Bye bye Santa!

 

Alors que les rues deviennent de véritables cimetières à sapins de Noël, retenons, prolongeons encore un peu l’instant magique. Noël. Nowël! Que ce fut doux cette année encore! Maintenant, il est temps de tourner une nouvelle page. La page 2012, donc. Ses promesses, ses questions. Serons-nous encore là en 2013? Il y a de fortes raisons de le croire. Je vous souhaite donc une très bonne cuvée 2012 et tout le meilleur!

A très vite!

Jamie Oliver, la cuisine et moi….

Alors il
faut que vous sachiez ça : faire la cuisine, j’adoooooooooore ! Bon,
c’est surtout grâce à Jamie Oliver, en fait. Quand je le vois avec son petit
pull jaune, sur son scooter de tombeur, je craque ! Je l’imagine en train
d’arpenter les marchés à la recherche de produits frais avant de rentrer avec
sa fiat 500 pour préparer la « pasta », comme dans « L’Italie de
Jamie » et le délicieux fumet des tagliatelle semble s’extraire des pages
de papier glacé pour venir me chatouiller les narines…. Et puis, même si j’ai
horreur des oignons, quand je vois Jamie les émincer, je pourrais presque en
manger.

 

Mais bon.
Il faut dire que ses recettes, elles sont pas toutes faciles faciles ! Par
exemple, dans « Cuisiner pour des amis » (que j’ai emprunté à la
bibliothèque municipale de Vienne), il donne une recette de pâtes où il faut
faire la pâte des pâtes soi-même. Alors écoute-moi bien, Jamie : toi, qui,
comme le proclame ton livre, es un chef résolument moderne et orienté vers le
troisième millénaire, t’es-tu jamais dit qu’une femme « résolument moderne
et orientée vers le troisième millénaire » n’a pas toute sa journée à
passer en cuisine ? Hein ? Et pis, si tu fais tout ça, quand, alors,
as-tu l’occasion d’aller faire des tours en scooter avec ton
petit pull jaune pour tomber les filles ???? Hein ????? Ça c’est une
vraie question !

 

Bref, ce
soir, l ‘Homme, si tu te demandes, on mange des boulettes de viande IKEA. Ouais. Même
pas mal !

Fatale en 2011!

Comme (presque) tout le monde, du moins le monde qui a survécu au carnage alimentaire et excessivement arrosé des fêtes, figurez-vous que votre Brunette a des bonnes résolutions pour l’année 2011. Farpaitement!
Et pour moi, cette nouvelle année, se résumera en un mot: “fatale”! Non, non, rassurez-vous, je n’ai pas décidé de mettre fin à mes jours prématurément. En fait, c’est moi qui serait fatale en 2011!
Hé oui! Quoi de mieux pour retenir son homme plus amoureux que jamais et, qui sait, le forcer à m’épouser, que d’être une femme troublante et inaccessible?
Pour ça, un plan s’impose. Sous forme de petites choses à corriger. Comme, par exemple:
– arrêter de pchitter les boutons que l’Homme a dans le dos. C’est dégueu et, accessoirement, ça lui fait mal.
– prendre un air distant et mystérieux et, quand on m’interroge sur ce à quoi je pense, répondre d’un air inspiré: “à mon nouveau roman…” alors qu’en fait je me demande ce qu’il reste de mangeable dans le frigo ou s’il va y avoir prochainement une action sur les pizzas surgelées au Spar.
– arrêter de brailler à tue-tête le répertoire entier d’Eros Ramasse-tes-outils en pyjama en rangeant le linge propre au saut du lit alors que l’Homme n’a pas encore émergé.
– rentabiliser (enfin!) les vingt-sept livres que j’ai acheté sur le yoga et les pilates dans l’espoir de m’y mettre un jour et commencer à les lire dans l’otique d’améliorer ma forme et mon tonus.
– faire du sport (non, le sport-matelas ne compte pas!)
– arrêter de prendre l’ascenseur pour gravir les deux malheureux étages qui mènent à notre appartement (Oui. Même quand je rentre avec envie de faire pipi!)
– repasser le linge propre. Ah, non. Faudrait voir pour pas exagérer quand même!
– écrire plus souvent sur mes blogs au lieu de dépenser ma connexion internet à sonder inexorablement d’un oeil torve la liste des gens que “vous connaissez peut-être” en vue d’augmenter le nombre de mes amis sur Facebook
– avoir toujours un livre dans mon sac à main à dégainer partout, tout le temps, en cas d’attente au lieu de faire le poireau comme une gourde quand je ne suis pas chez moi….
– porter des nuisettes sexy quand je dors au lieu de mes vieux T-shirts de secourisme, avec des sponsors pas glamours, gagnés en bossant dans des concerts il y a très longtemps et qui sont à l’effigie de groupes has been..
– ne plus avoir peur en avion. C’est presque aussi ringard que les gens qui applaudissent à l’atterrissage. D’ailleurs, il paraît que, statistiquement, on a plus de risque de mourir dans un ascenseur que dans un avion. Ne pas commencer à avoir peur en ascenseur….
– Faire comprendre à mon entourage que non, mes lunettes ne sont pas moches, c’est un style, c’est tout!
– Arrêter d’être bourrée après un verre.
Donc voilà. Fatale, je vous dit! En voiture Simone! Toi tu conduis et moi je klaxonne!
Bonne et heureuse nouvelle année!

