Ron l’Infirmier: l’urgence d’écrire

Au commencement du début étaient les soins infirmiers. Vous connaissiez les histoires des médecins de Grey’s Anatomy, Urgences ou, pire (!) La Clinique de la Forêt Noire. Alors là, je vous le dis tout net, ça va être moins glamour. Quoique…. On y perd en love affairs mais on y gagne en authenticité, en ça-vous-prend-aux-tripes, en morbide parfois, en lueur d’espoir toujours.

Car Ron, infirmier de son état, en a quelques unes, des histoires, à nous raconter. Comme ça, simplement, comme il les a vécues dans sa pratique professionnelle. Un jour, il commence à nous les livrer sur son blog. Oh, juste comme ça, un peu pour exorciser tout ça, probablement. Il nous conte des petites tranches de vie, des anecdotes, des drôles, des effrayantes, des grotesques, des incroyables.

Et voilà qu’en peu de temps, le bouche-à-oreille faisant son petit bonhomme de chemin, Ron devient une star du net. Un éditeur le remarque et lui propose de fermer son blog et de coucher toutes ses précieuses nouvelles sur papier dans un livre qui s’intitulera, du nom de l’une d’entre elles, « La chambre d’Albert Camus ».

« La chambre d’Albert Camus » est un pur bijou d’humanisme. On vit avec l’auteur chacune de ces brèves en passant par des sentiments aussi divers que l’horreur (« Sous le scalpel »), la tristesse (« Lucie, partie avant l’heure »), la pitié (« Les Monstres », « La chute de l’ange »), la peur (« Plongée en Enfer »), l’absurde (« Dans quel état j’ère ») mais aussi l’humour (« Rencontre du troisième type »), l’espoir (« A la Messe »)et la foi en la vie (toutes).

Car Ron croit en ce qu’il fait. Si ça n’était pas un peu désuet, je dirait qu’il « a la vocation », comme on l’entend souvent dire pour ce métier. Sa vocation en tout cas. Il s’investit pour chacun de ses patients, se comporte en professionnel adéquat face à des situations souvent insolites. Lorsque j’étais moi-même à l’école d’infirmières, on riait en entendant les termes « congruence et empathie ». Pourtant tout est là. Ron est congruent et empathique. Souvent, il sa pratique dépasse le cadre de sa profession. Il aide, il soulage, il console. Un professionnel comme on aime à en croiser. Pourtant Ron nous dépeint ses expériences avec des mots qui parfois peuvent surprendre et peut-être heurter ceux qui ont une vision édulcorée du métier d’infirmier. Mais ceux qui partagent sa pratique reconnnaîtrons là la justesse du ton.

Vous voulez une bonne nouvelle? Ron a rouvert son blog. A ne pas rater.

                                                               Becs de Princesse Brunette

1 réflexion sur « Ron l’Infirmier: l’urgence d’écrire »

  1. Salut princesse brunette!!

    Voilà je pose pour la première fois un commentaire sur un blog.. Fallait que ça soit le tien ma biche! Bref je dis prim’s pour être sur la liste des personnes à qui tu vas prêter le livre, si je l’ai pas déjà acheté entre-temps… ça donne plus qu’envie en lisant ta prose- fort bien écrite d’ailleurs..-, comme un sentiment d’urgence à lire les mots de quelqu’un qui ‘sait’: les douleurs, les stress, les déchirures intimes, la difficulté à ne pas toujours faire face quoi qu’on en dise… Comme une forme de reconnaissance… Me réjouis! Bisoux

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