L’Odyssée onirique de Monsieur Murakami

Bien chers tous!

Hé oui, enfin, je vous reparle d’un livre! ça faisait bien longtemps que ça n’avait plus été le cas, j’en conviens! Mais, je dois bien l’avouer, j’ai eu beaucoup de peine à finir celui-ci qui compte tout de même 660 pages. Et 660 pages, c’est long quand on s’ennuie. Mortel même.

Bon, les lecteurs assidus de mon blog (ma Maman), l’ont bien compris: j’ai de la peine avec les chefs d’oeuvre, les livres beaux et profonds que tout le monde a aimé. Pour preuve: je vous l’ai déjà dit, je crois, mais je n’ai pas terminé « L’Alchimiste » de Coelho, j’ai été déçue par « Eloge des femmes mûres » de Vizinczey et, pire que tout, j’ai détesté « Et si c’était vrai » de Marc Lévy (Hum, non, n’ayez crainte, c’est une plaisanterie. Je ne me permettrais pas d’accoler le nom de l’insipide Marc Lévy a côté des deux auteurs qui précèdent…).

Bref, je me pose aujourd’hui une question existentielle: ne suis-je capable de lire que de la chick-lit? Le constat est alarmant, mais le dernier livre que j’ai aimé est « Spellman et associés » de Lisa Lutz. Dur à encaisser, tout de même. Pourtant, je me targue d’avoir des lectures très diversifiées et hétéroclites…

Bon. La minute d’angoisse passée, revenons-en à nos moutons:

Alors oui, j’ai lu « Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami. Et oui, c’était mon premier Murakami. Remarquez, vu l’expérience, ça sera certainement le dernier aussi… Bon, au départ, je m’étais laissée griser par des propos tels que: « Murakami est un des plus grands écrivains contemporains. C’est un auteur à connaître absolument, un poète hors normes, et blablabli et blablabla… ».

Donc, je le répète: « Kafka sur le rivage » fut pour moi une totale déception. Maintenant que c’est dit, je vous parle de l’histoire, même s’il est difficile de la résumer en quelques lignes:

Kafka Tamura a quinze ans. Sa mère a quitté le domicile conjugal lorsqu’il avait quatre ans, emmenant sa soeur dont il n’a aucun souvenir. Or, son père prononce contre lui une terrible malédiction: Un jour il tuera son géniteur, violera sa mère et couchera avec sa soeur. Voilà le programme. Décidant que ça ne lui convient pas vraiment, Kafka s’enfuit de chez lui. Mais on ne fuit pas si facilement une malédictions et les événements le rattrappent, inexorablement. L’Odyssée onirique du jeune héros est farfelue, violente et insensée.

Pourquoi je n’ai pas aimé ce livre:

Pour commencer, il est bizarre. Bon, j’en ai lu d’autres, des livres bizarres, mais celui-là est particulièrement gratiné en la matière. On avance dans cet amalgame de non-sens en espérant une chute, une conclusion qui ne nous laissera pas sur notre faim. Or, c’est précisément ce qui arrive: on arrive au bout du repas avec l’impression d’avoir été privé de dessert.

Ensuite, il violent. Et je n’aime pas ça. Je ne suis pas chochotte, mais certains passages m’ont vraiment soulevé le coeur et, dans le train, assise du mauvais côté (dans le sens opposé au trajet), j’ai failli dégobiller.

On y parle de sexe de façon très crue et peu romantique. ça n’est pas ce qui m’a le plus écoeuré, mais ça n’a pas contribué non plus à me faire aimer le livre.

Voilà. En définitive, j’ai lu 660 pages en me disant qu’il fallait que je persévère, que ça allait être un super bouquin quand j’en aurai compris le sens profond.

Je cherche toujours. Dommage.

Bec et bon dimanche.

Votre Princesse Brunette

1 réflexion sur « L’Odyssée onirique de Monsieur Murakami »

  1. Je n’ai pas encore lu Kafka sur le rivage, mais ne laisse pas tomber Murakami, c’est vraiment un auteur formidable.

    Effectivement, il paraît que celui-ci est moins bon que les autres, mais essaie « La ballade de l’impossible » ou « Au sud de la frontière », je pense que tu ne seras pas déçue et que tu comprendras mieux l’engouement qu’il suscite

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