Un tramway nommé périr…

Je vous avais parlé précédemment du métro de Vienne, le U-Bahn, que, vous l’aurez compris, j’affectionne particulièrement. Or, si, dans la ville de Sissi le métro est une vraie merveille, il n’en va pas de même du tramway, le Strassenbahn.
Bon, à sa décharge, on pourrait avancer que le tram viennois va partout. Où que vous soyez en ville, il y a un tram qui passe par là. Et puis qu’il y en a souvent. Le temps d’attente maximum pour un tram est souvent d’une dizaine de minutes. Oui. Bon. Mais vous ne pouvez plus l’ignorer: le tram est est au transports publiques viennois ce que le côté obscur est à la Force.
Tout d’abord parce qu’il fait tous les arrêts pipi. Entre les feux rouges et les nombreux arrêts qui jalonnent votre itinéraire, vous avancez au pas.
Ensuite parce que l’hiver (hé oui! c’est d’actualité!) il y fait un froid de canard car les rames sont à peines chauffées et que les portes s’ouvrent tout le temps. C’est ainsi que le Viennois averti (comme l’Homme, par exemple), sait repérer au premier coup d’oeil les sièges sous lesquels se trouvent les vétustes chauffages de la rame et s’y rue à peine les portes s’ouvrent-elles, tel Winnie l’Ourson sur un pot de miel.
En résumé, je prends, pour aller à mes cours intensifs d’allemand, tous les jours le tram 38 en direction de Grinzing et j’en ai assez, oui Madame, oui Monsieur, de me geler les miches pendant trente minutes.
Mais, oh bonheur!, en rentrant le soir, je finis par rejoindre mon cher métro tout chaud à Schottentor pour les deux stations qui me séparent de la maison. Alors? Elle est pas belle, la vie?

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