vous éclipsez avec grâce et élégance, arguant que vous allez vous repoudrer le nez. Vous vous faites indiquer la direction des toilettes par un serveur prévenant. Et là, le pire vous attend. Il fait 3 degrés au petit coin. Vous chopez une cystite. Bye bye plan sexe torride que vous aviez prévu en fin de soirée. Fin de la situation numéro 2.
Situation n°3: Vous êtes au musée avec une amie. Entre le moment où vous vous êtes extasiée sur une série de monochromes et l’instant où vous avez jaugé d’un air dubitatif les tapis d’Orient en confiant à ladite amie que vous trouvez ça d’un manque de goût sans précédent et qu’en aucun cas vous en voudriez un chez vous, vous passez devant des toilettes. Et là, vous vous rendez compte qu’il serait temps pour vous de vider votre vessie. Vous pénétrez dans les cabinets avec le port de tête d’une altesse royale. Pour constater qu’il y fait 3 degrés. Grand maximum. Vous chopez une cystite et zappez la collection de photos scatos d’un photographe que le prospectus du musée annonce comme “extrêmement prometteur”. Fin de la situation 3.
Donc voilà révélée au grand jour la tragédie que vivent, au jour le jour, les quelques presque deux millions d’habitants de la ville de Vienne. C’est terrible, je vous le concède. Et on peut d’ores et déjà se questionner, à la lumière de ces explications sur le nombre d’infections urinaires qu’ont traité les médecins viennois en 2010? Hein? Je vous le demande, moi!

Punaise!

Aujourd’hui, on va parler (une fois n’est pas coutume, hein) d’un sujet grave! Que dis-je, d’une menace terrrrrrrrible! Car attention, et vous ne pouvez plus continuer à l’ignorer, le fléau arrive CHEZ NOUS! Bon, tant que c’était outre-atlantique, on s’en battait l’oeil, hein, mais là…. CHEZ NOUS, je vous dis!
En effet, même si vous habitez sur la lune, vous n’aurez pas manqué d’apprendre dernièrement que les punaises de lit ENVAHISSENT LE MONDE!!!!!!!! Ayant d’abord proliféré à New York, les petites bêbêtes ont fini par prendre l’avion! Hé oui! Et, excusez-moi du terme, mais ça va ch…. dans le ventilo, les enfants! Quand elles seront là (car, aux dernières nouvelles, elles envahissaient Paris, donc Vienne, donc…. Lausanne!!!), ça va plus rigoler du tout!
D’ailleurs, hier, je regardais tristement notre lit et j’ai dit à l’Homme: “Bientôt bye bye, les grasses mat’! Quand elles seront là, on fuira notre lit! D’ailleurs, sais-tu que la femelle peut survivre un an sans se nourrir?” “Ha? Et elle résiste à combien de coups de savate?” s’est enquis l’Homme, stoïque.
Il s’en fout, l’Homme: il n’est jamais à la maison! Mais moi, je ne suis pas du tout prête à partager l’appartement avec ces nouvelles colocataires!
Pis, tiens! Comme ça vient des US, gageons qu’ils vont bientôt nous pondre un blockbuster sur le sujet pour en remettre une couche et nous faire encore plus peur!
Car là-bas, c’est la psychose: les gens se font sâlement piquer par leurs indésirables hôtes et cachent leur marques affreuses pour ne pas être victime d’exclusion. Parce que voui: c’est comme les poux: ça se transmet à tous vos chers amis! Votre chef, à la rigueur, vous vous en fichez. Si ça se trouve, vous lui avez déjà refourgué vos morpions par le passé. Mais votre Tantine Alice, elle a pas mérité ça!
Donc voilà. A l’heure où j’écris ces lignes, j’en suis sûre, vous en riez. Mais rira bien qui rira le dernier!
Et je conclurai par ces mots divinatoires d’Homer Simpson: Wouh Pinaise!

