Mon petit kiosque à musique….

Coucouc à vous mes petits canards laqués!
Comme il y a tout un tas de très chics CD qui sont sortis ces derniers temps, je voulais vous en toucher un petit mot. Je promets d’être concise!

Tout d’abord, le très bon Emilie Simon intitulé « The Big Machine », que l’Homme m’a offert pour mon nanni il y a un mois.
J’étais déjà franchement fan de la demoiselle avec ses précédents opus (on passera quand même sous silence « La Marche de l’Empreur » auquel je n’ai pas du tout croché). Voilà que ce dernier jet est une toute nouvelle expérience sonore ma foi fort plaisante. Plus puissant vocalement, très inspiré par New York City, il prouve encore une fois la capacité d’Emilie Simon à se renouveler sans cesse tout en conservant un style qui lui est propre et qui fait son originalité. Un coup de coeur pour le morceau « Dreamland », en deuxième position sur l’album.

Deuxième bonne surprise, la sortie cet automne du très attendu (en ce qui me concerne en tout cas) second album de Renan Luce.
Renan Luce est un artiste que j’affectionne particulièrement. Ses chansons racontent toutes une histoire, tour à tour drôle, émouvante, tragique ou juste banale mais jaimais anodine. J’aime sa capacité à nous transfigurer dans d’autres improbables univers. Et puis, en plus de ses textes, j’aime sa voix et sa musique. En plus, il y a beaucoup de violons sur cet album. Je n’aime pas, j’adore.

De toutes les chanteuses de la nouvelle scène française, Rose est incontestablement ma chouchoute. D’abord parce qu’elle a livré un précédent et premier album brillant et intelligent, touchant et beau. C’est donc les mains un peu tremblantes que je me suis emparée de son second disque dans ma Fnac favorite et que je l’ai emmené chez moi. Bilan: j’ai découvert un album moins évident, peut-être plus intimiste que le premier. Très axé sur sa famille, son homme et les gens qu’elle aime. On a un peu l’impression ici que Rose est une amie qui nous invite à la maison pour nous raconter les dernières nouvelles de sa vie. Une toute petite déception mais qui a tendance à se dissiper au fur et à mesure que je parviens à m’approprier chacune de ses chansons.

Bon, on va changer de registre et ceux qui trouvent que je n’écoute que de la mélasse changereont peut-être d’avis ici.
Car oui. J’aime Rammstein et je l’assume! Que voulez-vous, c’est un reste de ma lointaine vingtaine rock n’roll.
Et puis c’est également l’Homme qui me l’a offert (à ma demande, car l’Homme n’écoute pas de la musique de sauvages, lui).
Donc, en ce qui concerne ce nouveau Rammstein et bien….. C’est du Rammstein, sans aucun doute. Pas beaucoup de surprise mais ça fonctionne toujours aussi bien. Et puis la pochette est toujours d’aussi bonne facture. Un si mauvais goût ne saurait que nous ravir à chaque fois. Ma chanson préférée? « Pussy », évidemment, dont le clip porno a déjà fait le tour de la Terre.
De la bonne grosse musique de jeunes. J’aime.

Et on terminera aujourd’hui par le plus commercial et certainement le moins intéressant mais je ne pouvais pas ne pas mentionner le nouveau Mika qui fait quand même toujours bien plaisir. Bon, à la troisième écoute, vous aurez envie de le passer par la fenêtre, mais finalement on s’en fout, vous l’aurez acheté à prix vert!

Voilà pour la bande son originale du film de ma vie en ce moment.
Gros becs pluvieux de Vienne.
Votre Princesse Brunette

