Le premier qui l’a dit (Mine Vaganti)

“50mila lacrimeeeeeeee non basterano perché……..”
Si vous ne sortez pas de la salle avec cet air en tête après avoir vu “Mine Vaganti”, c’est à n’y rien comprendre! Et pourtant, ce n’est pas un film triste. Bon, un peu. Mais c’est surtout un film drôle, intelligent, touchant, incisif, subtil et bourré d’amour. D’amour mais aussi d’obstination, de dénégation, de frustration, et d’oppositions. En fait, “Mine Vaganti,” c’est la vie d’une poignée de personnages qui s’aiment mais n’arrivent pas toujours à se comprendre.
L’histoire relate la vie d’une famille du sud de l’Italie à la tête d’une fabrique de pâtes dont l’affaire est florissante. Tommaso, le fils cadet de retour de Rome, s’apprête à révéler, au cours d’un souper ou tous sont réunis, qu’il est homosexuel. Cependant, il se confie peu avant à son frère Antonio et, alors que Tommaso, au cours dudit souper, veut révéler son secret devant toute sa famille, Antonio lui coupe l’herbe sous le pied en prenant la parole pour annoncer qu’il est gay. La nouvelle déclenche alors une série de réactions en chaînes à la fois drôles et graves, grinçantes et navrantes qui nous montre qu’en 2010, l’homosexualité est encore loin d’être acceptée dans tous les milieux et toutes les cultures. Pourtant, l’Italie, ça n’est tout de même pas l’Afghanistan, hein…
Enfin bref. Ce film est beau. Il a une belle morale et une histoire plus subtile qu’il ne pourrait y paraître derrière un visage qui se veut d’abord divertissant et drôle. On aime, on est touché, on en redemande. En plus, le jeu des acteurs est savoureux et il est in-dis-pen-sable de le voir en version originale.
“50mila lacrimeeeeeeeeeeeeeee…….”
On vous aura prévenus!

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