Découvrez le premier extrait d'”Anthéa Minkowski et l’affaire du violon de Dante”

Coucouc chers tous!

Alors voilà: je vous annonce avec fébrilité que le second tome des aventures d’Anthéa et Julien devrait être disponible à la vente dans le courant de la semaine prochaine! Youhouhou!!!

Pour un auteur, c’est toujours un très grand moment que celui de voir son travail ainsi dévoilé au public! Et, comme la première fois, c’est pour moi un stress, une aventure, une promesse! C’est donc avec fierté et appréhension que je vous livre le premier extrait d'”Anthéa Minkowski et l’affaire du violon de Dante”:

 

       “Jusqu’à présent, je n’avais encore jamais vraiment pensé à la mort. Je veux dire par là: à ma propre mort. Enfin, si, peut-être une fois : lorsque j’avais douze ans et que Mette Van der Maur avait dit à tout le monde dans les vestiaires que j’avais mes règles. C’était un jour où nous étions allés à la piscine avec toute ma classe et que j’avais dû expliquer à la maîtresse pourquoi je ne pouvais pas me baigner. Cette peste de Mette avait tout entendu et l’histoire avait fait les gorges chaudes du collège pendant… allez ! au moins deux jours !

Non, en fait, ce qui me chicanait au fond, dans le fait de mourir, c’était de ne pas avoir revu Julien. Cela faisait maintenant quatre mois qu’il était parti et je n’avais plus eu aucune nouvelle de lui. Pfuit ! Envolé ! Et ça, me disais-je, c’était presque pire que la mort.

Mais la vie avait pourtant poursuivi son cours. Mickey et moi jouissions maintenant d’une réputation bien assise dans le monde de la sécurité informatique en milieu bancaire. Ça n’était pas passionnant, mais ça rapportait pas mal d’argent. C’était d’ailleurs grâce aux gains engrangés que j’avais pu m’offrir ce voyage dont je rêvais depuis longtemps. Monter dans cet avion.

Non, jusqu’à présent, je n’avais pas encore pensé à ma propre mort. Quand tout s’éteint. Quand le dernier souffle de vie qu’il vous reste vous quitte au moment où l’appareil heurte le sol dans un grand fracas caractéristique.

Et après ?
Je me demandais si mes empreintes dentaires permettraient de m’identifier. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’étais allée chez le dentiste. Y aurait-il même un dentiste assez concerné par mon cas pour aller fouiller dans ses archives pleines de radios de crânes pour voir s’il possédait mon empreinte dentaire ? Je gageai que non.
Ah, oui ! Vous me direz : mon père était dentiste. Tiens ! Pourquoi n’allais-je pas le voir plus souvent? Est-ce que j’allais lui manquer quand je serai morte, éclaffée comme un vieux chewing-gum sur les monts enneigés du Tyrol ?

Je le savais pourtant avant de partir. Je l’avais toujours su : je n’aurais jamais dû monter dans ce fichu zingue ! Déjà parce que je détestais ça, les avions. Détrompez-vous ! Je n’avais pas peur ! Après tout, j’étais une espionne ! Mais j’espérais quand même ardemment qu’un jour la téléportation remplace ces atroces voyages aériens.

Je repensai à ce film que j’avais adoré durant mon adolescence : « Les survivants ». C’était l’histoire d’un crash aérien dont les survivants avaient dû pratiquer le cannibalisme pour ne pas périr en attendant les secours dans des montagnes inhospitalières.

Je me demandai si je devrais croquer les fesses de Prunille ou, pire, de Mickey et la nausée me saisit.
Je m’interrogeais sur le moment où le masque à oxygène allait me tomber devant la face lorsqu’une voix me tira de ma torpeur : « Poulet ou jambon, Mademoiselle ? »

L’hôtesse. Souriante, vêtue d’un uniforme chic et coiffée d’un petit béret très seyant, elle me proposait visiblement un choix entre deux sandwiches.
« Je… je n’ai pas faim…. » articulai-je.

« Prends-le ! souffla Prunille assise sur le siège à côté du mien. Je le mangerai, j’ai une faim de loup ! »
Je choisis distraitement un sandwich à la garniture indéfinie et, nauséeuse, me penchai vers mon amie qui lisait tranquillement un magazine people.

« Tu crois que c’est normal ? m’enquis-je.
– Quoi donc ? répondit distraitement Prunille en mordant dans son sandwich.
– Et bien… Toutes ces secousses ! On va se crasher, non ?
– J’espère que non ! fit mon amie la bouche pleine. En tout cas pas avant que j’aie réussi à obtenir le numéro de téléphone de ce commandant de bord aux yeux bleu lagon ! Ça serait un sacré gâchis ! Tiens, demande donc à Ariel, qui fait du plat à l’hôtesse, si je peux avoir un autre sandwich !
– Tu en as déjà mangé deux, Prunille ! rappela Mickey levant les yeux du simulateur de vol qu’il avait sur son ordinateur portable posé sur la tablette face à lui.

– Et alors ? grommela Prunille. J’ai faim, moi. Ariel ! Ariel ! Théa, donne-lui un coup de coude ! »

C’était un cauchemar. Ce voyage en avion était un cauchemar. Tenez, puisqu’on parlait de cauchemar, les miens avaient commencé il y avait environ deux semaines. Et depuis, ils étaient récurrents. Ils revenaient me hanter quasiment toutes les nuits et même parfois plusieurs fois par nuit.

Le scénario en était invariable : je me voyais systématiquement faisant l’amour de façon sauvage. Avec Mickey. Hé ouais. Je sais, ça craignait.
Le pire est que nous faisions des choses tellement torrides que j’en rougissais rien qu’à me les remémorer. Je me réveillais en sueur, le cœur battant la chamade avec un sentiment de honte terrible.

Je n’en avais évidemment parlé à personne, pas même à Prunille. Mais je me demandais ce que mon subconscient, mon inconscient ou mon surmoi essayaient de me dire.
La question que vous vous posez est certainement : pourquoi ne rêvais-je pas de Julien ?

Excellente question. Lorsque j’aurai la réponse, je vous en reparlerai.
Détrompez-vous : je n’avais aucun fantasme à l’encontre de Mickey. Aucun. Non. C’était un être totalement immature, un grossier personnage, un geek, un… Enfin mince de mine, quoi ! Ariel, peut-être, mais pas Mickey…..

Ça n’avait tout simplement pas de sens.
Je fus soudain sortie de me pensées moroses par une secousse plus forte que les autres.
« Ça y est ! C’est la fin ! m’écriai-je.
– Détends-toi, Théa ! On vient d’atterrir ! Ça y est ! On est à Vienne ! fit Mickey en me donnant une bourrade dans l’épaule. Wilkommen in Wien meine Damen und Herren ! Haha ! »
Et il rota son sandwich.
Pitié ! Ariel, ok. Mais pas Mickey ! ”

 

Voili voilou! C’était les trois premières pages! Vous trouverez prochainement sur ce blog des infos concernant la suite!

A très vite!

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