« La vie aux aguets » de William Boyd

Pour ceux qui hésiteraient à le lire, « La vie aux aguets » est un roman tellement passionnant que, une fois commencé, on n’a plus vraiment envie de la lâcher. Ce qui peut parfois poser problème lorsqu’on sait que la vie n’est pas faite que d’après-midi pluvieux…

L’histoire met en parallèle les vies de Ruth, enseignante d’anglais et doctorante à Oxford, et de Sally, sa mère, qui lui avoue avoir été une espionne pour le compte des services secrets britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire commence, lorsque Ruth surprend sa mère à agir bizarrement et à développer une certaine paranoïa. Alors qu’elle se demande ce qui arrive à sa génitrice, celle-ci se met à lui livrer son étonnant parcours de vie et à lui dévoiler peu à peu le combat qu’elle mêne encore contre des entités que personne ne peut contrôler: les ombres de son passé.

Ruth va découvrir ce qu’elle n’aurait jamais pu concevoir, au rythme des révélations de Sally qui, entre 1931 et 1976, raconte sa vie, de son recrutement, sa formation jusqu’à sa lutte finale pour sauver sa vie.

Quoi qu’il en soit, même si, comme moi, vous n’êtes pas trop portés sur la période 39-45, vous ne pourrez que vous laisser happer par cette histoire d’espionnage intense, poignante et originale. L’intrigue est finement tissée, le déroulement trouble, les personnages intelligents et attachants. On tremble, on vibre avec cette jeune espionne qui a plus d’un tour dans son sac et qui est diablement astucieuse, ce qui la mettra réellement en danger.

Je vous conseille donc ce roman, écrit d’une plume brillante par un William Boyd au sommet de son art!

Bonne lecture!

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