Guillaume Canet: Coben à l’honneur

Je vous avait parlé, dans ma toute première chronique, du livre de Harlan Coben, « Ne le dis à personne ».

Et bien je vais remettre la compresse avec le DVD, qui est sorti il y a quelques temps, de l’adaptation cinématographique brillament réussie par Guillaume Canet.

Tout d’abord, un petit rappel de l’histoire:

Alex, pédiatre peu conventionnel, ne s’est jamais remis de la mort de sa femme Margot, tuée il y a huit ans par un tueur en série. Or, au jour du huitième anniversaire de sa mort, il reçoit un e-mail la montrant vivante au milieu d’une foule. Commence alors un parcours du combattant à la recherche de la vérité qui se révèle rapidement aussi improbable que dangereuse.

Bon, déjà, j’avais adoré le livre. Et, comme chacun sait, on est toujours très critique lorsqu’on voit un film adapté d’un ouvrage qu’on a aimé. Et bien, en l’occurence, il faut admettre que Guillaume Canet a été très fidèle à l’oeuvre du maître Coben. Ce qui n’était pas évident, vu la complexité de l’intrigue.

De plus, on notera que le film est servi par un très bon casting: François Cluzet, Kristin Scott-Thomas, Marie-Josée Croze, Jean Rochefort, André Dussolier, François Berléant et Nathalie Baye, pour ne citer qu’eux.

Du coup, les 2h06 que durent le film passent d’une traite. On notera que les quelques libertés que Canet a prises avec l’histoire originale la rendent presque plus crédible. Le rythme est soutenu, le ton est incisif. Une réussite, donc. On ne peut que saluer cette adaptation brillante.

Ruez-vous sur ce DVD et… parlez-en à tout le monde!

Bon film.

Becs de Princesse Brunette

Pour un Scoop avec toi…

Aujourd’hui, les p’tits loups, je vais vous parler du dernier film de Woody Allen, « Scoop, » qui est sorti il y a peu en dvd.

L’histoire se passe à Londres. Après la mort d’un grand reporter, une jeune journaliste du nom de Sondra Pransky se voit révéler par celui-ci, lors d’un spectacle de magie, un scoop fabuleux: le célèbre « tueur au tarot » que la police recherche depuis longtemps ne serait autre que le séduisant aristocrate Peter Lyman. Aidée par le magicien Splendini, Sondra décide de se lancer sur les traces du tueur en approchant Peter Lyman… d’un peu trop près même, car elle ne va pas tarder à se laisser séduire par celui-ci. Par chance, Sydney Watermann, alias Splendini, veille…

Bon, par quoi commencer? Mis à part la très bonne prestation d’une Scarlett Johansson (Sondra) décidemment très douée, on s’ennuie un peu. L’intrigue ne tient pas debout, les personnages sont peu crédibles et le dénouement sans surprise. J’ai trouvé l’humour de ce film peu élaboré et sans substance.

Dans les points positifs, on notera la prestation attachante d’un Woody Allen fidèle à lui-même en Monsieur Catastrophe (dans le film, il campe Sydney). J’ai aussi aimé le charme désuet des décors et le fait que l’intrigue ait lieu à Londres.

Ceci mis à part, je vous déconseille de gaspiller 1h30 pour voir ce film: c’est l’été et les jours de beau temps sont comptés… Cet hiver peut-être?

Profitez bien du soleil.

Becs de votre Brunette

Les démons de Johannes Vermeer

« La Jeune Fille à la Perle » est un chef-d’oeuvre. De la peinture hollandaise du XVIIème siècle, oui, mais aussi du cinéma du XXIème. Et c’est du second (principalement) bien qu’aussi un peu du premier (par nécessité) que je vais vous parler aujourd’hui.

Mais revenons en arrière. XVIIème siècle, donc. Johannes Vermeer, peintre de génie, a de plus en plus de peine à trouver des sources d’inspiration. En difficulté financière, harcelé par ses mécènes, déconsidéré par sa famille qui lui fait remarquer qu’il est de moins en moins productif, il se trouve un peu dans une impasse créatrice. Cette période coincide avec l’arrivée, dans la maison Vermeer, d’une nouvelle bonne, la douce et pure Griet. La rencontre entre le peintre, qui vit reclus et sort peu de son atelier, et la jeune fille, va entraîner une série de bouleversements au sein de la famille Vermeer et dans l’oeuvre du Maître. Griet va devenir, bien malgré elle, la Jeune Fille à la Perle, toile dont la beauté va déchaîner toutes les passions, y compris les plus destructrices.

Tiré du best-seller de Tracy Chevalier, le film est un chef-d’oeuvre visuel. Griet, incarnée par la sublime Scarlett Johansson, y est le sosie de sa grande soeur sur toile. La ressemblance est extrêmement troublante et la pureté du visage de la jeune bonne, capturé aussi bien par le peintre que par la caméra de Peter Webber est saisissante.

L’histoire, quant à elle, ne s’essouffle pas et on est captivé par la sensualité de cette relation interdite entre le peintre et la jeune fille. Les images, les décors, les costumes sont un enchantement constant pour l’oeil du spectateur.

Notons aussi que le Maître y est incarné par le talentueux Colin Firth, très convaincant dans son rôle.

Le film est sorti dans les salles en 2002 et dure 1H40 que, faites-moi confiance, vous ne verrez pas passer.

Du grand art.

Bon film. Bec de Princesse Brunette

Et si survivre m’était conté…

Aujourd’hui, les p’tits loups, je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a quelques temps déjà mais qui m’a beaucoup marquée. Il s’agit de « Je vais bien, ne t’en fais pas » de Philippe Lioret, un drame lumineux sorti en salles en 2006 et édité il y a à peu près six mois en dvd.