Y avait le 10% chez Billa….

 

Figurez-vous que, samedi dernier, à la veille d’Halloween, il y avait le 10% sur toutes les marchandises des supermarchés autrichiens Billa. Et Billa, en Autriche, c’est une des plus grandes chaînes de supermarchés. Dans la gamme “bas coût, qualité acceptable”. La Migros autrichienne, quoi (pour les Suisses!).
Dans un récent souci de diminuer les coûts de notre ménage liés à l’alimentation, je me suis dit que j’allais en profiter.
Comme j’ai bien pensé que plein d’autres gens auraient la même envie que moi, je me suis dit que j’allais y aller vers 15 heures, en milieu d’après-midi, pour éviter la foule. J’ai donc débarqué chez Billa la bouche en coeur à l’heure dite. Première erreur!
Là, j’ai pu constater, avec dépit, que le rayon viande fraîche avait été dévasté. Rien. Pas le plus petit abatis, la moindre aile de volaille n’avait survécu au passage de ce qui semblait avoir été un ouragan. Adieu veaux, vaches, cochons, couvée et surtout mes projets de faire du poulet sauce satay à l’Homme ce soir-là.
Atterrée, je me dirige vers le rayon boulangerie. Il n’y a que du pain de mie pour toasts. Interdite, je m’approche d’une employée, reconnaissable entre mille grâce à son magnifique pull aux couleurs de la marque. J’essaie d’attirer son attention, mais elle m’ignore, continuant de ranger des boîtes de tomates pelées dans le rayon voisin.
“Excusez-moi, Entschludigung! dis-je dans mon meilleur allemand. Où est le pain?
-Yapud’pin!
-Pardon?
-Ben ouais: yapud’pin!
-Comment ça. il n’y a plus de pain? bredouillai-je. Vous n’en avez plus?
– Ben non!
-Pourquoi?
-Parce que les gens l’ont acheté, pardi! fait la dame, visiblement désireuse de se débarrasser de la demeurée mentale qui s’adresse à elle.
-Ah….. Donc…. Yapud’pin….
-Ben non!”
Nouveau coup dur. Le moral en prend un sacré coup et l’optimisme du départ aussi. C’est à ce moment là que, hagarde, j’assiste à une scène édifiante:
Un couple d’hommes, non loin de moi, arrête son caddie proche d’un étal qui annonce “Donuts en action”. Devant eux, se trouvent des donuts à la vanille, emballés par quatre, sur le présentoir. Un des deux hommes s’empare d’un paquet, le soupèse, hésite.
“On en prend? demande-t-il à son compagnon.
-Oui! répond l’autre.
-Deux paquets? demande Numéro 1 qui, joignant le geste à la parole, dépose lesdits paquets dans le caddie.
– Trois!” répond Numéro 2.
C’est ainsi que, ces deux hommes au demeurant somme toute athlétique sont devenus acquéreurs de pas moins de douze donuts. Et pas du petit donut tout rikiki qui crie pitié. Non, du bon gros donut qui vomit sa crème vanille par les côtés.
Stupéfiant.
Ne pouvant en supporter plus, je me dirige vers la caisse. Le caissier, un jeune déjà usé, me tend mon ticket de caisse. J’y jette un oeil et je constate que, grâce au 10%, j’ai économisé… 3 euros 45. Ha ben bon! On r’viendra aux 10% chez Billa.

Ah ben on r’viendra (ou pas!)