Millow: la mélodie du bonheur

Coucouc à vous mes petits chats!
Je sais, vous allez être déçus, mais je ne vous parlerai toujours pas de lecture aujourd’hui. J’essaie désespérément de finir le roman (génial) que j’ai commencé il y a très longtemps et dont je lis environs dix pages par semaine. Allez…. Fin 2010, je devrais être prête à vous livrer mes impression à son sujet.
Mais bon, à défaut de lire, dans ma vie ultra remplie de femme moderne, j’écoute toujours beaucoup de musique. Car je peux le faire dans la rue, grâce à mon ipod, en allant d’un point A (la maison) à un point B (le boulot).
Donc, aujourd’hui, la chronique de votre Princesse Brunette va porter sur Millow, un artiste plutôt étonnant que j’ai découvert il y a peu.
Belge d’origine, ce jeune songwriter s’est fait déjà remarquer sur la scène internationale depuis plusieurs années avec de précédents albums qui ont été plusieurs fois primés. Mais c’est le single « Ayo Technology » qui l’a propulsé en haut des charts il y a quelques mois. Reprise de 50 Cents (contrairement à la croyance populaire qui y voit une consonnance très Red Hotienne), le titre ouvre un album éponyme lumineux et aérien.
De chansons calmes en évanescences, de souffles légers en murmures soupirés, tout dans cette oeuvre inspire la douceur et l’intimité. Les textes sont agréables et les mélodies enchanteresses.
L’album constitue un ensemble homogène qui invite au calme et à la rêverie. La suite des tites est réussie et ne déçoit pas. En ce qui me concerne, je noterais une petite préférence pour le beau et triste « Stephenie ».
Voilà. Si vous chercher une disque qui se prête à un après-midi à l’ombre d’un vieux chêne au milieu d’un grand champ herbeux, cet opus est fait pour vous.
Becs et bonne écoute.
Votre Princesse Brunette

Est-ce que Helmut Fritz vous énerve?

Salut à vous mes petites crevettes!
Aujourd’hui votre Brunette aimerait vous parler d’un CD qu’elle a acheté ce week-end et qui l’enthousiasme au plus haut point: il s’agit du très drôle « En observation » d’Helmut Fritz.
Que dire pour commencer? Helmut Fritz, troublion à l’accent teuton et nouveau venu dans le paysage musical francophone, nous livre ici une parfaite satyre sociale ayant pour credo le « Observer, c’est perturber » emprunté à Hubert Reeves.
Sur fond de musique électronique qu’aucun club parisien ne désavouerait, Helmut Fritz s’attaque au style de vie et aux petites manies de ses congénères. Et tout le monde y passe:
Dans le titre-phare de l’album, le tube que vous avez certainement entendu au moins une fois et que vous avez fredonné ensuite, intitulé « ça m’énerve », le zozo s’attaque à « toutes celles qui portent la frange à la Kate Moss, le rouge à lèvre, c’est fini maintenant c’est le gloss »et à « tous ceux qui font la queue chez Ladurée, tout ça pour des macarons….. ».
L’album compte treize titres tous plus drôles les uns que les autres, qu’il s’agisse du mythique « ça gère » (« T’as mis sur Facebook que t’es plus célibataire, t’as l’iphone 3G branché sur le mac book air…. », du déjà vécu « Tu l’as pas créé, tu le vends » où le Monsieur s’attaque aux vendeurs et vendeuses qui font de votre virée shopping un cauchemar, ou du très vrai « 7h45 » qui vous reprojettera immédiatement dans votre dernière expérience (malheureuse) avec la Poste. Pour finir, Miss France n’est elle non plus pas épargnée dans un titre éponyme.
Globalement, l’album est frais, jouissif et hilarant. Helmut Fritz n’a certes pas la prétention de bouleverser le monde de la musique mais il a la bonne idée d’apporter une petite touche personnelle fort agréable et innovante.
Et après l’avoir écouté en boucle toute une semaine, vous ferez de cet album ce que vous voudrez. Le donner à votre meilleure amie pour qu’elle en profite aussi où le jeter à la poubelle. De toute façon, vous l’avez acheté à prix vert à la Fnac.
Dans tout les cas, il y a fort à parier que vous allez encore entendre parler d’Helmut Fritz…
Becs et bonne écoute.
Princesse Brunette

Jason Mraz… et si sa voix pouvait vous tuer?