L’histoire débute ainsi: Lili, jeune femme douce et fragile, rentre chez elle après un séjour en Espagne et apprend, à sa grande surprise, que son frère jumeau, Loïc, a quitté la maison familiale suite à une violente dispute avec son père. La surprise fait peu à peu place à l’inquiétude puis à l’angoisse quand l’absence du jeune homme se prolonge. Lili sombre alors dans un profond désespoir jusqu’au jour où un événement inattendu la pousse à partit à la recherche de son frère. Ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement…

Voilà. Je ne vous dévoilerai pas plus la trame de ce film. Mais je peux vous dire d’ores et déjà qu’il est celui qui m’a le plus enthousiasmée depuis bien longtemps. L’intrigue vous prend rapidement aux tripes et le jeu des acteurs (incroyable Kad Merad dans le rôle du père et très convaincante Mélanie Laurent dans celui de Lili) est brillant. A noter aussi la performance d’un Julien Boisselier très touchant.

En plus du jeu subtil des acteurs, on tient là un scénario dense et bien ficelé qui fait que les 1h40 que dure ce film passent sans qu’on s’en rende compte, pris que l’on est dans un flot d’émotions qui passe du sourire aux larmes, de la tendresse au dépit, de la compassion à l’incompréhension.

Pour finir, ce film est un bel hommage à l’amour sous toutes ses formes. L’amour dans le cadre de la famille, l’amour que l’on se porte entre amis et l’Amour avec un grand A. Cet amour qui se manifeste parfois par des chemins détournés et improbables, mais qui est toujours celui qui nous maintient en vie.

A ne louper sous aucun prétexte. Mais munissez-vous de votre plus belle boîte de cleenex. Celle en tissu et patchwork que vous a offerte Tante Alice pour votre anniversaire il y a trois ans et que vous n’avez pas eu le courage de bazarder…

Bec et bon film.

Votre Brunette

Dr House: Les Experts à l’hôpital?

Il est cynique, mal élevé et politiquement incorrect. Et pourtant le Dr House est une sommité dans son domaine. Aidé d’une équipe de choc, il est amené à plancher sur les cas médicaux les plus étranges et les plus improbables. Ne faisant aucun cas ni de l’impatience de ses supérieurs ni de l’incompréhension de son équipe, il se révèle pourtant un génial diagnosticien. Mysanthrope confirmé, il ne rencontre que rarement ses patients et quand c’est le cas, c’est que ça va mal, très mal….

Pourtant, cette série déchaîne les passions sur la Fox aux Etats-Unis. Construite à la manière d’une enquête policière, chaque épisode  rappelle plus « Les Experts » que « Urgences » ou « Grey’s Anatomy ». Car ici, M’sieur-Dame, ne vous y trompez pas, on traite une pathologie et non un patient et plus celui-ci semble près de passer l’arme à gauche, plus on aime. Les actes invasifs, les traitements lourds et risqués, le Dr House adore ça. A tel point que, parfois, on peine à le suivre dans ses élucubrations où il semble se perdre en conjecture….

Et voici bien le seul bémol à cette série: pour les téléspectateurs hors milieu médical, les nombreux brainstormings de House et son équipe doivent être un vrai charabia. Cependant, la série se rattrappe bien grâce à son humour grinçant (la consultation « forcée » où House voit ses « petits cas » est hilarante) et les personnages ne manquent pas de profondeur..

Série médicale totalement novatrice par son approche, « Dr House » réussit son objectif principal: nous garder scotchés au petit écran pendant les quarante-cinq minutes que dure chaque épisode. Est-il réélement nécessaire de prétendre à plus?

Bonne nouvelle: la saison 1 vient de sortir en DVD. Prenez votre comprimé de Temesta et allez vous installer sur votre canapé, on s’occupe de vous.

Bec de Princesse Brunette

Comme une odeur de Grenouille

Aujourd’hui, les p’tits loups, pour coller à l’actu DVD, je vais vous parler d’un film tiré d’un livre que j’ai adoré et que vous ne pourrez pas ignorer plus longtemps. Peut-être l’avez-vous déjà vu (ou lu): il s’agit du « Parfum » de Patrick Süskind, porté à l’écran avec talent par Tom Tykwer.

Pour ceux qui n’ont encore ni lu le livre, ni vu le film, je vous conseille vivement de commencer par les écrits car, même si l’adaptation cinématographique est fort réussie, elle ne retrace cependant pas l’humour et la gouaille de l’auteur.

Car Patrick Süskind est un écrivain fabuleux, drôle et attachant à la fois, qui réussit à nous dépeindre ses héros de façon à la fois sévère avec eux-même tout en nous les rendant sympathiques.

C’est ce qui va arriver avec Jean-Baptiste Grenouille qui naquit en France en 1744. Enfant brimé, génial et revenchard, il possède un don hors du commun: son nez. « Un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers car qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est donc pour survivre autant que pour se venger que Jean-Baptiste, maître des odeurs, se met en quête de l’essence ultime, la parfaite, la sublime, celle qui lui permettra d’asservir le monde. Il ira jusqu’à tuer pour y parvenir.

C’est cette histoire, drôle, émouvante aussi, dure parfois, que nous compte « Le Parfum » . Qualifiée par d’aucuns de chef d’oeuvre, elle réussit le prodige de nous faire sentir les odeurs de toute chose au fil des pages.

Le film, quant à lui, respecte très bien l’esprit du livre, bien que les puristes y remarqueront les quelques modifications (inévitables) apportées au sénario. Visuellement très abouti, ce « Parfum » réussit le tour de force de nous enchanter et de nous faire oublier que le challenge de l’adaptation cinématographique était très difficile à relever.

Voilà pour aujourd’hui. Prenez soin de vous.

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