Pourquoi à Vienne il y a toujours une crotte de chien entre deux voitures stationnées et autres questions existentielles…

Au début, ça m’est tombé dessus par hasard: j’ai marché dedans. Une fois. Peut-être deux. Car oui, et c’est une calamité, il y a toujours une crotte de chien planquée entre deux voitures stationnées à Vienne.
Et c’est plus vicieux que vous ne pourriez le penser: dans une ville où les passages pour piétons n’existent quasiment que dans les carrefours, vous êtes constamment en train de vous faufiler entre deux voitures à l’arrêt pour traverser. Et là, ça vous arrive: vous marchez dedans.
“Arrrrrrrrrgh! Pourquoi ça m’arrive à moi?????” vous dites-vous dépité. Mais, si vous y regardez à deux fois, vous verrez bien que quelqu’un ou peut-être même quelques-uns ont déjà marché dedans avant vous.
Et ne croyez surtout pas que ça va vous porter chance: Vous avez entendu souvent qu’un Autrichien a gagné à l’Euromilion? Bien sûr que non. Tout le monde sait qu’il n’y a que les Portugais qui gagnent à ce jeu-là!
Donc vous voilà avec votre pied droit (ou gauche. Ou les deux), enduit de déjections canines. Que faites-vous donc?
Le plus probable est que vous tentiez de garder votre dignité et que vous continuiez votre route en marquant votre chemin derrière vous. Mais il est possible aussi que vous vous retourniez en direction du trottoir pour essuyer votre pied sur l’arrête de celui-ci. Un conseil alors: ne reculez jamais! Ce serait périr! Vous vous retrouveriez à nouveau avec les deux pieds dedans.
Ceci dit, n’allez pas vous méprendre. J’adore les chiens. C’est leurs propriétaires que j’ai un peu plus de peine à comprendre. Peut-être suis-je un peu trop suisse, mais je m’interroge tout de même sur ce qui empêche les gens de ramasser les cacas de leurs compagnons à quatre pattes.Un peu de civisme, que diable! Et puis, c’est si vite fait et tellement plus agréable pour les autres. Non?

Un tramway nommé périr…

Je vous avais parlé précédemment du métro de Vienne, le U-Bahn, que, vous l’aurez compris, j’affectionne particulièrement. Or, si, dans la ville de Sissi le métro est une vraie merveille, il n’en va pas de même du tramway, le Strassenbahn.
Bon, à sa décharge, on pourrait avancer que le tram viennois va partout. Où que vous soyez en ville, il y a un tram qui passe par là. Et puis qu’il y en a souvent. Le temps d’attente maximum pour un tram est souvent d’une dizaine de minutes. Oui. Bon. Mais vous ne pouvez plus l’ignorer: le tram est est au transports publiques viennois ce que le côté obscur est à la Force.
Tout d’abord parce qu’il fait tous les arrêts pipi. Entre les feux rouges et les nombreux arrêts qui jalonnent votre itinéraire, vous avancez au pas.
Ensuite parce que l’hiver (hé oui! c’est d’actualité!) il y fait un froid de canard car les rames sont à peines chauffées et que les portes s’ouvrent tout le temps. C’est ainsi que le Viennois averti (comme l’Homme, par exemple), sait repérer au premier coup d’oeil les sièges sous lesquels se trouvent les vétustes chauffages de la rame et s’y rue à peine les portes s’ouvrent-elles, tel Winnie l’Ourson sur un pot de miel.
En résumé, je prends, pour aller à mes cours intensifs d’allemand, tous les jours le tram 38 en direction de Grinzing et j’en ai assez, oui Madame, oui Monsieur, de me geler les miches pendant trente minutes.
Mais, oh bonheur!, en rentrant le soir, je finis par rejoindre mon cher métro tout chaud à Schottentor pour les deux stations qui me séparent de la maison. Alors? Elle est pas belle, la vie?

Miroir, mon beau miroir…..

