Y avait le 10% chez Billa….

 

Figurez-vous que, samedi dernier, à la veille d’Halloween, il y avait le 10% sur toutes les marchandises des supermarchés autrichiens Billa. Et Billa, en Autriche, c’est une des plus grandes chaînes de supermarchés. Dans la gamme « bas coût, qualité acceptable ». La Migros autrichienne, quoi (pour les Suisses!).
Dans un récent souci de diminuer les coûts de notre ménage liés à l’alimentation, je me suis dit que j’allais en profiter.
Comme j’ai bien pensé que plein d’autres gens auraient la même envie que moi, je me suis dit que j’allais y aller vers 15 heures, en milieu d’après-midi, pour éviter la foule. J’ai donc débarqué chez Billa la bouche en coeur à l’heure dite. Première erreur!
Là, j’ai pu constater, avec dépit, que le rayon viande fraîche avait été dévasté. Rien. Pas le plus petit abatis, la moindre aile de volaille n’avait survécu au passage de ce qui semblait avoir été un ouragan. Adieu veaux, vaches, cochons, couvée et surtout mes projets de faire du poulet sauce satay à l’Homme ce soir-là.
Atterrée, je me dirige vers le rayon boulangerie. Il n’y a que du pain de mie pour toasts. Interdite, je m’approche d’une employée, reconnaissable entre mille grâce à son magnifique pull aux couleurs de la marque. J’essaie d’attirer son attention, mais elle m’ignore, continuant de ranger des boîtes de tomates pelées dans le rayon voisin.
« Excusez-moi, Entschludigung! dis-je dans mon meilleur allemand. Où est le pain?
-Yapud’pin!
-Pardon?
-Ben ouais: yapud’pin!
-Comment ça. il n’y a plus de pain? bredouillai-je. Vous n’en avez plus?
– Ben non!
-Pourquoi?
-Parce que les gens l’ont acheté, pardi! fait la dame, visiblement désireuse de se débarrasser de la demeurée mentale qui s’adresse à elle.
-Ah….. Donc…. Yapud’pin….
-Ben non! »
Nouveau coup dur. Le moral en prend un sacré coup et l’optimisme du départ aussi. C’est à ce moment là que, hagarde, j’assiste à une scène édifiante:
Un couple d’hommes, non loin de moi, arrête son caddie proche d’un étal qui annonce « Donuts en action ». Devant eux, se trouvent des donuts à la vanille, emballés par quatre, sur le présentoir. Un des deux hommes s’empare d’un paquet, le soupèse, hésite.
« On en prend? demande-t-il à son compagnon.
-Oui! répond l’autre.
-Deux paquets? demande Numéro 1 qui, joignant le geste à la parole, dépose lesdits paquets dans le caddie.
– Trois! » répond Numéro 2.
C’est ainsi que, ces deux hommes au demeurant somme toute athlétique sont devenus acquéreurs de pas moins de douze donuts. Et pas du petit donut tout rikiki qui crie pitié. Non, du bon gros donut qui vomit sa crème vanille par les côtés.
Stupéfiant.
Ne pouvant en supporter plus, je me dirige vers la caisse. Le caissier, un jeune déjà usé, me tend mon ticket de caisse. J’y jette un oeil et je constate que, grâce au 10%, j’ai économisé… 3 euros 45. Ha ben bon! On r’viendra aux 10% chez Billa.

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