Saez: J’accuse

Il est des artistes auxquels ont fait confiance les yeux fermés et qui pourraient nous emmener dans les lieux les plus improbables des contrées musicales, dans les bouges des ports de la chanson. Saez est pour moi de ceux-là. Je pense que son art confine au génie. Ses chansons me bouleversent et me traversent. Parce que ses textes et ses musiques me touchent, me saisissent, me laissent exsangue. Certains de ses titres sont, selon moi, parmi les plus beaux qui existent. Pourtant, sa musique est noire. Et rouge aussi. Pourtant, je suis plus bobo que révoltée. Mais son talent est universel et lorsqu’il tire, il fait mouche.
La preuve en est ce nouvel album: « J’accuse ». Décrié à cause de sa pochette mettant en scène une femme nue dans un caddie de grande surface, il a été interdit d’affichage dans beaucoup de lieux publics français. Et cela n’empêche pas Damien Saez de jouer à guichet fermés dans tout l’Hexagone cet été.
Parce que le talent ne connaît point la censure et que le Monsieur a, depuis longtemps, trouvé son public. Public qui lui est fidèle à la vie à la mort, semble-t-il. Car Saez, c’est cela: jusqu’au bout. Partout.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’artiste, il m’apparaît urgent de jeter une oreille attentive sur ce « J’accuse » qui, une fois de plus, confirme l’état de grâce dans lequel nous plonge sa musique. Pour les autres, et bien vous ne serez pas déçus. Il semble que cet homme-là ne puisse engendrer que la beauté et la force.
De l’érotisme pur du titre « Cigarette » à l’émotion brute des « Les cours de lycées » en passant par le troublant « Les Printemps », l’album s’écoute avec délectation.
Et pour mes amis suisses, Saez sera à Paléo Festival cet été! A ne manquer sous aucun prétexte!

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