Coucouc à vous mes p’tits lapins!
Au troisième jour de ma vie viennoise, figurez-vous que la schcoumoune s’est abattue sur moi. Et ça, de façon totalement inattendue et stupide. Jugez donc par vous-même:
Ce matin, alors que l’Homme et moi émergions gentiment d’une nuit qui, pour ma part, fût remplie de cauchemars inquiétants et incohérents, voilà ti pas qu’on sonne à notre porte d’immeuble.
Surprise de prime abord, je ne tarde pas à connecter quelques neurones et à réaliser qu’il s’agit probablement de la livraison de ma valise que j’ai faite envoyer par rail pour éviter d’avoir à la trimballer pendant mon voyage.
Toute heureuse, je clame au monsieur dans l’interphone: “Montez” avant de raccrocher prestemment. C’est alors que l’Homme me fait stoïquement remarquer que, dans ma précipitation, je n’ai pas mentionné l’étage. Ah oui. Bon.
Dix minutes plus tard, après avoir fait tous les étages en partant du haut (dommage, on habite au second), le petit monsieur me remet ma chère valise que je roule hâtivement dans ma chambre avant de l’ouvrir énergiquement. Et c’est là que le drame arrive: mon miroir, qui était tout dessus, tombe à terre et se casse.
“Argh! Sept ans de malheeeeeeeeeeeur!”, clamé-je catastrophée pendant que l’Homme tente calmement de réparer les dégâts.
Et bien vous le croirez ou pas, depuis ce moment-là, tout est parti en cacahuète.
Tout d’abord, je devais aller m’inscrire à un cours d’allemand intensif à l’université de Vienne. Et bien lorsque j’arrive devant la porte du bureau d’inscription,la foule est aussi dense qu’à un concert de Madonna. Impossible d’apercevoir l’entrée. Il faut quand même avouer que les prix de leurs cours dépassent toute concurrence mais bon, je ne me serais jamais attendue à un tel engouement.
Dépitée, je décide de revenir plus tard. Je vais donc faire quelques courses. Au Spar, la superette de notre quartier, je remplis deux sacs de diverses emplettes avant de sortir en direction de la maison. C’est là que mon sac en papier rend l’âme dans un craquement sinistre et que tout son contenu se répend sur le trottoir dans l’indifférence générale. Je ramasse mes petites affaires tant bien que mal et rejoins clopin-clopan mon immeuble. Arrivée dans laporte, je m’arrête devant la boîte aux lettres et entr’ouvre le battant. Une lettre! Chic! Je sors mes clés de mon sac et tente de l’introduire dans la serrure mais aucune ne s’adapte. Finalement, après moult essais, je tente une autre approche: je passe ma main dans l’ouverture pour essayer d’attraper cette maudite lettre. Comme j’ai les doigts trop courts, je m’arme de ma clé d’appartement pour essayer de gagner quelques centimètres. Mauvaise idée. Je lâche la clé par inadvertance dans la boîte. Me voici enfermée hors de mon appartement….
Un braquage de boîte aux lettres plus loin et toujours pas de lettre en ma possession, je récupère ma clé d’appartement. Je monte jusque chez moi et pose mes sacs de courses à terre. c’est après les avoir vidés que je constate avec un certain abattement que la bouteille d’adoucissant pour le linge s’est renversée dans mon sac en tissus. D’autre part, comme j’ai posé ledit sac par terre sur le parquet, il s’en est répendu par terre, j’ai marché dedans sans m’en apercevoir et en ai mis dans tout l’appartement.
Au bord de la crise de nerfs, je nettoie le plancher, ce qui m’a pris un certain temps. Ceci fait, j’ai encore cassé une babiole, histoire de ne pas m’arrêter en si bon chemin.
Finalement, maudissant ce fichu miroir, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre et de faire face. Il était midi. J’ai mangé et suis repartie pour de nouvelles aventures. L’après-midi fut couronné de succès et j’ai pu m’inscrire à mon cours. A la bonheur!
Gros becs à vous mes p’tits lapins! Et n’oubliez pas: seuls vous pouvez décider de votre destin! Alors ne vous laissez pas abattre!
Gros gros becs viennois
Votre Brunette