C’est dimanche dernier qu’un couple de nos amis a eu l’Idée: “Et si on se faisait un petit cinéma open air?”
“Pourquoi pas? ai-je répondu. On irait voir quoi?” “C’est pas important ça! a décrété l’Homme. Ce qui est chic, c’est d’être en plein air!”
Ceux qui ne connaissent pas l’Homme ne peuvent l’ignorer plus longtemps: c’est un grand idéaliste. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à aller au rendez-vous fixé par lesdits amis dans un open air près de chez nous sans savoir exactement quel film était projeté. C’est l’ami de l’Homme qui avait tout organisé. “ça va être super”, nous avait-il assuré avec enthousiasme.
Au départ, ça s’annonçait bien: la projection avait lieu dans le cadre idyllique du parc viennois d’Augarten. Il s’agissait d’une espèce de petit cinéma sauvage-altermondialiste mais plein de charme.
Nous prenons donc notre billet et allons nous asseoir. C’est là que j’ai vu le premier.
Un moustique. Non, pas un, dix, cent, non, mille! L’endroit était infesté de moustiques qui, à peine nous nous sommes assis ont commencer à nous trouer la peau de toutes part.
On se serait cru dans le Marais de Alligators, les alligators en moins. “Je reste pas!” annonçai-je à l’Homme au bout de dix minutes où j’avais déjà accumulé le palmarès de douze piqûres.
“C’est dommage! dit l’Homme. Attends au moins de voir le film!”
Laurell et Hardy! C’était une projection de Laurell et Hardy “remise au goût du jour”, qu’y disaient. Je vois pas trop ce qui avait été remis au goût du jour. En tout cas pas les vieux gags pourris pas drôle!
J’ai lamentablement pris la fuite au bout de quinze minutes, pile au moment au Hardy tombe pour la troisième fois dans l’étang. C’était trop pour moi.
J’ai planté tout le monde là, je suis rentrée à la maison, ai branché la prise anti-moustiques, allumé le ventilateur et j’ai mangé une glace.
Je sais, je suis une pétasse de citadine. Mais bon. En même temps, j’assume.

Pourquoi j’ai mis ces chaussures ?????

Mais pourquoiiiiiiiiii?????? hurlez-vous à la mort intérieurement alors que, bravement, vous tentez de sourire, perchée sur vos talons de pouffe à cause desquels vous vous tordez les pieds au moindre pas.
Pourtant, à la maison, avant de partir à cette soirée, ça vous a paru une bonne idée. Bien que vous sachiez. Que vous ayez toujours su. Dès le moment où vous les avez vues dans la vitrine de votre magasin de godillos préférés, vous vous êtes dite: “Ces chaussures-là sont importables!”.
Mais ce soir, ça vous a quand même paru une bonne idée. Ben ouais! Comme ça! Un soyons folle qui venait du coeur. Maintenant, vous regrettez. O Rage! O Désespoir! O lanière ennemie! N’ai-je donc mis ces grolles que pour vivre soirée pourrie?
Car, en plus de ça, elles vous font mal là, là et là. Vous vous dites: “Salop de Jimmy Choo qui n’a jamais mis son pied dans un stiletto! Comment peut-on créer un modèle aussi inadapté au pied de la femme.”
En plus, l’Homme a oublié de vous dire que c’était en plein air alors vos talons s’enfoncent misérablement dans la terre et vous avez la démarche désarticulée de Mr Jack dans “L’Etrange Noël de Mr Jack”.
Alors vous faites un voeux pieux: désormais vous ne porterez plus que des tongs.
C’est bien une tong. C’est simple, basique et tellement réconfortant. Un tong, c’est à la chaussure ce que la tomate-mozzarella est à l’été: indispensable. Et tant pis si c’est un peu cheap. Je veux crever avec mes tongs!

Ma visite chez l’ORL….