Coucouc à vous mes p’tits poulets!
Ben oui….. Comme tout arrive, après quasiment un an de silence radio, votre Brunette reprend son blog laissé en jachère…. Mais ne m’en voulez pas: j’ai, avec l’écriture, un lien ténu qui peut, parfois, se montrer d’une fragilité aussi déconcertante que totalement absurde!
Enfin, tout ça pour dire merci à tous ceux, qui, durant cette pause prolongée, ont posté des commentaires où mon fait part de leur désir de me lire à nouveau!
Pour la réouverture du blog et en cette période estivale, l’actualité musicale, littéraire et cinématographique est, ma foi, plus que foisonnante. J’ai donc dû trier un peu dans les sujets possibles à vous présenter aujourd’hui. Finalement, mon choix s’est porté sur un CD que j’écoute en boucle depuis quelques temps déjà. ça va vous paraître peut-être un peu réchauffé mais il me tenait vraiment à coeur de poster un petit billet sur cet artiste grandiose qu’est Jason Mraz.
Car c’est de lui dont il va s’agir aujourd’hui: Mister Mraz, l’Homme au Chapeau, nous a offert, avec ce « We sing, we dance, we steal things », un opus de toute beauté.
Ses ballades douces-amères, sa voix au timbre qui vous donne des frissons, ses textes accrocheurs, tout est là pour faire de cet album une réelle réussite. Et moi qui trouvais ces derniers temps que les bons disques se faisaient rares, j’ai réellement eu un coup de coeur monumental pour celui-ci.
Petit tour d’horizon de la galette: on entre tout de suite dans le vif du sujet avec le sautillant « Make it mine » qu’on écoute volontiers le matin au saut du lit entre la douche et le café. Vient ensuite le tube interplanétaire « I’m yours » dont le rythme chaloupé et le chant clair vous fera traverser la rue sur un nuage. On adoooooooooore aussi le sublime « If it kills me » qui vous atteindra comme une flèche en plein coeur…..
Le reste de la galette s’écoute le sourire au coin des lèvres et des papillons dans le ventre.
Du pur bonheur. Et pour les petits chanceux, ils existe une version collector double CD avec un opus totalement acoustique qui, loin d’être une redite est une redécouverte de l’oeuvre.
Un pur bijoux!
Becs à vous et bonne écoute!
Princesse Brunette

Carla Bruni: ses groupies lui disent merci!

Bonjour à tous!

Hé oui, je suis enfin de retour de la stratosphère dans laquelle j’étais plongée depuis presque deux mois. Et me revoilà en grande forme pour vous parler d’un petit bijou: le dernier opus de la Prima Donna des Français, j’ai nommé la très inspirée Carla Bruni (on laissera tomber le « -Sarkozy » pour l’instant…).

Donc voilà: le bébé s’appelle « Comme si de rien n’était » et se trouve être, ma foi, de fort bonne facture. Après un décevant « No Promises » qui s’était révélé être également un échec commercial cuisant, la belle à la guitare devait à ses fans un nouvel album à la mesure de son talent.

C’est donc chose faite. Car le petit dernier est un vrai régal. Porté par le brillantissime et éclairé « Tu es ma came », dédié à un certain président récemment épousé, l’album est une suite de ballades agréables et aériennes où la voix suave de l’ancien top se marie à merveille avec une guitare légère et fluide.

En ce qui me concerne, j’ai pratiquement tout aimé sur cet album. Cependant, j’ai un coup de coeur spécial pour « Ta tienne », « Salut Marin » et l’incroyablement touchant « Il vecchio e il bambino », aux accents d’Italie.

Bref, c’est beau, c’est poétique et ça parle d’amour comme on l’aime: à écouter sans modération!

On soulignera enfin une pochette magnifique, comme la dame nous y a habitués. Car après tout, on est esthète ou on ne l’est pas…

Courez donc l’acheter, surtout qu’en ces temps estivaux, les sorties enthousiasmantes sont plutôt rares…

Becs de votre Brunette!

Francis Cabrel: sa chanson a du piquant

Coucouc à vous!

Hé oui, on est déjà le 1 juin. Et il ne fait toujours pas beau (sauf si vous habitez au Zimbabwé). Toujours est-il qu’il y a du soleil dans mon petit appartement sous les toits. Et ceci, grâce au nouveau disque de Francis Cabrel, le très bien nommé « Des roses et des orties ».

Pour tout vous dire, même si j’aime beaucoup Cabrel, je ne suis pas vraiment une inconditionnelle. Et pourtant. J’ai eu un tel coup de foudre pour son dernier CD que je l’écoute en boucle sur ma chaîne hi-fi et dans les écouteurs de mon ipod.

Car « Des roses et des orties » est un petit bijou de poésie inclassable. Sans vraiment trancher avec le style des précédents albums du Monsieur, il est constamment renouveau et innovation. A tel point qu’on prend un malin plaisir à se le passer et le repasser.