R.I.P Yves Rocher

Coucouc à vous mes p’tits chihuahuas maléfiques!
Figurez-vous que j’étais avec l’Homme en train de me ballader à Neuchâtel, non loin de la Place Pury, lorsque s’est offert à moi le triste, que dis-je, le révoltant spectacle que vous montre cette photographie: Hé oui, il semblerait que, à l’heure où l’on vient d’apprendre, il y a quelques semaines, la mort d’Yves Rocher, ces satanés pigeons, volatiles sans respect s’il en est, s’en battent l’aile et profanent cette enseigne au nom du défunt.
Pourtant, Yves Rocher c’est des décennies au service de la beauté et de la fraîcheur des femmes. Celles que nous étions, celles que nous sommes devenues et celles, espérons-le, que nous deviendront. Souvenez-vous des petits papiers à dérouler contenus dans une enveloppe reçue dans votre boîte aux lettre. Il y en avait toujours quelques-uns de gagnant pour une crème de jour ou un rouge à lèvre.
Aujourd’hui, Yves Rocher, c’est encore ce sac aux motifs fleuris pour dix francs si vous achetez un pack de trois mêmes gels douche. La beauté et les cosmétiques à la portée de chacune.
Donc, à vous, pigeons sans égard, colombes déchues, rats des airs comme dirait mon frère, regardez-y un peu à deux fois avant de vous agglutiner et de recouvrir de vos fientes le nom du pape de la beauté bon marché. Car, peut-être, dans une autre vie, vous ferez moins les malins!
Becs à vous tous
Votre Brunette

Quarantaine H1N1: j’ai testé pour vous!

Coucouc mes p’tits lapins!
Alors pour ceux qui ne le savent pas, je suis infirmière. Hé oui, c’est des choses qui arrivent. Des fois, c’est chic et d’autres fois moins. En ce moment, il y a le virus H1N1. Et ça, c’est nul. Le H1N1 est un gâche-métier pour les infirmières car nous sommes surexposées à l’épidémie.
L’hôpital, et plus particulièrement le service dans lequel je travaille, accueillent tous les cas suspectés de la régions. Ne nous voilons donc pas la face, je serai une des premières à l’attraper.
C’est ce que je me disais il y a quelques semaines déjà. Pourtant, lorsque j’ai commencé à avoir mal à la gorge, je n’ai pas pensé à ça. Pas plus que le lendemain quand j’ai eu de la fièvre. Toujours pas, haha!, le surlendemain quand j’ai annoncé à mon travail que je ne viendrai pas travailler parce que j’étais malade.
C’est alors que le bon Dr C., collègue et néanmoins ami de votre dévouée, m’appelle à la maison, sur mon téléphone portable, pour m’expliquer gentiment qu’on me croyait suspecte de H1N1 et qu’il fallait que je rapplique en vitesse dans mon service pour me faire frotter…
Youpie!
Je me rends donc sur mon lieu de travail où j’ai droit à une consultation avec ledit Dr C., la boîte de Tamiflu offerte par la Santé Publique et…. le frotti! Que dis-je: le Frotti.
Le frotti de dépistage H1N1 est une chose peu agréable. Et c’est un euphémisme. Le frotti H1N1 est atroce. Pour vous donner une idée, on vous enfonce un batonnet de 7 cm dans la cavité nasale. Pour faire plus imagé, vous avez l’impression, comme me l’a si justement dit le Dr C. avant de me le faire, qu’on vous aspire le cerveau à travers le nez. Mais ce n’est pas tout.
Alors que vous voilà arrivé à la fin de la consultation avec l’impression d’être convalescent d’une lobotomie, on vous donne une certaine quantité de masques chirurgicaux qu’on vous enjoint de porter et on vous assigne à demeure jusqu’à nouvel ordre.
Vous quittez donc les lieux l’air penaud, non sans passer devant la salle d’attente où d’autres pestiférés portant des masques attendent leur tour dans un coin spécialement aménagé pour eux.
Vous sortez dans la rue. Il fait chaud car on est en été. Vous portez un masque. Les gens vous regardent.
Comme vous allez devoir rester cloîtré chez vous pendant un temps indéterminé, il vous faut des vivres. Vous allez au supermarché. Les gens vous observent, vous et votre masque, avec horreur et vous vous dites que, dans une société moins évoluée, on vous aurait certainement brûlé sur un bûcher…
Vous passer les deux jours suivant au lit, amorphe, à économiser vos vivres pour qu’elles durent le temps de la quarantaine. Tout plutôt que de revivre l’épreuve “supermarché”. Pas de bisou de l’Homme, pas de café avec les copines, pas de shopping ni de ciné. Non. Juste vous et le H1N1.
Le coup de fil libérateur arrive quarante-huit heures plus tard quand on vous téléphone pour vous annoncer que votre frotti est négatif. Vous appelez l’Homme et le suppliez de vous emmener au restaurant le soir-même.
La bonne nouvelle est que vous n’avez pas le H1N1.
La mauvaise est que vous allez, forcément, finir par l’attraper. Et refaire toute la boucle.
Alors? Des glaçons avec votre Tamiflu?
Courage et becs de votre Brunette

T’as des vacances? Tu pars?