Si j’ai relativement peu posté, ces dernières semaines, c’est que j’ai enchaîné une gastro-entérite avec une angine à streptocoques, ce qui m’a laissé peu d’envie et d’énergie d’allumer mon Mac. Mais j’ai fait plein d’expériences médicales inédites. Je vais donc vous raconter ma visite chez l’ORL.
Episode 1: la secrétaire:
Vendredi, 13H30. Vous pénétrez dans le Cabinet. Là, telle un Cérbère mal embouché, perchée derrière sa réception sur une chaise de bar tel un Procureur de la République, la secrétaire vous toise d’un oeil méfiant. Elle ne vous connaît pas mais elle vous hait déjà.
“Vous avez rendez-vous? lance-t-elle d’un ton où l’amabilité fait cruellement défaut.
Non. Vous avez vu de la lumière et vous êtes entrée.
“Mmmmmoui! C’est le Dr H. qui m’envoie. J’ai rendez-vous à 13H30.”
Vous énoncez votre nom.
Elle se penche sur un grand cahier qui semble faire office de Table de la Loi. Si vous n’y figurez pas, la Jugement Dernier s’abattra sur vous et vous irez crever ailleurs de votre angine surinfectée.
Finalement, elle vous identifie. Elle vous demande si vous êtes bien Mme P. en faisant trois erreurs rien que dans votre nom.
Vous acquiescez de la tête avec, peut-être, un peu trop d’enthousiasme et les yeux brillants d’espoir.
“Carte d’assurance?” demande-t-elle sans vous regarder.
Vous la lui tendez. Elle la prend du bout des doigts, comme s’il s’agissait d’un pain de plastique puis vous désigne la porte de la salle d’attente.
Episode 2: La salle d’attente
La salle d’attente est design. Très design. Trop design.
Après une vague hésitation entre le pouf sur lequel il est impossible de rester assis sans rouler à terre et le canapé archiprofonf, vous éliminez le pouf de vos possibilités. Vous tombez, plus que vous ne vous asseyez dans le canapé noir. En ramant avec vos bras, vous arrivez à vous hisser à la surface et vous restez assis tout au bord, du bout des fesses, dans un équilibre précaire. Vous vous dites que, visiblement, la Dotoresse n’a jamais pris place dans sa salle d’attente, sinon, elle aurait déjà remplacé le mobilier.
Vous regardez autour de vous: de l’autre côté de la pièce, assis sur les deux seules chaises, une mère et son fils étaient là avant vous. Contre les murs, une trentaine de diplômes et de certificats accrochés de travers (en même temps, êtes-vous déjà allé dans une salle d’attente où les diplômes étaient accrochés droit, vous? Moi non!).
Lesdits certificats attestent que le Dr R. est la pro des pros de la rhinoplastie. Du Texas à Vienne en passant par Nishigawa, cette femme-là semble avoir refait le nez de la Terre entière.
Inconsciemment, vous passez une main distraite sur votre nez. La mère avec son enfant vous regarde. Elle pense que vous êtes là pour une rhinoplastie. Pas grave, vous pensez la même chose d’elle.
Episode 3: Le médecin ORL.
La porte de la salle d’attente s’ouvre sur une femme noiraude, belle, élégante. Elle a un visage étrange. Vous vous demandez si elle a fait un lifting parce que sa peau est toute tendue. Son nez est parfait. Elle écorche, elle aussi, votre nom et, vous arrachant à sa contemplation béate, vous la suivez dans son bureau.
Elle vous fait prendre place sur sa chaise d’examen. La chaise n’est pas fixée et tourne sur elle même. Vous faites trois tours sans le vouloir, essayant de vous freiner avec le pied mais la chaise et trop haute, alors vous avez l’air ridicule.
Elle regarde dans vos oreilles. Puis dans votre gorge.
“Haaaaaaaaa! pépie-t-elle d’une voix cristalline. C’est très très moche! C’est tout bullshité! (Elle essaie d’utiliser des mots anglais car elle a compris que vous étiez nulle en allemand). Vous prenez des antibiotiques?”
Vous ignoriez qu’en Autriche, les antibiotiques étaient en vente libre.
“Heu… nooooooon….”, faites-vous en vous sentant un peu stupide.
Elle se lève, va à son bureau, rédige une ordonnance qu’elle vous tend du bout des doigt, elle aussi.
“Trois fois par jour pendant huit jours!” clame-t-elle.
Vous remerciez, vous levez et lui tendez poliment la main pour la saluer. Elle esquive et vous fait un petit signe en guise d’aurevoir.
“Revenez me voir dans dix jours!” scande-t-elle.
Vous vous réjouissez déjà.

PS: Je n’ai pas trouvé de jolie photo pour mon sujet d’aujourd’hui. L’ORL, ça inspire visiblement pas grand monde….

J’irai brûler en enfer!

