H.O.M.E

La joie dans les yeux de ma mère lors de notre première étreinte de retrouvailles, les rires de mes amies que je vois si rarement, ma Sans-Valentin, car l’Homme était resté à Vienne, où j’ai reçu ce magnifique bouquet de tulipes, mon beau-père venu m’attendre à la gare de Neuchâtel aperçu dans la foule où  il marche à contresens, les soirées-télés, allongés sur le grand lit à regarder tout et rien entre ma mère et mon deuxième papa avec le chien qui ronfle à côté, le soleil suisse qui manque si souvent à Vienne, mon frère qui fume toujours trop et sa petite femme si élégante et “fashion” dont j’ai copié le vernis à ongle jaune, la tombe de mon père, belle et triste sur laquelle je me recueille si rarement, les librairies lausannoises et la Fnac avec des livres en français, les biscuits secs au thym et le lait de riz de la Migros, les produits alimentaires “light” à foison, les jus de carottes du Zeste sur le Grand Pont, mes petites boutiques à merveilles où j’ai refait une provision de cartes que j’enverrai depuis l’Autriche. Et ce deuil. Celui qui m’a fait rentrer précipitamment ce vendredi matin du 11 février. Celui qui emporte à nouveau un être cher. Celui qui a empli l’atmosphère de la peine d’une famille qui se demande une fois encore: Pourquoi? Pourquoi déjà? Ce post est dédié à tout ceux qui pleurent dans leur coeur un être parti toujours trop vite. Et à ma tante Jacqueline, Sylviane, Serge et leurs familles.

Mc Fit: l’ennemi du Mc Do…..

Dans le but de perdre les quelques sept kilos superflus qui me pourrissent continuellement la vie, j’ai décidé, sur les conseils à peine déguisés de l’Homme, de m’inscrire au Mc Fit de mon quartier.
Mc Fit. ça sonne un peu comme Mc Do. Détrompez-vous, la ressemblance s’arrête là. Car on vous y propose non pas de vous goinfrer, mais plutôt d’essayer de perdre du poids en y transpirant toute la sueur de votre corps. Râââââ!!!!!! Pour une Princesse Brunette sédentaire, plus artiste que sportive, c’est dur.
En fait, le Mc Fit n’est pas si éloigné que ça de son cousin le Mc Do: tout y est organisé de façon à ce que ça vous coûte le moins cher possible et avec le minimum de personnel: vous vous inscrivez sur une borne automatique avec signature électronique, vous recevez immédiatement votre carte de membre pour une année, durée minimale de l’abonnement, qui vous permet d’actionner l’ouverture du tourniquet de l’entrée. Et ça y est: le monde merveilleux du Mc Fit vous ouvre ses portes.
Premier jour:
Vous arrivez et, après avoir traversé toute la salle sur un espèce de Walk of Fame qui mène aux vestiaires où vous vous êtes changé, vous jetez un regard circulaire autour de vous et en tirez vos premières constatations:
Le lieu: aussi convivial qu’une salle de torture avec toutes ses machines plus inhospitalières les unes que les autres, vous vous attendez à vous surgir à tout moment un antique bourrel.
Le prof: c’est l’Homme Invisible. Eternellement absent quand vous avez besoin de lui pour régler la hauteur de votre selle de vélo, par exemple (exemple, par ailleurs, tout à fait aléatoire sans aucune forme de vécu possible), il surgit de nulle part pour augmenter la force de pédalage à la vingt-septième minute sur trente, au moment où vous n’en pouvez plus, dans le but sadique de vous anéantir.
Les habitués du lieu:
Le marathonien: Il courait sur son tapis roulant lorsque vous êtes arrivée, il courra toujours lorsque vous repartirez. Et ceci tout en alimentant la conversation avec son voisin de tapis. Rien que de le voir, vous manquez de souffle.
Le bôgosse: Il débarque, très sûr de lui, looké fitness des pieds à la tête en s’assurant d’un regard circulaire que tout le monde la bien repéré. Ne se donnant même pas la peine d’ôter ses Ray-ban Aviator, son regard se pose sur vous tel un scanneur d’aéroport et il vous bodychecke de haut en bas. Soudain, il fend l’espace dans votre direction, sourire au vent. Interdite, vous le voyez vous passer à côté pour aller saluer la bombe blonde sur le step derrière le vôtre. Ah ben oui, forcément…..
Le lourdingue bedonnant: il a la cinquantaine bien sonnée, un ventre à bière et vous fait des oeillades en levant des poids de l’autre côté de la salle. Ne le regardez surtout pas sinon il viendra illico s’asseoir sur le vélo à côté de vôtre…
Bon, il faut dire que le Mc Fit ne coûte que vingt euros par mois. A ce prix-là, on va pas s’en priver. Hein?

