La souris du métro

Coucouc à vous mes p’tits cornichons!
Pour moi qui viens d’une ville où, jusqu’à il y a encore un an, il n’existait pas, prendre le métro a longtemps été un événement. D’abord parce que cela signifiait être en vacances à Paris, Londres, Barcelone ou encore New York. Au début, je n’aimait pas trop ça, quand même, l’idée d’être sous terre. Et puis, le métro, de par son association à mes lieux de villégiature, est devenu un catalyseur pour mes rêveries d’ailleurs. J’aime son bruit si particulier, le vent violent lorsqu’il s’engouffre dans la station, la voix impersonnelle qui annonce la fermeture des portes et le départ, les stations, toutes différentes que les usagers ne voient même plus à force de les emprunter.
Pour moi, le métro est toujours une source d’étonnement. Et, maintenant que je vis à Vienne, je l’utilise plusieurs fois par jour. Cependant, à chaque fois, c’est un moment plaisant, reposant, surprenant.
J’ai l’impression d’être une souris dans un très gros fromage plein de trou (déformation suisse, probablement).
Lorsque le train s’enfonce dans l’obscurité des galeries à tombeau ouvert, je regarde par la vitre et j’essaie de deviner les couloirs qui forment ce dédale sous la ville. Cet univers que l’on frôle sans pouvoir le toucher, ces rails qui n’en finnissent pas de courir et de se croiser en de très nombreux aiguillages. J’y ressent toujours une impression d’abandon, une vague de calme, un sentiment de repos.
Je sais que la plupart des habitants des grandes villes détestent leur métro. Parmi leurs griefs principaux, le fait qu’il soit bondé aux heures de pointes et qu’on y croise toutes sortes de gens bizarres. En ce qui me concerne, je dois avouer que le métro viennois n’avoisine pas vraiment celui de Tokyo en terme de fréquentation. Il est rarement plein à craquer et on peut souvent s’y asseoir. Quant à sa population, elle fait la spécificité des grandes villes et je m’en étone souvent.
Bref, vous l’aurez compris, j’adore le métro. Et tant pis pour ceux qui me trouvent un peu trop provinciale car il restera un de mes premiers coups de coeur viennois. Sans doute une valeur sûre…
Becs de votre Brunette et soyez sage!

3 réflexions sur « La souris du métro »

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