Ici, il n’y a rien a jeter. Tous les titres sont des invitations au voyage. Du tube « La robe et l’échelle » à l’adaptation française de J.-J. Cale, « Madame n’aime pas » en passant par l’entraînant « Des hommes pareils  » et le triste et émouvant « Le Cygne Blanc », on enchaîne entre le magnifique et le troublant.

En définitive, je vous conseille vivement cet album flamboyant. Une pure merveille.

Becs de Princesse Brunette

Empyr: le phénix de Kyo?

Coucouc à tous!

Pour ceux qui s’en inquiéteraient, oui, je lis encore. Mais peu, je l’avoue… Par contre, je continue d’acheter compulsivement des livres. C’est une manie. Beaucoup de gens ont des manies bien pires, vous savez.

Enfin, toujours est-il que je vais bientôt vous parler de ma lecture en cours qui est drôle et fraîche pour l’été. Mais là, on va parler musique encore une fois. Ben oui. Je vous entends soupirer mais c’est comme ça.

Si d’aventure vous avez la mansuétude de m’accorder un peu d’attention le temps de la lecture de ces quelques lignes, vous risquez d’être agréablement surpris. Car le groupe dont on va traiter aujourd’hui n’a pas fini de faire parler de lui.

Le combo s’appelle Empyr, donc. C’est un espèce de Kyo mort-vivant sur le retour, mélangé à du Watcha édulcoré et à du Pleymo assagi. Et le cocktail est, ma foi, fort plaisant.

Au début, je vous l’avoue, ce fut un choc. Ayant découvert par hasard leur galette dans ma Fnac (toujours elle), je m’en suis bien vite emparée pour la ramener dans mon chez moi, la pauvre petite, abandonnée au milieu du nouveau Madonna et du terrible essai à la musique de Scarlett Johansson. Et là, en ouvrant la pochette pour y jeter un coup d’oeil, que vois-je?

« Tiens! » me dis-je. « On dirait le mec de Kyo, là, le blondinet! »

Un regard sur le nom des protagonistes me confirme que Benoît « Ben » Poher est bien de la partie, ainsi que l’autre ex-Kyo, Florian Dubos. Et bien, n’en déplaise aux mauvaises langues, ce Empyr, c’est du très bon.

D’abord parce qu’il garde ce côté mélodique qu’on aimait tant chez Kyo pour y ajouter une rage salvatrice qui donne une toute nouvelle énergie au projet. Empyr accouche donc de douze très bons titres dont le génial « New Day » va, gageons-le, lui ouvrir les portes du succès. Et ça sera bien mérité.

En plus, signalons une pochette très belle esthétiquement parlant, très propre, comme celles des albums de Kyo.

A suivre, donc. En attendant, on s’en mettra plein derrière les oreilles.

Becs et bonne écoute.

Votre Princesse Brunette

L’hommage à Daho

Youhouhou!

Salut les amis! Ces derniers temps, je me suis acheté beaucoup de CD dont, au final, peu se sont révélés à la hauteur de mes espérances. Dans la pile de ceux que j’écoute avec plaisir figure ce « Tombés pour Daho », hommage à l’Etienne du même nom.

Il s’agit là de reprises, de réapprpriations comme le dit si bien le Monsieur, d’une quinzaine de mélopées pop qui ont marqué ses grandes années dans la chanson française. De « Tombé pour la France », réexploré par Doriand, à « La baie », chanté par Dominique Dalcan, on passe par de très bon moments, notamment avec cette « Epaule Tatto », reprise par Olivier Libaux et JP Nataf ou encore l’interprétation de « Bleu comme toi » de Jean-François Coen. On notera aussi la présence sur cette jolie compil du talentueux Daniel Darc, de l’aérienne Coralie Clément et du désormais omniprésent Benjamin Biolay, sans qui, visiblement, aucune compil ne se fait en France…

Les quelques dix-sept artistes présents sur cet album ont su reprendre avec, pour chacun, une touche personnelle, ces pop-songs qui nous ont accompagné durant les deux dernières décennies. Le résultat est plutôt plaisant et réussi.

Je vous conseille donc cet album qui saura vous rappeler quelques bon souvenirs…

Mille becs de votre Brunette

Le monde de Camille

Salut à vous mes p’tits chats!

