H.O.M.E

La joie dans les yeux de ma mère lors de notre première étreinte de retrouvailles, les rires de mes amies que je vois si rarement, ma Sans-Valentin, car l’Homme était resté à Vienne, où j’ai reçu ce magnifique bouquet de tulipes, mon beau-père venu m’attendre à la gare de Neuchâtel aperçu dans la foule où  il marche à contresens, les soirées-télés, allongés sur le grand lit à regarder tout et rien entre ma mère et mon deuxième papa avec le chien qui ronfle à côté, le soleil suisse qui manque si souvent à Vienne, mon frère qui fume toujours trop et sa petite femme si élégante et “fashion” dont j’ai copié le vernis à ongle jaune, la tombe de mon père, belle et triste sur laquelle je me recueille si rarement, les librairies lausannoises et la Fnac avec des livres en français, les biscuits secs au thym et le lait de riz de la Migros, les produits alimentaires “light” à foison, les jus de carottes du Zeste sur le Grand Pont, mes petites boutiques à merveilles où j’ai refait une provision de cartes que j’enverrai depuis l’Autriche. Et ce deuil. Celui qui m’a fait rentrer précipitamment ce vendredi matin du 11 février. Celui qui emporte à nouveau un être cher. Celui qui a empli l’atmosphère de la peine d’une famille qui se demande une fois encore: Pourquoi? Pourquoi déjà? Ce post est dédié à tout ceux qui pleurent dans leur coeur un être parti toujours trop vite. Et à ma tante Jacqueline, Sylviane, Serge et leurs familles.

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