J’ai testé Alli!

Ceux qui me connaissent bien le savent: je suis constamment plus ou moins au régime. Régime protéiné, dissocié, Weight Watchers…. pour lutter contre l’engeance que constitue mon métabolisme trop lent et ma thyroïde paresseuse. En quatre ans, j’ai pris une dizaine de kilos dont je n’arrive pas à me débarrasser et qui s’incrustent notamment dans me fesses, me narguant lorsque je passe devant les miroirs….
Or, arrivée à un point où ma prise de poids m’inquiète véritablement plus par sa rapidité que par mon tour de taille qui est encore de justesse dans la norme, j’ai décidé de trouver une vraie solution.
Voilà plusieurs mois que j’hésitais à acheter Alli. En effet, j’ai suivi le buzz sur internet qui a suivi sa commercialisation et ne savais pas trop quoi en penser. En fait, je n’étais ni pour, ni contre, bien au contraire, comme dirait l’autre. Donc, après avoir une nouvelle fois fait une crise de rage en montant sur ma balance il y a deux semaines, j’ai décidé de me lancer.
Mais qu’est donc Alli?
Pour ceux et surtout celles qui n’en ont pas entendu parler, ce médicament, annoncé comme la pilule miracle contre le surpoids, est en vente libre sur le marché européen, sans ordonance, s’entend, depuis environs un an. On lui prête les bénéfices du Xénical, médicament utilisé pour traiter l’obésité, sans qu’elle en aie les inconvénients. Destinée aux personnes qui veulent perdre entre dix et quinze kilos, elle empêche l’organisme d’assimiler les graisses au niveau intestinal. Les lipides que vous ingérez font donc le “toboggan” dans votre intestin et ressortent par voie naturelle sans être métabolisés. Les effets indésirables actuellement connus sont essentiellement des diarrhées graisseuses associées, parfois, à des douleurs abdominales.
J’ai donc testé. Je suis allée à la pharmacie de mon quartier à l’aube d’un long week-end de trois jours. Au cas où lesdits effets secondaires se manifesteraient, je pouvais rester à la maison (et, en l’occurence, à proximité d’une toilette).
Verdict: pas de douleurs, pas de dérangement du transit. Les quatre premiers jours, j’ai eu effectivement une élimination favorisée et j’ai perdu des graisses. J’étais toute contente. Mais, par un mystère que je n’ai pas encore réussi à percer, au bout de cinq jours, et malgré une prise continue de 3 capsules par jours comme indiqué, l’effet s’est arrêté brutalement . J’ai continué encore une semaine supplémentaire mais j’avais l’impression de prendre un placebo.
J’ai finalement arrêté sans avoir perdu de poids.
L’aventure m’a coûté 64 euros pour quatre-vingt quatre capsules que je n’ai pas terminées. Heureusement que j’avais pris le petit emballage.
La seule explication que j’aie trouvée à ce résultat décevant est que j’ai déjà, à la base, une alimentation pauvre en graisses.
Mais bon. Je suis quand même assez déçue je dois dire.