Maintenant que je travaille dans un hôpital autrichien avec des soeurs, je me pose souvent la question existentielle de mon salut. Suis-je une aussi bonne personne que ce que je voudrais/devrais être? Force est de constater que, au moment du Grand Décompte final, je n’aurai pas vraiment “rien à déclarer”. Exemple sur une journée:
7H00: En arrivant au boulot, j’ai appuyé sur le bouton de fermeture des portes de l’ascenseur quand j’ai vu arriver la Mère Supérieure.
8H00: J’ai donné, par erreur, la colle pour dentier de son voisin de chambre à Monsieur P. pour qu’il se lave les dents avec. Il n’a plus pu ouvrir la bouche jusqu’à 8h24.
8H30: J’ai nettoyé, sans le faire exprès, le dentier de Monsieur A. avec le gel anti-inflammatoire pour les douleurs musculaires qui était dans sa table de nuit.
10H00: A la Grande Visite, je trouve le médecin-chef du service complètement débile avec ses blagues pas drôles qui sont censées amadouer les grand-mères et je n’écoute rien aux ordres médicaux, tout occupée que je suis à lui lancer des regards noirs.
10H45: Tandis que ma cheffe pense que je suis occupée avec les départs, je suis enfermée dans les toilettes d’où j’envoie frénétiquement des textos à l’Homme.
11H45: Alors que je donne à manger à Monsieur F., le patient grabataire du service, j’accélère de plus en plus la cadence des cuillérées, juste pour voir quel rythme il peut soutenir.
13H00: Je n’ai pas dit à ma cheffe qu’elle avait un bout de salade coincé entre les dents après la pause de midi mais j’ai bien ri intérieurement.
14H30: J’ai prétexté ne pas assez bien maîtriser l’allemand pour comprendre la question quand ma cheffe a demandé qui voulait faire des heures sup’ ce week-end.
15H00: J’ai dit à S., mon collègue que je déteste, que j’avais vu la cheffe partir. Il en a profité pour rentrer chez lui avant l’heure officielle. Lorsque ladite cheffe a demandé où il était, j’ai répondu: “Je crois qu’il a déjà quitté le service”! Gniac gniag!
Alors? Vous me le donneriez, vous, le Bon Dieu sans confession? Pas tellement, hein?

Le ballet blanc

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis infirmière. Et, depuis que je travaille en Autriche, j’ai découvert un phénomène surprenant: je travaille avec des nonnes.
Agnostique pure et dure même si pas mécréante et venant d’un pays à majorité protestante où il n’y a que très peu de tradition religieuse ouvertement affichée, la chose m’a parut, ma foi, fort étrange.
Et pourtant, elles sont là, dans mon hôpital. Elles y travaillent, elles y vivent, elles y perpétuent leur culte. Elles sont toutes blanches, avec leur tablier immaculé et on les croirait issues d’un autre siècle. Mais pourtant, elles ont su s’adapter, vivre avec leur temps, malgré leur mode de vie dépouillé et, selon moi, presque archaïque.
Elles sont partout dans l’établissement: dans les soins, à la pharmacie où elles préparent des potions, des beaumes et des huiles qui sont conservés dans des bocaux en poterie à l’aspect désuet et qui côtoient les médicaments de médecine conventionnelle. L’autre jour, je suis allée aux soins intensifs de l’hôpital et une petite soeur toute potelée et âgée s’activait à régler un moniteur cardiaque. C’était surréaliste.
Elles sont vieilles, jeunes ou entre-deux âges. Elles me fascinent, moi qui ne croit pas en grand chose à part en moi-même. C’est étonnant. Elles représentent la bonté, la droiture et le don de soi et sont plutôt discrètes. Pourtant, lorsque j’ai cherché “nonne” et “images” sur Google, il n’y avait presque que des représentations cochonnes.
Mais qui sont-elles, alors, ces soeurs? Pour l’instant, je les observe dans le but de le découvrir. Et peut-être qu’avec le temps je les trouverai moins intimidantes…

Combien encore de crapauds….

…..pour si peu de Princes Charmants?
C’est la question que se posait récemment mon amie Nancy sur Facebook. Préoccupation qui, si elle peut vous sembler de moindre importance, n’en est pas moins le principal souci et sujet de conversation de la plupart des filles d’aujourd’hui.
En ce qui me concerne, et comme l’atteste cette photo, je suis tombée sur un nid! Regardez-moi tous ces crapauds qui n’attendent qu’une seule chose: être frenchkissés par leur princesse!
Donc, à toutes les Miss Citrouilles que je connais, j’envoie une petite pensée et, je l’espère, un de ces fantastiques crapauds de haute qualité. Gardez les yeux ouverts, les filles! Que vous soyez reine, princesse ou coquine sorcière, il existe un homme à vôtre pointure!
Donc un Big Up et un gros becs à vous que je ne nommerai mais que j’ai au fond du coeur. Vous êtes les patronnes et vous allez leur montrer!!!