Miroir, mon beau miroir…..

Coucouc à vous mes p’tits lapins!
Au troisième jour de ma vie viennoise, figurez-vous que la schcoumoune s’est abattue sur moi. Et ça, de façon totalement inattendue et stupide. Jugez donc par vous-même:
Ce matin, alors que l’Homme et moi émergions gentiment d’une nuit qui, pour ma part, fût remplie de cauchemars inquiétants et incohérents, voilà ti pas qu’on sonne à notre porte d’immeuble.
Surprise de prime abord, je ne tarde pas à connecter quelques neurones et à réaliser qu’il s’agit probablement de la livraison de ma valise que j’ai faite envoyer par rail pour éviter d’avoir à la trimballer pendant mon voyage.
Toute heureuse, je clame au monsieur dans l’interphone: « Montez » avant de raccrocher prestemment. C’est alors que l’Homme me fait stoïquement remarquer que, dans ma précipitation, je n’ai pas mentionné l’étage. Ah oui. Bon.
Dix minutes plus tard, après avoir fait tous les étages en partant du haut (dommage, on habite au second), le petit monsieur me remet ma chère valise que je roule hâtivement dans ma chambre avant de l’ouvrir énergiquement. Et c’est là que le drame arrive: mon miroir, qui était tout dessus, tombe à terre et se casse.
« Argh! Sept ans de malheeeeeeeeeeeur! », clamé-je catastrophée pendant que l’Homme tente calmement de réparer les dégâts.
Et bien vous le croirez ou pas, depuis ce moment-là, tout est parti en cacahuète.
Tout d’abord, je devais aller m’inscrire à un cours d’allemand intensif à l’université de Vienne. Et bien lorsque j’arrive devant la porte du bureau d’inscription,la foule est aussi dense qu’à un concert de Madonna. Impossible d’apercevoir l’entrée. Il faut quand même avouer que les prix de leurs cours dépassent toute concurrence mais bon, je ne me serais jamais attendue à un tel engouement.
Dépitée, je décide de revenir plus tard. Je vais donc faire quelques courses. Au Spar, la superette de notre quartier, je remplis deux sacs de diverses emplettes avant de sortir en direction de la maison. C’est là que mon sac en papier rend l’âme dans un craquement sinistre et que tout son contenu se répend sur le trottoir dans l’indifférence générale. Je ramasse mes petites affaires tant bien que mal et rejoins clopin-clopan mon immeuble. Arrivée dans laporte, je m’arrête devant la boîte aux lettres et entr’ouvre le battant. Une lettre! Chic! Je sors mes clés de mon sac et tente de l’introduire dans la serrure mais aucune ne s’adapte. Finalement, après moult essais, je tente une autre approche: je passe ma main dans l’ouverture pour essayer d’attraper cette maudite lettre. Comme j’ai les doigts trop courts, je m’arme de ma clé d’appartement pour essayer de gagner quelques centimètres. Mauvaise idée. Je lâche la clé par inadvertance dans la boîte. Me voici enfermée hors de mon appartement….
Un braquage de boîte aux lettres plus loin et toujours pas de lettre en ma possession, je récupère ma clé d’appartement. Je monte jusque chez moi et pose mes sacs de courses à terre. c’est après les avoir vidés que je constate avec un certain abattement que la bouteille d’adoucissant pour le linge s’est renversée dans mon sac en tissus. D’autre part, comme j’ai posé ledit sac par terre sur le parquet, il s’en est répendu par terre, j’ai marché dedans sans m’en apercevoir et en ai mis dans tout l’appartement.
Au bord de la crise de nerfs, je nettoie le plancher, ce qui m’a pris un certain temps. Ceci fait, j’ai encore cassé une babiole, histoire de ne pas m’arrêter en si bon chemin.
Finalement, maudissant ce fichu miroir, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre et de faire face. Il était midi. J’ai mangé et suis repartie pour de nouvelles aventures. L’après-midi fut couronné de succès et j’ai pu m’inscrire à mon cours. A la bonheur!
Gros becs à vous mes p’tits lapins! Et n’oubliez pas: seuls vous pouvez décider de votre destin! Alors ne vous laissez pas abattre!
Gros gros becs viennois
Votre Brunette

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