Et bien non! Je ne pars pas… Ou si peu! Damned, est-on forcément obligé d’aller à Ouagadougou pour se réaliser?

Moi, je l’affirme haut et fort: je n’ai pas les moyens de voyager cette année. D’abord parce que, comme vous le savez, je me suis ruinée pour acheter un Mac Book Air avec lequel je vais m’éclater bien plus longtemps que deux misérables semaines (hum.. J’espère!). Ensuite, aussi parce que j’ai fait des choix de vie ces derniers temps qui ont fait que je suis un peu sur la paille.

Mais bon! Faisons contre mauvaise fortune bon coeur! Il fait aussi très beau, de par chez nous ( 1 jour sur 4), je peux en profiter pour voir mes amis que je ne vois jamais (ah, non, ils sont tous partis en vacances…), on peut se faire des petites bouffes exotiques (ce soir: sushis contre kebab, mmm, mon coeur balance).

Bref, c’est la joie et l’extasitude de ne pas aller se choper une gastro en Thaïlande ou des amibes en Inde. Et puis, l’avantage, c’est qu’on ne gavera personne au retour avec nos 550 photos pourries qui n’intéressent que nous. Et puis on aura pas développé un cancer de la peau à se faire dorer la saucisse au Seychelles.

Donc, suivez mon conseil qui se résume en trois mots: sécurité, sobriété, économie. Et passez des vacances de rêve dans votre patelin, à pianoter sur votre Mac des trucs que personne ne lira jamais.

C’est pas que du bonheur, ça?

Allez! Bonnes vacances à tous!

Becs de votre Princesse Brunette

Mes voisins, ces mal-aimés…

Coucouc les amis!

Aujourd’hui, la question du jour est: quel rapports entretenez-vous avec vos voisins?

Si certains me répondront qu’ils partagent une entente cordiale, d’autres des sourires polis, la plupart, inutile de le nier, détestent la gentille petite famille qui habite à côté de chez eux. Vous savez, ceux dont le bébé pleure matin, midi et soir. Ou alors le type du dessous, celui qui écoute de la musique de m… à fond les ballons à toute heure du jour et de la nuit. D’aucuns vous parlerons immédiatement de celle qui leur pique leur place de parc cinq jours sur sept.

Et, au risque de faire s’écrouler une croyance populaire qui veut que les petites bobo habitent des quartiers tranquilles, je vais vous l’affirmer haut et fort: Je déteste mes voisins (et voisines).

Et les miens, vous pouvez me croire, sont plutôt bien gratinés: D’abord la Nouvelle Star qui braille du Célne Dion à tel point que les murs en tremblent, couvrant la voix timide du pauvre Francis Cabrel qui chantonne dans ma stéréo. Ensuite il y a ceux dont une plaque sur la porte qui proclame: “Je sais que mon Rédempteur est vivant” et qui s’adonnent à des soirée prières auxquelles ils invitent tout le quartier. Il y a aussi le type du premier, un Mike Delfino en vachement plus moche qui sort juste de prison où il a été incarcéré pour un crime qui, affirme-t-il, il n’a pas commis.

Mais aussi, il y a David. David est beau, sexy, intelligent. Quand il est là, on entend du violon dans les escaliers. Il ressemble à un James Bond jeune et, sur Facebook, y a des photos de lui dans tous les coins du monde. David à dos de chameau, David étranglant un cobra, David sautant en parachute.

J’étais en train de me dire que les voisins, ça peut être rudement chouette, quand David a déménagé. Depuis, je vais aux soirées prières (pour qu’il revienne), j’écoute du Céline Dion (très romantique) et je lorgne Mike Delfino par dépit.

Vraiment, je déteste mes voisins.

Paix à vous mes amis et becs de votre Princesse Brunette