Sabine Kuegler l’enfant sauvage

A l’âge de cinq ans, Sabine Kuegler part avec sa famille s’instaler en Papouasie occidentale. Ses parents, des missionnaires allemands, les emènent, elle, sa soeur aînée et son jeune frère, vivre avec une des tribus les plus éloignées de la civilisation qui ait jamais été découverte: les Fayous.

Les Fayous sont sauvages, canibales pour certains, et, de prime abord, peu accueillants. Mais, petit à petit, la famille Kuegler va faire partie de leur quotidien et ils vont l’intégrer à leur vie fascinante. Ainsi, Sabine va apprendre à nager dans des rivières infestées de crocodiles, à tuer des araignées vénéneuses avec son arc et, en guise de chewing-gum, elle mâchera des ailes de chauve-souris. Peu à peu, les enfants fayous vont devenir ses frères et soeurs d’adoption.

C’est cette histoire, l’histoire d’un amour merveilleux entre ces hommes de la jungle et elle, que Sabine Kuegler nous livre dans cette autobiographie racontée sous forme d’une suite d’anecdotes amusantes, inquiétantes, tristes ou tendres qui se lisent d’une traite. Cependant, en grandissant, Sabine se rend compte que, bien que protégée par son statut un peu particulier, elle n’est pas tout à fait comme les enfants fayous et qu’inexorablement, le temps qu’elle vit dans la jungle est compté.

Cette fabuleuse histoire est aussi un témoignage sur le déracinemnent qu’occasionne inévitablement une telle expérience.

En définitive, j’ai adoré ce livre, richement illustré par des photos représentant les protagonistes de l’histoire. On est fasciné par la personnalité de Sabine, forte et fragile à la fois, qui est capable de survivre dans des condiions extêmes et est déroutée par le simple fait d’alles dans un magasin.

L’oeuvre s’appelle « L’enfant de la jungle ». Il est paru chez Oh! Editions. Comme j’ai beaucoup aimé, je me suis acheté la suite (que je n’ai pas encore commencée) en allemand. Intitulée « Ruf des Dshungels », elle n’est pas encore parue en français, donc patience!

Et pour finir, un petit mot concernant mon papier sur Richard Greaves: pour ceux qui sont curieux de découvrir un peu mieux ses oeuvres (et en couleur, siouplaît!), vous pouvez aller voir le blog d’ Animula Vagula.

Bec et bon dimanche.

Princesse Brunette

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