Avec le retour des beaux jours (youpie!), je vais moins au ciné et je lis moins (bien que je continue à me ruiner en achetant des livres, ne cherchez pas, c’est tout moi!). Mais en revanche, je me suis replongée dans l’écriture de mon roman et donc j’écoute beaucoup de musique, car c’est un catalyseur pour mon imagination pas toujours débordante…

Donc voilà, aujourd’hui, je vais vous parler du dernier bijou de la talentueuse Camille, « Music Hole ».

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Camille, c’est une chanteuse française totalement atypique dont la musique s’inscrit dans un genre qui oscille entre musique ethnique, R&B, human beat box, gospel ou alors, dans un domaine plus lyrique, entre mélodies aériennes et chansons légères et entêtantes.

Après ses trois premiers opus, le tout doux « Le sac des filles », l’album de la consécration, « Le fil » et le « Live au Trianon », Camille nous livre ce « Music Hole » d’excellente facture où, tout en restant dans un style qui lui est propre, elle se réinvente à chaque fois.

On y passe du « Gospel with no Lord » très rythmique à ce « Home is where it hurts » plus étheré mais dont la mixité des techniques musicales est très surprenante et réussie. Le sublime « Kfir » penchant entre ces deux styles qui déterminent l’album est également très agréable à l’écoute. « The Monk », quant à lui, nous emmène planer dans les hauteurs.

Je ne vous détaillerai cependant pas tous les titres de cet excellent opus. SAchez cependant que « Music Hole » est un très beau disque gai et jouissif pour accompager les premiers coups de soleil et les premières glaces à l’eau.

Un régal.

Bec de votre Brunette

Saez: la redécouverte

Salut à vous!

Aujourd’hui, un papier qui va me faire particulièrement plaisir. Parce que, de Saez, je suis une fan absolue, et ce depuis son premier album « Jours étranges » jusqu’à cet incroyable « Debbie » qui reste à ce jour, selon moi, son meilleur album.

Car Damien Saez est un être à part. Un créateur étrange de mélopées noires et inspirées, engagées et torturées. Mais aussi et surtout, un poète qui n’a rien à envier aux plus grands de cette discipline. Avec lui, le noir est une couleur qui se décline de mille façons différentes. Et c’est ce qu’il nous prouve une fois encore avec ce triple album acoustique intitulé « Varsovie-L’Alhambra-Paris » (ou l’album simple « Paris » pour les plus timides qui ne sont pas encore convaincus du génie de cet artiste étonnant).

Un triple album donc. Très attendu par les fans, cela va sans dire, il tient toutes ses promesses. Ce qui est fascinant avec Saez, c’est son côté pluriel. A chaque album, je le redécouvre un peu. Et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Des textes qui touchent au sublime, des instrumentations épurées, on pourrait croire que Damien a (enfin!) trouvé la paix de l’âme. Il n’en est rien! Plus torturé que jamais, il nous livre ces vingt-neuf titres comme on se met à nu. Sans arifice et très épuré, ce triple album est une merveille d’émotion vive, un bijou de lyrisme, une perle de douleur contenue.

Et les textes sont pour beaucoup dans la magie Saez. Ces textes mordants, durs, terribles mais dont les mots sont doux et suaves comme l’hydromel. Ces paroles sensuelles et pleines de volupté parfois, lorsqu’elles ne sont pas déchirées par le tourment et habitées par la mort. Mais cette mort-là a un goût doucereux plus qu’amer. Que ceux qui n’apprécieront pas particulièrement musicalement s’arrêtent donc un instant sur ces paroles.

En bref, ce triple album de Damien Saez est comme une évidence. Il est comme l’air que l’on respire: essentiel. Et tant pis s’il nous laisse un certain vague à l’âme après l’écoute. Car celui-ci est salvateur.

Courez donc vous en procurer un exemplaire!

Bec et bonne écoute.

Votre Brunette

PS1: Allie arrête son blog. Je ne saurai vous conseiller, si ce n’est déjà fait, d’aller y faire un tour car son contenu est aussi riche qu’étonnant et constitue un travail formidable. Merci Allie pour tous ces livres que tu nous a fait découvrir au long de ces cinq années riches de ces centaines de lectures.

PS2: Je vous ai parlé récemment du film « Sexy Danse 2 ». Pour ceux qui aiment la danse de rue, jetez donc un coup d’oeil sur la très belle bande-son du film qui contient beaucoup de classiques du genre, de Missy Elliott à Flo Rida.