« La carte et le territoire » de Michel Houellebecq

Bon, à priori, lire un Goncourt pour relever le niveau de mes lectures habituelles, m’a franchement quelquefois parut être une bonne idée. Je me souviens avoir acheté « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell il y a quelques années, sans jamais avoir eu le courage de l’entamer. Or, lire du Houellebecq n’a jamais été une évidence pour moi. Echaudée par la lecture d' »Extension du domaine de la lutte », oeuvre épilepto-psychotique qui m’avait, il est vrai un peu découragée, je n’ai jamais vraiment développé l’envie de poursuivre avec cet auteur.
Pourtant, les critiques dithyrambiques au sujet de son dernier roman sont parvenues à éveiller mon intérêt. Mais c’est finalement la lecture de la quatrième de couverture de « La carte et le territoire », qui a fait naître en moi le besoin évident de lire ce livre. Pour une fois, je vous la restituerai telle quelle au lieu de vous résumer le roman à ma sauce:
« Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. »
« Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série de « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession. »
« Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police ».
« Sur la fin de sa vie, il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures…. »
Donc voilà. J’ai beaucoup aimé ce livre. Il m’a fait rire, m’a surprise de nombreuse fois et m’a pas mal fait réfléchir.
J’ai beaucoup apprécié, également, le fait que l’auteur se mette en scène dans son roman, lui mais aussi d’autres personnalités comme Frédéric Beigbeder ou Jean-Pierre Pernault. Ça donne à l’histoire un côté clair-obscur un peu fou car on se demande souvent où s’arrête la fiction et où commence la vraie vie.
En bref, un roman intelligent, drôle et inspiré que je ne peux que vous conseiller.
Bonne lecture!

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